"Nous
saluons la remise en liberté d'Ahmed
Benaoum mais nous regrettons qu'il ait fallu
attendre onze mois pour en arriver là,
a déclaré Reporters sans frontières.
De plus, nous n'oublions pas que Mohamed
Benchicou est derrière les barreaux
depuis un an et que d'autres journalistes
risquent d'être incarcérés
à tout moment pour avoir dérangé
le pouvoir."
Ahmed
Benaoum, directeur du groupe de presse Er-raï
El Aam, a été acquitté
par le tribunal d'Oran le 19 juin 2005.
Il avait été condamné
à deux ans de prison ferme à
la suite d'une plainte de la direction des
impôts. Des dizaines d'autres plaintes
avaient été déposées
contre lui dans des affaires de diffamation
et de droit commun. Le 28 juin 2004,
Ahmed Benaoum s'apprêtait à
comparaître pour une affaire de diffamation
au tribunal d'Oran, lorsqu'un mandat d'amener
l'avait conduit directement des couloirs
du palais de Justice à la prison
de la ville. Ce mandat, délivré
par la chambre d'accusation de la cour d'Oran,
faisait suite au dépôt d'une
plainte de l'Office de promotion et de gestion
immobilière. Le groupe de presse
dirigé par Ahmed Benaoum publiait
les quotidiens Er-raï et Le Journal
de l'Ouest, ainsi que l'hebdomadaire Détective,
jusqu'au mois d'août 2003, quand les
imprimeries d'Etat avaient exigé
de ces journaux le paiement de leurs dettes.
Ne pouvant s'acquitter de ces sommes, ces
titres avaient été suspendus.
Par ailleurs, Mohamed Benchicou, directeur
du quotidien suspendu Le Matin, est incarcéré
à la prison d'El Harrach, à
Alger, depuis un an. Sa demande de remise
en liberté pour raison de santé
a été rejetée le 20
avril dernier.
Maghreb
& Middle-East Desk
Reporters
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