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Spécial Juin 2004 - Juin 2005

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Liberté de la presse en Algérie


 Notre solidarité agissante avec Mohamed Benchicou

Journée de solidarité avec la presse algérienne

Actions d'envergure à partir de la capitale europpéenne

Le Residence-Palace (quartier des institutions européennes) a célébré, hier, le 1er anniversaire de l’emprisonnement de Mohamed Benchicou. Pour marquer leur solidarité agissante envers le directeur du Matin et envers l’ensemble de la presse algérienne, la Fédération internationale des journalistes et Journalistes at your service (réseau mondial de soutien aux médias) n’ont rien laissé au hasard.

Large campagne d’information et de sensibilisation, placardage des murs du quartier européen par une multitude d’affiches et d’affichettes aux portraits de Mohamed Benchicou, distribution de tracts relevant les “atteintes aux libertés en Algérie”. A 11h00, avec quelque retard sur l’horaire prévu, les organisateurs de la manifestation ont convié l’ensemble des présents à une conférence-débat. Bertrand Ginet (responsable des projets en Méditerranée), Nadir Benseba (coordinateur du centre de la FIJ d’Alger) Hélène Flautre, députée, présidente de la Commission des droits de l’homme en Parlement européen, et le correspondant du Soir d’Algérie à Bruxelles étaient les animateurs de la conférence. Bertrand Ginet, modérateur de la séance, débutera son intervention en rappelant les “innombrables atteintes à la liberté de la presse en Algérie” et “le suivi permanent et régulier des dérives du pouvoir algérien par la FIJ”. “Nous sommes totalement solidaires du combat que mènent les journalistes et médias algériens pour le libre exercice de la profession”, estimera-t-il, ensuite. Pour Hélène Flautre, “notre vigilance et notre volonté pour que les libertés soient respectées en Algérie n’ont jamais été aussi fortes”. Hélène Flautre racontera, ensuite, à l’assistance que Ahmed Ouyahia, actuel chef du gouvernement mais au “moment de ma visite en Algérie il était ministre de la Justice”, lui avait déclaré, entre autres, que “l’avenir dira que le code pénal que nous venons d’adopter n’est pas liberticide”, et que, lui Ahmed Ouyahia, “ne mettra aucun journaliste en prison pour ne pas offrir à la profession son héros”. La suite, tout le monde la connaît : jamais, la presse algérienne n’a été aussi maltraitée et aussi brimée que sous l’empire de la législation “Ouyahia”. Plusieurs journalistes, déjà emprisonnés, d’autres en voie de l’être et une situation d’extrême précarité vécue par l’ensemble des médias, notamment ceux parmi ces derniers qui ne sont pas “politiquement corrects” ou qui se montreraient “indociles”. Ces journaux et ces journalistes “le paieront” comme l’a annoncé un membre influent de l’équipe présidentielle. Mme Flautre révélera que si le Parlement européen a adopté une résolution (8 juin dernier), sans aucune “ambiguïté” ni aucune “tergiversation” par rapport à ce qui se passe en Algérie, c’est que l’Union européenne ne compte pas abandonner son “attitude vigilante” et “ferme” par rapport à l’Algérie. Lors des prochaines réunions d’évaluation sur l’avancée de l’accord d’association paraphé et signé par l’Algérie, nous demanderons au “Conseil” et “à la Commission” d’aborder ces sujets avec leurs interlocuteurs algériens. Nadir Benseba prendra la parole pour dire : “Je suis là pour vous livrer des nouvelles du pays.” “Je dois, hélas, relever, estimera-t-il, que malheureusement elles ne sont pas bonnes pour les journalistes algériens”. “Le pouvoir, martèlera- t-il, ensuite, monopolise la télévision, les radios et les titres de la presse publique pour les réduire à de vulgaires instruments de propagande”. “Ce n’est pas par hasard, ajoutera Nadir Benseba, ni un acte spontané, que la presse qui, hier, a résisté contre le terrorisme, est devenue, aujourd’hui, la cible du pouvoir exécutif”. “Un gouvernement qui emprisonne des journalistes pour des délits de presse ne doit pas s’en cacher”, terminera-t-il son intervention. A la fin du rassemblement, des messages de l’épouse et de l’oncle de Mohamed Benchicou ont été lus. Alors que Bertrand Ginet a fait part d’une “action d’envergure” qu’engagera la puissante Fédération incessamment, les 160 syndicats affiliés et répartis à travers le monde entier sont chargés d’interpeller par écrit et par des rassemblements devant les représentations diplomatiques les autorités algériennes.

Bruxelles,

Azziouz MOKHTARI

 

 © Le Soir d'Algérie du 15 juin 2005

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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