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Le monde de la presse en Algérie

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Liberté de la presse en Algérie


 

FIJ / Rapport annuel sur l'état de la presse dans le monde

150 journalistes tués et 126 emprisonnés dans 23 pays dont l'Algérie

A partir du 6 février prochain, la FIJ rendra publics les détails concernant “le spécial Algérie” qu’elle mettra en œuvre pour exiger la libération de Benchicou, du correspondant d’El Khabar et la fin du harcèlement de la presse en Algérie.

A l’issue de la présentation du rapport annuel de la FIJ (Fédération internationale des journalistes), Aiden White a déclaré à des représentants de la presse algérienne : “Nous sommes préoccupés, au plus haut point, par le cas de Mohamed Benchicou.” “Tout d’abord”, parce que, selon lui, son emprisonnement est une atteinte grave, caricaturale à la liberté d’expression et aussi parce que les informations contradictoires concernant son état de santé nous inquiètent.” Le secrétaire général de la puissante organisation mondiale des journalistes affirme, aussi, lors de la même cérémonie : “Nous demanderons, dans une lettre ouverte qui sera rendueLa caricature de Dilem publique aujourd’hui, la libération immédiate et sans tergiversations de Benchicou ainsi que de celle du correspondant d’ El Khabar, arrêté, hier, dans le Sud algérien.” Concernant l’affaire du journaliste d’ El Khabar, Aiden White dit être “en train de réunir les éléments les plus précis pour organiser une riposte ferme et sans concession aux autorités algériennes”. Pour rappel, le document distribué, hier, à Bruxelles et traitant de l’état de la presse dans le monde mentionne que “150 journalistes et employés des médias ont été tués dans le monde en 2005”. “Ces meurtres inexpliqués, est-il consigné dans le fascicule, notamment en Irak, sont le fait de l’armée américaine.” Sur ce dossier, la FIJ demande une action de l’ONU contre “l’impunité”. Les pays les plus dangereux en 2005 sont l’Irak (35 journalistes tués), les Philippines (10 hommes de plume “descendus”), alors que la Colombie, le Mexique et Haïti restent au “hit-parade” des pays qui “flinguent”, régulièrement, les journalistes. Ce “triangle de la mort”, infesté de criminels “actifs” dans le marché de la drogue, a, une nouvelle fois, préservé sa réputation en révolvérisant 9 professionnels des médias. “Nombre d’entre eux, précise le rapport, ont été assassinés par des tueurs travaillant pour des factions politiques” ou des criminels agissant pour le compte de “narco-trafiquants”. La FIJ informe que dans 90% de cas de mort de journalistes “peu de recherches sérieuses ont été menées par les autorités et une poignée, seulement, de coupables ont été conduits vers les tribunaux”. “Une combinaison de corruption de police, d’incompétence du monde judiciaire et d’indifférence politique crée une culture de négligence en ce domaine”, est-il écrit. Pour mettre en exergue ses “exigences” ayant trait au “renforcement” des actions contre l’impunité, la FIJ prévoit d’organiser le 8 avril prochain, partout dans le monde, une série d’actions et d’évènements. Par ailleurs, ce sont 126 journalistes qui sont encore “sous les verrous” dans 23 pays dont l’Algérie. Concernant notre pays, la puissante fédération des journalistes a décidé de mettre sur pied un “programme spécial” pour contribuer à mettre fin au calvaire des journalistes (emprisonnements, actes de brimades, multiples manœuvres pour saborder le travail des médias et autres intimidations dont les pouvoirs publics algériens sont coutumiers et dans lesquels ils excellent). Aiden White rendra publiques, à partir du 6 février prochain, les manifestations de solidarité envers les journalistes algériens et, notamment, envers Mohamed Benchicou.

Bruxelles,

Azziouz MOKHTARI

 

© Le Soir d'Algérie du 24 janvier 2006

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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