Je
suis consterné par la condamnation
de mes confrères d’El Watan, Omar
Belhouchet et Chawki Amari et je leur témoigne,
ici, ma totale sympathie. Le verdict de
Jijel, tout comme la récente condamnation
du directeur d’Echourouk à un an
de prison sur plainte… de Kadhafi, est une
bien triste nouvelle pour notre corporation :
le pouvoir vient de nous signifier, à
l’approche de la présidentielle,
qu’il mettait fin au factice pacte de paix
avec la presse et qu’il entamait le retour
aux hostilités.
Devant
cette répression qui se profile,
notre presse est plus fragile et plus seule
que jamais. Il nous faut d’urgence un réflexe
unitaire afin de rebâtir les citadelles
de défense de la profession, une
véritable union des éditeurs,
un syndicat des journalistes et, surtout,
lancer des ponts en direction de la société.
Puisse cette mésaventure d’Omar Belhouchet
et Chawki Amari servir à ce déclic
salutaire.
Mohamed
BENCHICOU, directeur du quotidien
Le Matin (Algérie) suspendu depuis
2004 |
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