Nous,
journalistes exerçant au quotidien
national d'expression française l'Expression,
portons à la connaissance de la Fédération
Internationale des Journalistes (Fij), ainsi
qu'au Syndicat National des Journalistes
(SNJ), que nous subissons les sévices
de notre directeur qui s'est imposé
en « dictateur ». En effet,
nous, Yazid Madi, Ali Titouche, Lounès
Guermour, Lamia Brahimi et Hakima Smail,
arbitrairement « flanqués »
à la porte après avoir refusé
de signer un contrat que nous qualifions
de la « Honte » ! Lequel
contrat qui consiste à « fattaniser
» l'Expression par la signature du
document et qui engage, dans une de ses
clauses, le journaliste, signataire du contrat,
à payer en dédommagement une
somme allant jusqu'à 20 000 dinars
dans le cas de rupture unilatérale
du travail. Là aussi, nous considérons
cette clause comme étant une atteinte
voire même une insulte à l'égard
de tous les journalistes algériens
qui, en plus de l'âpreté de
leurs conditions de vie et de travail, sont
harcelés par un « boss »
sans scrupules, encore moins respectueux
de l'éthique et de la déontologie
de la profession. Nous tenons également
à interpeller la FIJ et le SNJ sur
la gravité de la situation, à
tel point que le directeur de l'Expression,
Ahmed Fattani, refuse d'honorer nos droits
et salaires qui, pourtant, nous reviennent
de droit ? A titre d'exemple, le refus
de signer un «papier» que le
directeur m'a imposé m'a valu d'ailleurs
le limogeage. Lounès Guermour est
licencié sans aucun motif, mais simplement
parce qu'il serait un proche à moi.
Ali Titouche, Lamia Brahimi et Hakima Smail,
eux, après avoir refusé de
signer le contrat de la Honte, se sont vu
évincés, hélas, et
de quelle manière ?! «Sans
plus. Tu passes à la caisse ! »,
se plaît-il à dire. Devant
ces agissements que nous qualifions d'abusifs,
voire d'irresponsables, nous, les signataires
de la présente déclaration,
interpellons tous la FIJ et le SNJ pour
mettre un terme à ce genre d'exactions
dont sont victimes les journalistes. Nous
tenons à vous signaler, par ailleurs,
que le gérant du quotidien l'Expression
refuse toute négociation concernant
l'établissement d'un certificat de
travail, encore moins des fiches de paie.
D'autre part, nous, les journalistes de
l'Expression, arbitrairement licenciés,
nous avons engagé une action auprès
de l'Inspection du travail. Afin que notre
appel soit entendu, nous comptons sur votre
soutien et mobilisation pour que nos droits
soient réparés.
Alger,
11 avril 2008
Signataires
:
Lounès Guermour
Lamia Brahimi
Hakima Smail
Yazid Madi
Coordonnées
téléphoniques:
05 51 19 39 33
05 50 32 04 77
05 50 60 28 69
E-mail
: journalistesos.comite@yahoo.fr |
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