Union
pour la démocratie et la République
(UDR)
Par
votre condamnation, les partisans de la
presse unique et de la pensée unique
confirment leur volonté de mainmise
sur l’un des derniers bastions de la liberté
dans notre pays. La chronique et la caricature
n’ont de limites que celles que s’imposent
leurs auteurs. La dépénalisation
de l’acte d’écrire devient une urgence
majeure. La concertation et le débat
entre les forces de modernité et
de liberté en vue d’une mobilisation
la plus large possible sont devenus incontournables.
Il y va de notre survie à tous. Le
soutien et la solidarité des militants
de l’UDR vous sont acquis durant cette épreuve
de manière inconditionnelle. Le secrétaire
général Amara Benyounès
Mouvement
démocratique et social (MDS)
Le
Mouvement démocratique et social
(MDS) s’élève contre les dernières
condamnations d’une justice sur ordre, des
journalistes d’El Watan et assure ces derniers
de son soutien indéfectible, en espérant
que toutes les luttes quotidiennes des forces
démocratiques trouveront l’espace
adéquat dans notre presse, pour qui
nous exigeons la dépénalisation
du délit d’opinion.
Abdelkader
Cherrar, député FLN Blida
J’ai
appris avec tristesse et consternation votre
condamnation pour délit de presse.
Je considère celle-ci comme une atteinte
grave à la liberté d’expression,
un déni de justice, voire une hérésie
par rapport à la nécessité
pour notre pays de promouvoir et consolider
la démocratie. Soyez assurés
de ma sympathie et de mon entière
solidarité. M. Miloud Brahimi,
avocat agréé à la Cour
suprême Cher ami, je tiens à
vous exprimer mon entière et fraternelle
solidarité, suite à votre
condamnation consternante et inadmissible
par la cour de Jijel. Avec toute mon amitié.
Rafik
Hassani, député RCD de la
circonscription France Nord
Soyez
assurés, Chawki Amari et toi, du
soutien absolu que Saïd Sadi et moi-même
vous apportons dans cette épreuve
difficile et inacceptable. Actuellement
en tournée à Montréal,
New York et Washington, nous ne manquerons
pas d’attirer l’attention de nos interlocuteurs
sur votre situation et sur l’intolérable
harcèlement judiciaire que subissent
en général la presse et les
journalistes en Algérie. Vous souhaitant
beaucoup de courage et de détermination,
veuillez recevoir nos plus sincères
salutations.
Coordination
nationale des syndicats autonomes de la
Fonction publique (CNSAFP)
La
CNSAFP, au nom des travailleurs de la Fonction
publique, exprime son soutien indéfectible
à MM. Omar Belhouchet et Chawki
Amari, respectivement directeur de la publication
et chroniqueur au quotidien El Watan, suite
à leur condamnation à deux
mois de prison ferme avec dommage à
partie plaignante. La CNSAFP considère
que cette décision de justice relance,
dans le contexte sociopolitique actuel,
le débat sur les libertés
en général et la liberté
de la presse en particulier dans notre pays.
La CNSAFP condamne énergiquement
et appelle à la levée de toutes
les formes de restriction qui menacent aujourd’hui
la liberté d’expression, le libre
exercice de l’activité syndicale
et l’accomplissement du droit de grève.
P/ La CNSAFP le coordinateur
Syndicat
national autonome des professeurs de l’enseignement
secondaire et technique (SNAPEST)
Le
bureau du SNAPEST, abattu par le verdict
rendu à l’encontre des journalistes
M. Belhouchet Omar et M. Chawki
Amari, apporte son soutien indéfectible
aux journalistes et les assure de sa mobilisation
pour la défense des libertés
chèrement arrachées par le
sang des meilleurs enfants d’Algérie,
pour que les Algériens et les Algériennes
vivent libres. Pour le bureau / M. Meriane
Meziane
Comité
d’initiative et de vigilance citoyenne (CIVIC)
Oran
A
la suite de l’injuste condamnation à
des peines de prison et de lourdes amendes
de MM. Omar Belhouchet et Chawki Amari,
directeur et chroniqueur du journal El Watan,
par le tribunal de Jijel, le CIVIC d’Oran
tient à leur exprimer son soutien
et sa solidarité ainsi qu’à
l’ensemble de la presse écrite. Le
CIVIC tient à dénoncer cette
kleptocratie érigée en système
de gestion de la société et
ce mépris affiché l’égard
des journalistes, qui irrite au plus haut
point la population et qui refuse de confondre
immunité des hauts fonctionnaires
au service de l’Etat et impunité
pour des actes criminels d’abus de biens
sociaux, de trafic d’influence, faux et
usage de faux, d’autant plus que la loi
fondamentale affirme que les fonctions au
service des institutions de l’Etat ne peuvent
constituer une source d’enrichissement ni
un moyen de servir des intérêts
privés. C’est pourquoi et afin de
crédibiliser cet Etat, les plus hautes
autorités de l’Etat sont interpellées
pour diligenter toute action en mesure de
soumettre quiconque quels que soient sa
fonction et son statut pour répondre
de ses actes. P. le CIVIC Benguesmia Chadly
Mohamed
Comité
de soutien en Allemagne pour la liberté
de la presse en Algérie
Notre
Comité de soutien en Allemagne pour
la liberté de la presse en Algérie
a appris avec étonnement la décision
du tribunal de Jijel (Algérie), condamnant
à deux mois de prison ferme le directeur
du journal francophone El Watan, Omar Belhouchet,
et son collaborateur Chawki Amari. Cette
décision inadmissible est en contradiction
avec la Constitution et les traités
internationaux ratifiés par l’Algérie
concernant la liberté d’expression.
Par la correspondance ci-jointe, nous avons
interpellé le ministre de la Justice
du gouvernement algérien avec copies
au président de la République
et à l’ambassadeur en Allemagne pour
reconsidérer ce verdict et mettre
fin à la répression à
l’encontre des journalistes algériens
qui ont déjà payé un
lourd tribut pendant la décennie
noire. Les membres de notre comité
sollicitent l’ensemble de nos compatriotes,
les militants des droits de l’homme, les
ONG et nos confrères de se solidariser
avec MM. Belhouchet et Chawki et d’appeler
les autorités algériennes
à cesser ces pratiques d’un autre
âge, du parti et de la pensée
uniques. P/le Comité B. Missoum,
Berlin (Allemagne)
Mme Bada
R., lectrice
J’exprime
toute ma solidarité à Chawki
Amari et à M. Belhouchet suite
au honteux et infamant verdict à
leur encontre. Il est clair que ce pouvoir
veut museler les voix encore libres qui
osent critiquer nos tout puissants prédateurs
de ce pouvoir corrompu, sa gabegie, son
incompétence et sa gestion désastreuse
des affaires publiques. Moi, je vous remercie
et réitère tout mon soutien
et ma profonde sympathie. Bonne et longue
continuation.
Le
9 mars 2008
Abdelaziz
Rahabi, ancien ministre
Mon
cher Omar, je voulais juste te dire, ainsi
qu’au chroniqueur Chawki Amari, toute ma
réprobation devant une énième
instrumentalisation de la justice que le
pouvoir politique veut présenter
comme une limite à la liberté
d’expression alors qu’elle est par nature
sa plus sérieuse garantie. Le calendrier
politique va accentuer le verrouillage de
l’expression des journalistes, des intellectuels,
des syndicats autonomes... pour perpétuer
un monologue en circuit fermé. Il
y a peu de raisons que les mêmes hommes
et les mêmes conditions ne produisent
pas les mêmes effets. Bien fraternellement
Maâmar
Farah, fondateur chroniqueur du Soir d’Algérie
« Au-delà
de Omar et Chawki, c’est le symbole El Watan
qui est visé ! »
Consterné par le jugement arbitraire
et scandaleux prononcé contre mes
frères Omar et Chawki, je tiens à
leur exprimer, ainsi qu’au quotidien El
Watan, mon entière solidarité
et toute ma sympathie. C’est un titre symbole
qui est visé et tout indique que
cette sentence dépasse la seule compétence
du juge qui l’a prononcée tant elle
est dangereuse et porteuse des plus graves
menaces sur la presse indépendante.
Elle vient rompre une période de
« paix » entre le
pouvoir et notre corporation, étape
entamée au lendemain de la grâce
présidentielle qui a concerné
toutes les affaires jugées ou en
instance, dans un signal fort qui mettait
un terme à un véritable harcèlement.
On sortait d’un véritable cauchemar
qui a failli compromettre les chances de
survie de nos titres fragilisées
par un environnement sociopolitique défavorable,
des conditions économiques précaires
et une pression insoutenable de la part
des autorités. Aujourd’hui, il est
opportun de s’interroger sur les motivations
réelles de cette décision
qui frappe deux hommes parmi les plus prestigieux
et les plus talentueux de la presse algérienne
francophone. A chacun d’en tirer les conclusions
qui s’imposent mais c’est au pouvoir, en
premier, de bien en mesurer la portée
alors que notre pays est classé parmi
les plus répressifs en matière
de libertés de la presse. Est-ce
ainsi que l’on prépare la campagne
pour le prix Nobel du président Bouteflika ?
Je pense qu’il est urgent de plancher sur
la question de la dépénalisation
des écrits journalistiques :
on met en prison les criminels et les bandits,
pas les journalistes. Les jeter dans les
geôles est un acte innommable qui
rappelle les plus sombres périodes
de l’histoire humaine et demeure le signe
des pires dictatures. L’Algérie,
son pouvoir politique, son Sénat
et son Parlement doivent agir vite pour
arrêter cet état de fait qui
nous éloigne du statut de pays démocratique.
A mes confrères éprouvés,
je leur renouvelle toute ma solidarité
et invite chaque homme libre de ce pays
à en faire de même, en écrivant
un e-mail, comme je l’ai fait, ou en envoyant
un fax à notre cher El Watan auquel
je souhaite davantage de succès sur
la voie qu’il a choisie et qui nous honore
tous. Votre frère
Parti
Ahd 54
Le
bureau de la wilaya de Bouira du parti Ahd
54 et l’ensemble des militants sont abattus
par le verdict rendu à l’encontre
des journalistes M. Belhouchet Omar
et M. Chawki Amari Ils assurent ces
derniers de leur soutien indéfectible
à la liberté d’expression.
Vive l’Algérie libre et indépendante.
M.Mohand
Ameziane ABID, secrétaire
de wiliya et ancien candidat aux élections
législatives
Groupe
parlementaire du RCD
Lors
de sa réunion hebdomadaire du dimanche
9 mars 2008, le groupe parlementaire du
Rassemblement pour la culture et la démocratie
a tenu à exprimer sa solidarité
à l’endroit de Chawki Amari et Omar
Belhouchet, injustement condamnés
pour délit d’opinion. Cet acte rappelle
que la liberté de la presse est soumise
à une pénalisation d’un autre
âge, qui bride la liberté d’expression
et par conséquent le projet démocratique.
La liberté de la presse est l’un
des piliers majeurs de l’Etat de droit.
A ce titre, le groupe parlementaire du Rassemblement
pour la culture et la démocratie
se tient aux côtés des deux
journalistes d’El Watan pour la défendre
et la promouvoir.
Djamel
FERDJALLAH, président
Initiative
civique pour le respect de la Constitution
(ICRC)
Omar
Belhouchet, directeur d’EI Watan, et Chawki
Amari, journaliste, ont été
condamnés, en appel, à deux
mois de prison ferme suite à une
plainte déposée contre eux
par le wali de Jijel. Quelques jours auparavant,
c’était le journaliste d’Echourouk
qui était sommé par huissier
de s’acquitter immédiatement de la
somme de 4 millions de dinars à laquelle
la justice l’avait condamné lui et
son directeur de publication. A Annaba,
c’est le correspondant d’Ennahar El Jadid,
Noureddine Boukraâ, qui risque d’être
incarcéré pour une affaire
de diffamation. Les exemples pourraient
se multiplier. Au-delà de l’inquiétude
que ces intimidations suscitent dans toute
la corporation des journalistes et des médias,
laquelle se voit contrainte à l’autocensure,
c’est surtout le droit de la société
à être informée qui
risque, avec de tels actes, d’être
remis définitivement en cause. Ces
grossières intimidations sont destinées
à museler les journalistes, à
un moment où le régime voudrait
réviser la Constitution afin de permettre
au président actuel de briguer un
troisième mandat à la tête
de l’Etat. L’Initiative civique pour le
respect de la Constitution (ICRC), lancée
pour dénoncer ce coup de force anticonstitutionnel,
estime que nos libertés sont aujourd’hui
plus que jamais menacées. Elle exprime
sa solidarité à Omar Belhouchet,
Chawki Amari, Noureddine Boukraâ et
à tous les journalistes inquiétés
dans l’exercice de leurs fonctions. Elle
dénonce ces agissements qui n’ont
d’autres finalités que de faire taire
toute voix libre dans notre pays. L’Initiative
civique pour le respect de la Constitution
(ICRC) appelle la classe politique et la
société civile à défendre
la liberté d’expression et la liberté
de la presse, sans lesquelles seule la voix
du régime et de ses satellites serait
entendue en Algérie.
Intersyndicale
autonome de la Fonction publique
L’intersyndicale
autonome de la Fonction publique a appris
avec consternation la condamnation à
une peine de prison du directeur de la publication
d’El Watan Omar Belhouchet et du chroniqueur
Chawki Amari. L’intersyndicale autonome
de la Fonction publique constate qu’une
fois de plus le pouvoir a recours à
l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire
à des fins politiques. La condamnation
des deux journalistes d’El Watan signifie
que la liberté d’expression et la
liberté de la presse sont en danger
aujourd’hui en Algérie. L’intersyndicale
autonome de la Fonction publique exprime
son soutien et sa solidarité active
à Omar Belhouchet et Chawki Amari,
dénonce les violations de la liberté
d’expression et de la liberté de
la presse, interpelle l’ensemble des syndicats
autonomes et la classe politique pour se
mobiliser pour la défense de la liberté
d’expression.
Les
syndicats membres de l'intersyndicale autonome
de la Fonction publique CNAPEST,
CLA, SNAPAP, SATEF, SNTE, SNPEM, CECA, CNES
Dr
Ahmed Bouguarche, Modern & Classical
Languages & Literatures, California
State University, Northridge, Northridge,
CA 91330-8247, USA
Je
suis un lecteur assidu de votre journal
et je suis vraiment troublé par la
condamnation de Belhouchet et de Amari dont
j’adore les chroniques. Je veux juste vous
exprimer ma solidarité et mon soutien
moral aux deux journalistes mais aussi à
toute l’équipe du journal. Je vous
remercie pour tout ce que vous faites, vous
qui vivez en Algérie en face d’un
pouvoir qui n’hésitera pas à
mettre en prison tout individu qui ne le
glorifie pas. Encore une fois merci et dites-vous
que vous ne serez jamais seuls. Bon courage
à toute l’équipe d’El Watan.
A.
Toumi, lecteur
Au
moment où le monde entier bouge et
se rapproche de plus en plus, grâce
au droit incontestable des peuples :
le droit d’information, hélas, nos
chers frères Belhouchet et Chawki
sont victimes de la continuité de
la désinformation et la politique
de « tout va bien yassidi ».
Je manifeste mon soutien avec gratitude
et respect aux confrères et à
leur longue expérience dans cette
fonction noble. Tenez bon. (Vive l’Algérie)
Hind
Cadi (Alger)
Tous
les matins, en lisant le billet de Chawki
Amari, je me dis comment notre beau pays
peut être dans cet état de
dégradation, quand de tels talents
existent ? Il y a des jours où
je me dis que c’est parce qu’il y a de tels
talents que le pays n’a pas complètement
sombré dans la folie (jusqu’à
quand ?). Alors, j’espère pouvoir
continuer à me poser cette question,
et que la voix de Chawki Amari ne soit pas
étouffée. Je tiens à
vous exprimer ma solidarité de cette
manière, par ce mail, en espérant
que votre expression à vous demeure
votre journal et sa diffusion, ainsi que
tous les autres journaux. J’espère
que l’acquis (le seul ?) de ces dernières
années, à savoir une presse,
aussi imparfaite soit-elle, ne nous soit
pas enlevé, lui aussi. Puissions-nous
continuer à exister à travers
vous. Bon courage.
Une
lectrice
Voilà
bientôt un lustre que nous assistons,
impuissants, au jour le jour, à l’érosion
continue, insidieuse, de nos libertés
citoyennes, les plus élémentaires.
Voilà, bientôt un lustre que
les notions de droits et de devoirs, de
respect des lois édictées,
de responsabilité, censée
être assumée, ont déserté
notre contrée, cette République
démocratique et populaire, notre
référence et notre horizon.
Mais, vaille que vaille, malgré l’adversité,
nous avons continué, chacun dans
sa sphère d’intervention, à
refuser le non-droit, à affirmer
la souveraineté des lois, à
dénoncer les manquements et à
pointer les dérobades des responsables :
des exemples de ces actions individuelles
ou collectives abondent... Je suis convaincue
que cette attitude citoyenne, dans ce lourd
climat d’assujetissement, doit beaucoup
au recours potentiel que représente
la presse indépendante. Elle permet
aux citoyens l’espoir de préserver
encore leur dignité. Comme disait
le poète turc, Nazim Hikmet, du fond
de sa geôle : « Je
crie, je crie... être captif, là
n’est pas la question, il s’agit de ne pas
se rendre. » Oui, nous aussi
sommes captifs d’un pouvoir qui a entrepris
de nous déposséder de nos
droits de citoyens républicains et
nous transformer en sujets, dont n’est attendue
qu’allégeance. Comme Nazim Hikmet,
refusons de nous rendre ! Dénonçons
donc cette décision inique qui a
condamné des journalistes pour avoir
fait leur métier d’informer leurs
lecteurs de la disqualification d’un wali
par ses administrés. Une telle décision
de « justice » est
très grave par ses effets. Elle institue,
de fait, l’immunité des walis devenus
intouchables, bâillonnant notre seul
recours, en tant que citoyens face à
l’arbitraire. C’est affirmer aussi que la
gestion d’un wali ne pourrait être
contestée que par le pouvoir lui-même,
dans un jeu subtil de rapports de force
internes. Exit donc, la notion d’Etat républicain.
Oui, cette décision augure de sombres
lendemains... pour les journalistes, mais
aussi pour nous, acteurs sociaux ou simples
citoyens, c’est ce qui fait sa gravité.
Djamel,
lecteur
Je
vis en France depuis toujours et je suis
citoyen algérien. Je vous lis tous
les jours sur internet. Si je vous écrit
c’est pour m’élever avec vigueur
contre le semblant de justice que la cour
de Jijel à la solde d’un certain
pouvoir condamne à de la prison ferme
des journalistes dès qu’ils essayent
de faire leur travail. Ces pratiques d’un
autre temps en disent long sur la caste
de ces gens qui gouvernent l’Algérie.
Jusqu’où iront-ils en abusant de
leur pouvoir ? Dommage pour notre pays.
En solidarité, veuillez messieurs
recevoir mes respectueuses salutations.
Le
10 mars 2008
La
bêtise « judiciaire »
Nos
deux valeureux journalistes n’ont pas à
rougir de cette condamnation. Bien au contraire,
ils doivent être fiers d’aller purger
une peine de deux mois de prison ferme pour
un délit qui n’en est pas un, mais
dont le verdict a permis de rappeler que
notre justice ne s’est pas encore débarrassée
du joug qui continue de peser sur elle et
de la manipuler au point de lui dicter comment
sévir pour mieux protéger
certains de ceux qui sont censés
nous gouverner. D’ailleurs, à Sétif,
tout le monde parle de cette drôle
d’affaire, et en parle avec… ironie !
Ce qui désole, cependant, c’est que
la belle wilaya de Jijel ne continuera plus
à avoir ce mérite de rappeler
ce lieu hospitalier, lieu idéal de
villégiature, mais celui d’une wilaya
à laquelle vient se greffer l’abominable
souvenir d’un certain verdict tombé
un mardi 4 mars 2008, un bien drôle
et déshonorant verdict qui montre
– si besoin est – que « notre »
justice, en laquelle croyait tout un chacun,
n’est nullement autonome et impartiale,
mais bien au service de certains de nos
responsables qui se plaisent à l’avilir.
Que c’est malheureux ! Que c’est malheureux !
Omar et Chawki deux mois au fond d’un cachot
ce n’est presque rien, voyons ! car,
et sachez-le bien, nous serons toujours
fiers de vous et comme nous le sommes aussi
pour votre confrère Yasser Abdelhaï
d’Echourouk El Youmi, une autre victime
de la bêtise « judiciaire ».
N’oubliez surtout pas d’emmener avec vous
vos stylos et vos calepins. Vous aurez beaucoup
de choses à nous raconter à
votre sortie. Histoire de joindre « l’inutile »
au « désagréable ».
A moins que notre ministre de la Justice
ne s’y mêle pour remettre de l’ordre
et démontrer que nous avons une justice
neutre et incorruptible et qui n’est, à
part la loi, au service de personne !
Dans le cas contraire, bon séjour,
chers héros, que nous continuerons
toujours de soutenir parce que victimes
d’une injustice qui n’ose pas dire le nom
de ceux qu’elle sert.
Chérif
N., lecteur de Sétif
Un
sentiment de honte Chers Omar
et Chawki, il est de ces injustices que
tout réprouve, la morale, le bon
sens, la loi, les hommes... Algérien
vivant en exil voulu depuis bientôt
dix-sept ans, je ressens un profond sentiment
de honte, sentiment exacerbé par
le dégoût indicible que peut
ressentir tout Algérien ne cautionnant
pas le fait du prince car, à l’évidence
et selon toute vraisemblance, ces roitelets
qui régentent des fiefs avec des
méthodes moyenâgeuses semblent
intouchables et inatteignables. Je tiens
à vous exprimer, avec force, toute
l’admiration et tout le respect que vos
statures d’Algériens remarquables
suscitent en mon cœur et en mon âme,
vous êtes la conscience de ce peuple,
sa lumière vive, manière d’espérance
en ce qui est juste et grand.
Malik
MAHROUR, Paris 5e
Un
devoir de sacrifice
Je saisis cette occasion pour vous dire
que vous êtes une personne qui résiste
à tous les séismes depuis
que vous êtes à la tête
de cette rédaction. Votre profession
est un devoir de sacrifice qui est un choix
irréversible, dont je peux vous dire
que vous pouvez en être fier et vous
êtes assez courageux pour ça.
Je profite pour transmettre un message de
soutien moral et de sympathie à une
personne que j’aime bien et dont je ne peux
pas ignorer toutes les visites lorsque je
me rendais à votre rédaction.
Vous avez été toujours à
mes côtés comme un malade cancéreux
pour un combat que j’ai abandonné,
que Seul Dieu le sait, je peux vous dire
que vous êtes une personne que j’aime
énormément pour votre talent
de journalisme, de professionnalisme qui
fait de vous votre fierté et de tous
ceux qui vous connaissent et de vos très
fidèles lecteurs dont j’en suis un.
Aïssa
AMARA, Sour El Ghozlane
La
justice finira par triompher
Je tiens tout d’abord à citer ces
quelques lignes écrites par Mouloud
Feraoun, mais qui sont, malheureusement,
toujours valables de nos jours :
Parce que… Quand trop de sécheresse
brûle les cœurs Quand la faim
tord trop d’entrailles Quand on rentre
trop de larmes Quand on bâillonne
trop de rêves Et comme quand on
ajoute bois sur bois sur le bûcher
Enfin, il suffit du bout de bois d’un esclave
pour faire dans le ciel de Dieu Et dans
le cœur des hommes Le plus énorme
incendie Je tiens à signifier
à MM. Omar Belhouchet et Chawki
Amari en particulier et à tous les
journalistes piétinés par
le système en général
ma solidarité et mon soutien sans
bornes. Tenez bon mes frères. La
justice finira par triompher !!
Yuva
MOKRAOUI, étudiant
La
tête haute A nos gouverneurs :
« Dans un Etat civilisé
on ne doit pas approuver à mettre
des journalistes en prison. L’histoire les
a déjà jugés pendant
nos années noires et ils sont sortis
la tête haute, au-delà de tous
nos citoyens. Si on peut être fier
d’être Algérien aujourd’hui,
c’est grâce à nos journalistes
indépendants. S’il y a de l’espoir
encore en Algérie aujourd’hui, c’est
grâce à nos journalistes indépendants.
Pour l’amour de cette pauvre Algérie,
laissez-les travailler. Un
Algérien qui vit en Angleterre et
qui espère toujours lire le journal
El Watan et le billet de M. Chawki
Amari
Dire
et écrire On ne peut
qu’être écœuré par la
condamnation d’hommes, de femmes pour l’exercice
d’un noble métier : dire et
écrire la vérité !
Merci Omar, Chawki et les autres pour avoir
perpétué le combat des Djaout,
Mekbel… Vous êtes ce que le soleil
est pour la nuit…
Salah
AMER-YAHIA, président
fondateur de l'UPEWA
Combat
démocratique
M. Omar Belhouchet et M. Chawki
Amari ont participé à la sauvegarde
du pays en assumant le combat démocratique
au moment où d’autres ont carrément
fui le pays. Fidèle au combat pour
la liberté de la presse, le président
de l’APC et les élus du RCD de Tinebdar
apportent un soutien indéfectible
aux deux journalistes. Il est un devoir
pour chaque démocrate de se solidariser
avec M. Belhouchet et M. Amari.
Le
P / APC et les élus RCD de Tenebdar
(Béjaïa)
Ils
réagissent violemment
Les décisions de justice injustement
prononcées à maintes reprises
à l’encontre de journalistes qui
n’acceptent pas de se ranger sous l’étendard
du pouvoir ne peuvent s’expliquer que par
l’incompétence de ceux qui composent
le pouvoir à sanctionner de manière
responsable. N’acceptent ni critiques constructives,
ni revendications populaires justifiées,
ni même des opinions contraires aux
leurs, ils sont en panne d’arguments et
leur seule riposte consiste à réagir
violemment, en mettant les citoyens en prison,
en interdisant rassemblements et marches
populaires, en créant des scénarios
fictifs pour détourner notre attention
de la misère qui nous ronge chaque
jour davantage. Après la suppression
du quotidien Le Matin, c’est à d’autres
titres de la presse indépendante
qu’ils veulent faire subir le même
sort. Ne restons pas passifs, chaque citoyen
voulant vivre décemment et librement
doit s’élever contre l’emprisonnement
de MM. Omar Belhouchet et Chawki Amari.
Nous sommes nés pour vivre puis mourir,
si nous devons mourir pour notre liberté,
ce sera la plus belle des morts.
Abdelhamid
KEBBAB, un lecteur de la
presse indépendante
Le
12 mars 2008
Union
internationale de la presse francophone
La
section algérienne de l’Union internationale
de la presse francophone déplore
le verdict de la cour d’appel de Jijel qui
a confirmé, le 4 mars 2008, la condamnation
à 2 mois de prison ferme pour diffamation
du directeur de la publication du quotidien
El Watan Omar Belhouchet et du chroniqueur
Chawki Amari. L’UPF, section algérienne,
eaxprime sa solidarité avec les deux
journalistes et la grande famille de la
presse. L’UPF, section algérienne,
ne manque pas de rappeler que ce verdict
porte sérieusement atteinte à
la liberté d’expression chèrement
acquise par la lutte et le sang de nombreux
journalistes qui ont laissé leur
vie pour une presse libre.
Amer
OUMALOU, président
de la section algérienne
RCD
Tlemcen
Le
bureau de la wilaya de Tlemcen tient au
nom de tous ses militants à exprimer
son soutien aux deux journalistes Omar Belhouchet
et Chawki Amari, suite à la condamnation
honteuse dont ils sont victimes. Soyez assurés
de notre solidarité totale afin que
triomphent la justice et la liberté
d’expression. Bon courage !
Bureau
régional
Club
de la presse Solidarité et culture
Tlemcen
Suite
à la condamnation de Omar Belhouchet
et Chawki Amari, des voix se sont élevées
pour dénoncer ce genre de harcèlement
qui a pour but de mettre fin au seul acquis
de l’après-octobre 1988. Toutefois,
nous constatons avec amertume le silence
de certains titres qui n’ont pas osé
murmurer le moindre soutien à nos
confrères menacésd’emprisonnement.
Aussi, le Club de la presse de Tlemcen tient
à exprimer toute sa solidarité
et son soutien au chroniqueur d’El Watan
et à son directeur.
Les
éditions El Maarifa
Les
éditions El Maarifa, par le biais
de leur directeur général,
Fayçal Houma, tiennent au nom de
tous ses employés à exprimer
son soutien manifeste et sa solidarité
continue aux journalistes Omar Belhouchet
et Chawki Amari, militants pour une Algérie
des institutions et Algériens démocrates.
L’histoire retiendra la lutte d’un pays
ayant acquis par les larmes et le lourd
sacrifice le prix Algérie libre,
souveraine et fière. Les lois de
la nature obligent les hommes à combattre
pour leur liberté. Cette valeur humaine
ne se donne jamais sur un plateau en or,
elle s’arrache comme la science et le savoir.
Méditons cette dialectique :
sacrifice des hommes + militantisme continue
= pays libre et souverain.
« Menace
sur les femmes et les hommes libres de notre
pays »
Je
tiens à vous exprimer mon soutien
et ma solidarité, suite à
votre condamnation à la prison ferme
pour délit d’expression ; aller
en prison pour avoir osé parler !!!
Cette condamnation témoigne du harcèlement,
de la pression insoutenable des autorités
pour museler les journalistes, les politiques,
la société tout entière
en essayant de les contraindre tous à
l’autocensure, au silence pour qu’aucune
voix discordante ne vienne troubler un régime
de plus en plus autoritaire de plus en plus
coupé de la population. Jeter dans
les geôles pour délit d’expression,
pour délit d’humour, un chroniqueur
talentueux et le directeur de publication
est un acte impensable, porteur des plus
graves menaces sur les droits fondamentaux
individuels et collectifs. C’est une menace
sur les femmes et les hommes libres de notre
pays, c’est une menace sur le pouvoir et
l’Etat, qui sans contre-pouvoir ne pourra
jamais être un Etat de droit...
Mustapha
BOUHADEF, universitaire et
ancien député du FFS
Le
13 mars 2008
Universitaires
et intellectuels réagissent
Nous
avons appris avec stupéfaction et
consternation la condamnation en deuxième
instance de Chawki Amari et Omar Belhouchet
à deux mois de prison ferme pour
dommages causés par un billet satirique
au wali de Jijel paru en dernière
page du quotidien El Watan.
La
répression mise en œuvre contre la
liberté de la presse nous rappelle
des temps révolus où la justice
coloniale fonctionnait comme un instrument
de répression des mouvements politiques
nationalistes. Tout comme en ces temps funestes,
l’élection est pervertie et vidée
de son sens par les manipulations systématiques
de l’administration centrale. La presse
est muselée par des codes restrictifs
et n’exprime qu’une partie de l’opinion.
D’une manière générale,
la majorité de la population est
privée de ses droits à la
citoyenneté ou se dispense de les
exercer, connaissant à l’avance le
sort qui leur est réservé.
Elle reste soumise à un droit et
une justice qui puisent leurs sources ailleurs
que dans les principes démocratiques.
De nos jours, la justice apparaît
comme une arme venant s’ajouter à
beaucoup d’autres mises entre les mains
du pouvoir exécutif. Elle est utilisée
de manière efficace seulement quand
elle s’attaque aux droits fondamentaux des
citoyens de s’exprimer et de s’organiser
librement. Elle apparaît comme un
instrument parmi d’autres, mis à
la disposition du gouvernement avec pour
vocation spécifique le démantèlement
de toute forme d’organisation autonome ou
toute sorte de contre-pouvoir. Ainsi, depuis
des décennies, se développe
une justice aux limites de la légalité
ou carrément hors de la légalité.
Aucun conflit ne surgit entre autorités
militaires, judiciaires et politiques sur
son fonctionnement. Malgré des logiques
divergentes, tous s’accordent sur les nécessités
de la répression. Cela crée
les conditions du rejet de la fonction judiciaire
de l’Etat d’autant plus que ses détenteurs,
en étant les seuls bénéficiaires,
auront grandement aidé à cultiver
toutes sortes de ressentiments chez ceux
qui en sont exclus. En se préoccupant
d’abord d’en faire son instrument, le pouvoir
exécutif a fini par couper la société
du droit de l’Etat. C’est ce lourd héritage
du droit et de la justice d’exception en
territoire d’exception que va avoir à
endosser l’Algérie de demain.
Signataires :
Louisa
Aït Hamou (universitaire), Daho Djerbal
(universitaire), Ali Bensaad (universitaire),
Mohammed Hachemaoui (universitaire), Selma
Hellal et Sofiane Hadjadj (éditeurs,
Editions Barzakh), Yassine Temlali (journaliste),
Ghania Mouffok (journaliste), Adlène
Meddi (journaliste et auteur), Fayçal
Métaoui (journaliste), Sid-Ahmed
Semiane (journaliste), Abdellah Benadouda
(éditeur), Kamel Daoud, (journaliste-chroniqueur),
Mohamed Larbi Merhoum (architecte), Leïla
Oubouzar (architecte), Ghanem Laribi (architecte-
paysagiste), Kaouther Adimi (étudiante),
Yasmine Kacha (étudiante), Sofia
Djama, Hakim Guettaf, Achouak Bahloul, Ali
Redouane Chetouh, Amel Aïssaoui, Sarah
Kharfi, Abdelkrim Badjadja (consultant en
archivistique, Abu Dhabi), Cherifa Bouatta
(universitaire), Aïssa Kadri (universite
de Tours, docteur de l’IME), Nagette Aïn-Séba,
Azeddine Layachi (St John’s University of
New York), Ourida & Yasmina Chouaki
(USTHB d’Alger), Farid Cherbal (USTHB d’Alger),
Nacer Djabi (université d’Alger,
Bouzaréah), Hassan Remaoun (CRASC
d’Oran), Nacéra Benseddik (archéologue),
Farida Aït Hamou (maître de conférences,
USTHB), Nedjari Ahmed (Professeur, USTHB
d’Alger), Amarouche Nassima (biologiste),
Malika Hachid (anthropologue), Mahmoud Belhimer
(journaliste), Brahim Hadj Slimane (journaliste).
Je
commence toujours la lecture d’El Watan
par la dernière page puis je reviens
à la première juste pour Chawki
Amari. J’ai aussi un grand respect pour
M. Belhouchet qui me rappelle étrangement
feu Abderahmane Mahmoudi.Vous marquez l’histoire
du journalisme algérien et on est
fiers de vous, de votre combat inlassable
envers et contre tous. Et il en faut plus
à ces Tristus pour nous enlever le
côté Rigolus. Soyez sûrs
que si vous mettez à la disposition
des lecteurs un compte spécial pour
aider au paiement de ces sommes astronomiques
des amendes, nombreux sont les donateurs,
chacun par sa contribution qui étonneront
ces responsables qui n’ont aucun sens de
l’humour. Et la flamme qui vous anime restera
notre seule lueur d’espoir dans ce vide
absolu.
Youcef
MOUSSAOUI, Annaba
Les
soussignés, professeurs de l’enseignement
secondaire et technique de la wilaya de
Annaba, scandalisés par l’inéquitable
sentence prononcée par la justice
à l’encontre du directeur du quotidien
d’information Omar Belhouchet, et le chroniqueur
du même journal Amari Chawki, pour
avoir en toute honnêteté osé
publier une information qui, semble-t-il,
ne plaît pas à « n’importe
qui ». Aussi, les soussignés,
solidairement et en toute sincérité,
apportent leur soutien indéfectible
à ces deux militants des « causes
justes » victimes de cet inacceptable
excès de pouvoir.
Boudjerra
MAKKOUDI (PET en retraite),
Abdeslam DJENAOUI (PES)
Le
16 mars 2008 |
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