La
Fédération internationale
des journalistes (FIJ), Journaliste at your
service (Jays) un réseau mondial
de défense des droits des médias
et de la liberté de la presse, et
le comité belge de soutien à
Mohamed Benchicou organisent, aujourd’hui,
à partir de 10h30 un grand rassemblement
“d’actions” et de “solidarité” en
faveur des journalistes algériens
au Residence-Palace (centre de Bruxelles).
Le choix du 14 juin pour la mise sur pied
d’une telle manifestation n’est pas fortuit.
C’est,
hélas, le triste premier anniversaire
de l’emprisonnement du directeur du Matin,
journaliste et l’auteur du livre à
succès Bouteflika, une imposture
algérienne. L’appel invitant à
une large mobilisation rappelle en caractères
gras et en préambule “une succession
de procès politiques contre les journalistes
en Algérie continue d’avoir lieu
tandis que les Etats démocratiques
se bornent à suivre une politique
de diplomatie tranquille et silencieuse”.
“Il est urgent, y est-il mentionné
que les voix de la démocratie s’unissent
pour confronter ces violations systématiques
des droits civils”. Les organisateurs de
cette action d’envergure se déclarent
satisfaits de la “dernière résolution
votée par le Parlement européen
le mercredi 8 juin 2005”. Pour rappel, les
eurodéputés avaient, la semaine
dernière, “pris acte des nombreuses
procédures judiciaires actuellement
en cours à l’encontre des quotidiens
Le Matin, Liberté, Le Soir d’Algérie,
El Khabar et El Watan”. Les “europarlementaires,
relèvent la FIJ et Jays, en rejoignant
nos inquiétudes se sont montrés
particulièrement préoccupés
en ce qui concerne la liberté de
la presse depuis la réforme du code
pénal adoptée en 2001”. “Notamment,
ajoutent-ils, par les dispositions prévoyant
de fortes amendes et des peines de prison
pour diffamation”. Le texte rendu public
reprend la longue liste des journalistes
et éditeurs déjà “embastillés”,
ceux en bonne voie de l’être et, enfin,
toutes celles et ceux qui subissent les
foudres de guerre du système algérien
: Farid Alilat, Fouad Boughanem, Hakim Laâlam,
Ali Djerri, Abla Cherif, Hassane Zerrouky,
Youcef Rezzoug, Yasmine Ferroukhi, Hafnaoui
Ghoul, Omar Belhouchet. Sur les genèses
des affaires dites de Benaoum, ex-directeur
de Erraï et Détective, et de
Mohamed Benchicou, tous les deux, actuellement,
en prison, la Fédération internationale
des journalistes et Jays battent, en brèche,
les “arguments” des autorités algériennes
voulant, coûte que coûte, faire
accréditer la thèse selon
laquelle Benaoum et Benchicou ne sont pas
privés de leur liberté du
fait de leurs écrits mais parce qu’ils
auraient eu des pratiques contraires à
la réglementation. C’est, selon la
puissante Fédération internationale
des journalistes (plus de 500 000 affiliés)
le pouvoir algérien qui est sommé
“de mettre fin aux pratiques contraires
au respect des libertés et des droits
fondamentaux”. Pour l’organisation et l’animation
du meeting, un panel représentatif
dirigera les débats. Bertrand Ginet
(FIJ - responsable des projets en Méditerranée),
Nadir Benseba (coordinateur du centre d’Alger),
Hélène Flautre (députée
européenne), Aziouz Mokhtari ( Soir
d’Algérie - Bruxelles), F. Maoudj
( El Khabar - coordinatrice du comité
belge de soutien à M. Benchicou).
Bruxelles,
Azziouz
MOKHTARI |
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