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Syndicat National des Journalistes
Communiqué
Le Sydicat national des journalistes
a appris, surpris, le verdict inique et pour le moins désarmant
prononcé par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger,
à l’encontre de nos confrères Salima Tlemçani
et Omar Belhouchet, respectivement journaliste et Directeur de la
publication du quotidien El Watan. Le tort de nos confrères
est d’avoir dénoncé, dans une enquête rigoureusement
étayée, des pratiques “médicinales” appartenant
à un autre âge. Condamner un journaliste à une
peine d’emprisonnement pour avoir accompli un travail de salubrité
publique en dénonçant des charlatans, voilà
une pratique tout simplement indigne d’un Etat de droit. Il ne s’agit
là, en fait, que d’une volonté de pousuivre une campagne
punitive contre une presse insoumise et tenant plus que tout à
à
sa liberté de ton. Ce genre de représailles que le
pouvoir ressort par à-coups, sont hélas appelées
à durer ; en tout cas tant que demeure ces articles du code
pénal prévoyant l’emprisonnement pour délit
de presse.Le Syndicat qui assure nos confrères d’El Watan
de son soutien indéfectible appelle à la reconsidération
de ce verdict qui n’honore nullement la Justice algérienne
et rappelle aux autorités leurs engagements répétitifs
“qu’aucun journaliste ne sera mis en prison pour ses écrits”.
Une coquetterie tout juste destinée pour la consommation
externe apparemment.
P/le Syndicat
national des journalistes
Le secrétaire
général
Kamel Amarni
mercredi 24 décembre
2008 |