Pour
outrage au président de la République,
le tribunal de Sidi M’hamed a condamné
hier Kamel Amarni, journaliste au Soir d’Algérie,
à six mois de prison ferme et 250
mille dinars d’amende. Fouad Boughanem,
directeur de cette publication condamnée
à payer une amende de 2 millions
500 de dinars, a écopé lui
de 2 mois de prison ferme et d’une amende
de 250 mille dinars. Le procureur de la
République avait requis 12 mois de
prison ferme pour les deux journalistes,
lors du procès qui s’était
déroulé le 31 mai dernier.
Le
ministère public a poursuivi le journaliste
et le directeur du Soir d’Algérie
pour un article publié en décembre
2003 et intitulé «Coup d’Etat».
Papier écrit en période de
précampagne électorale et
qui relate des faits liés à
un candidat aux élections d’avril
2004 et non au chef de l’Etat. Un contexte
que le tribunal ignorera. Le tribunal d’Alger,
qui, comme chaque mardi, se penche sur les
affaires de délits de presse a, lors
de son audience d’hier, prononcé
l’irrecevabilité de la plainte pour
diffamation déposée par le
Haut Conseil islamique. Hadj Bouamrane,
président du HCI, avait jugé
diffamatoire le compte rendu du forum de
l’ENTV de Sofiane Aït Iflis, journaliste
au Soir d’Algérie. En revanche, il
a, en ce 14 juin, qui marque une année
de l’incarcération de Mohamed Benchicou,
prononcé la condamnation de Ali Dilem,
caricaturiste au journal Liberté,à
six mois de prison ferme, et une amende
de 250 mille dinars. Sa publication a été
condamnée à payer un million
de dinars alors que la partie civile avait
demandé le dinar symbolique lors
de l’audience du 31 mai dernier. Le ministère
de la Défense nationale, MDN, a jugé
diffamatoire une caricature de Ali Dilem,
qui traite du Téléthon. Pour
offense au président de la République,
le caricaturiste et l’ex-directeur de Liberté
comparaissaient hier devant le tribunal
de Sidi M’Hamed. Le parquet a requis une
année de prison ferme pour les deux
«accusés». Verdict le
28 juin.
Saïda
AZZOUZ |
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