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Le monde de la presse en Algérie

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Liberté de la presse en Algérie


 

La liberté de la presse en Algérie

Une Ong interpelle le gouvernement italien

Face aux graves atteintes à la liberté de la presse allégrement menées par le gouvernement algérien qui, par l’instrument du pouvoir judiciaire, mène la vie dure aux journalistes indépendants depuis des années, dans le cadre d’une obtuse politique visant à museler la presse, en parfaite contradiction avec ses déclarations sur la bonne santé de la démocratie en Algérie, plusieurs Ong ont exprimé, ces derniers jours, leur solidarité avec les journalistes algériens.

L’une d’elles, considérée comme l’une des plus engagées dans la promotion de la liberté d’expression et la défense des journalistes persécutés par les gouvernements de leur pays, en l’occurrence Article 21, a accusé, dans un communiqué rendu public à Rome, le gouvernement algérien « de réduire ultérieurement les espaces de liberté pour la presse et les journalistes indépendants ». Dénonçant la récente condamnation à de lourdes peines de prison et à de fortes amendes de deux confrères du Soir d’Algérie, Fouad Boughanem et Hakim Laalam, Article 21 rappelle que « le gouvernement algérien conduit, depuis des années, une obstinée lutte contre l’indépendance de la presse ». L’Ong revient sur le cas dramatique du directeur du matin, en prison depuis un an, « coupable d’avoir publié des enquêtes critiques envers le pouvoir, obligeant de fait le journal à en suspendre la publication ». Article 21 demande aux autorités italiennes, et en particulier, au ministre des Affaires étrangères, Gianfranco Fini, lui-même journaliste, de « faire ce qui s’impose afin que soient libérés les journalistes algériens incarcérés, et qu’il soit permis aux représentants de Reporters sans frontières de se rendre à Alger pour assister à la manifestation, prévue pour le 14 juin prochain, en faveur de la liberté de la presse et de la libération des journalistes ». Article 21 estime qu’il est opportun que les autorités italiennes, qui, « grâce au rôle géostratégique joué par l’Italie dans la région du Maghreb, entreprennent des démarches concrètes en direction du gouvernement algérien et des institutions internationales (Union européenne, ONU, Cour supérieure des droits de l’homme), afin que soit rétablie la liberté de la presse en Algérie et que les voix indépendantes et critiques soient protégées et que les normes restrictives du code pénal, relatives au délit de diffamation, soient abrogées, comme demandé par le secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes, Alan White ».

Nacéra BENALI

 

 © El Watan du 18 mai 2005

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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