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Spécial Juin 2004 - Juin 2005

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Liberté de la presse en Algérie


 Notre solidarité agissante avec Mohamed Benchicou

Appel citoyen pour la défense des libertés

L’Algérie s’installe dans l’incertitude, l’opacité et la répression. Alors que les grandes inquiétudes ne cessent de croître face à l’aggravation du chômage, du marasme social et de la corruption, la société se voit écartée plus en plus des décisions qui engagent l’avenir du pays et neutralisée au moyen de méthodes répressives, inspirées des grands régimes totalitaires. L’expression populaire est étouffée sauvagement, au profit de l’émergence d’un pouvoir autoritaire qui n’admet aucun contre-pouvoir, ni contradiction .

  •  La presse libre est victime d’un harcèlement jamais atteint depuis 15 ans. Aujourd'hui, elle est menacée dans son existence même.
  •  Des journalistes parmi lesquels Mohamed Benchicou dont le journal ( Le Matin) a été contraint à la suspension, sont jetés en prison pour avoir révélé des scandales, alors que d’autres risquent de connaître le même sort.
  •  Le pluralisme syndical arraché de haute lutte par les travailleurs algériens est remis en question.
  •  Les syndicalistes sont l’objet de poursuites judiciaires.
  •  L’opposition politique est muselée, interdite d’accès aux médias publics fermés d’ailleurs à tout débat citoyen et contradictoire.
  •  Aucune manifestation publique n’est tolérée.
  •  Les tribunaux sont devenus des lieux de répression des libertés et les administrations publiques un instrument participant à l’intimidation des citoyens. Ce totalitarisme qui ne dit pas son nom, forgé aux dépens des libertés essentielles, inhibe la société algérienne, bloque la création et les réformes, favorise la corruption, accélère la fuite des cerveaux, mine les fondements de la République, détruit la confiance dans l’Etat et dans l’avenir, fragilise la Nation et devient, pour finir, source principale d’instabilité.

     

  •  Nous citoyens algériens, signataires de l’appel du 14 juin, journée nationale des libertés, décidons de briser le silence devant ces graves dérives et devant le déclin national qui se profile.

    La liberté de dire, d’écrire, le droit de participer à la vie publique sont un précieux acquis de Novembre 1954, réaffirmés par les grands soulèvements démocratiques d’avril 1980, d’octobre 1988 et d’avril 2001.

     

  • Des Algériens sont morts pour la liberté de penser, de s’exprimer, et pour avoir réclamé leur droit souverain de participer à la conduite des affaires nationales. Nous nous devons de rappeler leurs sacrifices.

     

  • Nous appelons le président de la République, gardien des droits et des libertés constitutionnellement garantis, à la cessation immédiate de la répression qui frappe les citoyens, les journalistes, les syndicalistes et les militants des droits de l’Homme.
  •  Nous appelons le président de la République à libérer le directeur du Matin, Mohamed Benchicou, ainsi que les citoyens détenus arbitrairement.

     

  •  Nous appelons le président de la République et toutes les institutions au respect des libertés. Toutes les libertés.

     

  •  Nous rappelons énergiquement les pouvoirs publics à leur obligation quant au respect du pluralisme politique, syndical et médiatique, garanti par la Constitution et dont nous serons désormais les défenseurs.

     

  •  Nous appelons à la satisfaction des revendications démocratiques, en particulier l’application de la plateforme d’El-Kseur, seul moyen d’apporter la stabilité, de renforcer l’unité nationale et de concrétiser, par les actes, la citoyenneté.

     

  • Nous appelons les Algériens libres, les intellectuels, les artistes, les travailleurs, les chômeurs et les associations citoyennes au réveil, vital pour sauver l’Algérie du déclin et du danger totalitaire, à s’impliquer dans la vie publique et à créer le sursaut démocratique national.
  •  Nous appelons l’opinion internationale, les partisans de la liberté et les démocrates dans le monde à soutenir les luttes citoyennes pour le respect des libertés en Algérie.

Le Comité Benchicou pour les libertés

Vous pouvez envoyer vos signatures au numéro de fax suivant : 021 65 68 62

 

 © Le Soir d'Algérie du 15 juin 2005

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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