A
partir du 6 février prochain, la
FIJ rendra publics les détails concernant
“le spécial Algérie” qu’elle
mettra en œuvre pour exiger la libération
de Benchicou, du correspondant d’El Khabar
et la fin du harcèlement de la presse
en Algérie.
A
l’issue de la présentation du rapport
annuel de la FIJ (Fédération
internationale des journalistes), Aiden
White a déclaré à des
représentants de la presse algérienne
: “Nous sommes préoccupés,
au plus haut point, par le cas de Mohamed
Benchicou.” “Tout d’abord”, parce que, selon
lui, son emprisonnement est une atteinte
grave, caricaturale à la liberté
d’expression et aussi parce que les informations
contradictoires concernant son état
de santé nous inquiètent.”
Le secrétaire général
de la puissante organisation mondiale des
journalistes affirme, aussi, lors de la
même cérémonie : “Nous
demanderons, dans une lettre ouverte qui
sera rendue
publique aujourd’hui, la libération
immédiate et sans tergiversations
de Benchicou ainsi que de celle du correspondant
d’ El Khabar, arrêté, hier,
dans le Sud algérien.” Concernant
l’affaire du journaliste d’ El Khabar, Aiden
White dit être “en train de réunir
les éléments les plus précis
pour organiser une riposte ferme et sans
concession aux autorités algériennes”.
Pour rappel, le document distribué,
hier, à Bruxelles et traitant de
l’état de la presse dans le monde
mentionne que “150 journalistes et employés
des médias ont été
tués dans le monde en 2005”. “Ces
meurtres inexpliqués, est-il consigné
dans le fascicule, notamment en Irak, sont
le fait de l’armée américaine.”
Sur ce dossier, la FIJ demande une action
de l’ONU contre “l’impunité”. Les
pays les plus dangereux en 2005 sont l’Irak
(35 journalistes tués), les Philippines
(10 hommes de plume “descendus”), alors
que la Colombie, le Mexique et Haïti
restent au “hit-parade” des pays qui “flinguent”,
régulièrement, les journalistes.
Ce “triangle de la mort”, infesté
de criminels “actifs” dans le marché
de la drogue, a, une nouvelle fois, préservé
sa réputation en révolvérisant
9 professionnels des médias. “Nombre
d’entre eux, précise le rapport,
ont été assassinés
par des tueurs travaillant pour des factions
politiques” ou des criminels agissant pour
le compte de “narco-trafiquants”. La FIJ
informe que dans 90% de cas de mort de journalistes
“peu de recherches sérieuses ont
été menées par les
autorités et une poignée,
seulement, de coupables ont été
conduits vers les tribunaux”. “Une combinaison
de corruption de police, d’incompétence
du monde judiciaire et d’indifférence
politique crée une culture de négligence
en ce domaine”, est-il écrit. Pour
mettre en exergue ses “exigences” ayant
trait au “renforcement” des actions contre
l’impunité, la FIJ prévoit
d’organiser le 8 avril prochain, partout
dans le monde, une série d’actions
et d’évènements. Par ailleurs,
ce sont 126 journalistes qui sont encore
“sous les verrous” dans 23 pays dont l’Algérie.
Concernant notre pays, la puissante fédération
des journalistes a décidé
de mettre sur pied un “programme spécial”
pour contribuer à mettre fin au calvaire
des journalistes (emprisonnements, actes
de brimades, multiples manœuvres pour saborder
le travail des médias et autres intimidations
dont les pouvoirs publics algériens
sont coutumiers et dans lesquels ils excellent).
Aiden White rendra publiques, à partir
du 6 février prochain, les manifestations
de solidarité envers les journalistes
algériens et, notamment, envers Mohamed
Benchicou.
Bruxelles,
Azziouz
MOKHTARI |
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