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Le monde de la presse en Algérie

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Liberté de la presse en Algérie


 

La Fédération Internationale des Journalistes / Centre maghrébin d'Alger

Communiqué

Le Guide Libyen satisfait par la justice algérienne en condamnant  deux journalistes et la suspension de leur journal à deux mois. La Fédération internationale des journalistes a dénoncé aujourd’hui avec la plus grande énergie la double décision du tribunal d’Alger de condamner en première instance la journaliste et le directeur de la publication arabophone Echourrouk El Youmi à six mois de prison ferme et de suspendre la parution du journal à deux mois.

Cette sanction, inique et inédite dans les annales judiciaires du pays, a été infligée suite à une plainte portée par le guide Libyen Mouamar El Kaddafi. Ce dernier se plaint des révélations rapportées par le journal Echourouk El Youmi au lendemain de la réunion qu’il a personnellement initiée dans la ville de Tambouktou   dans le but de créer «  le grand Etat du  Sahara ».

Dans les éditions du 3 et 12 août 2006,  la journaliste du quotidien Echourrouk El  Youmi a fait état, sur la base des témoignages des notables des Touaregs, d’une opération à multiples directions du guide Libyen afin de corrompre et soudoyer les différentes tribus de cette région.

«L’enquête et le reportage sont des droits et des devoirs sacrés pour les journalistes. C’est à la partie concernée par les écrits d’apporter la contradiction sur le même support médiatique et non pas profiter de législations répressives pour empêcher les journalistes de relater la réalité des faits », a déclaré Aiden White, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes.  La nouvelle sonne comme la fin d’une période de grâce. Le 5 juillet 2006, le président Bouteflika  a décrété une amnistie spéciale pour les journalistes poursuivis pour des délits de diffamation. Le maintien des articles du code pénal, prévoyant de lourdes peines pour les journalistes, ne fait aucun doute sur les visées du Pouvoir politique à réduire au maximum le champ des libertés. Les observateurs  de la scène médiatique redoutent une recrudescence des attaques contre la liberté de la presse.  

 « C’est une première invitation faite aux dictateurs du monde afin de  s’initier à l’art d’étouffer la liberté de la presse ainsi que toute manifestation démocratique en Algérie », a déclaré Nadir Benseba, coordinateur du Centre régional de la Fédération internationale des journalistes. Pour M. Anis Rahmani, directeur de la rédaction du journal Echourrouk El Youmi,  « le message livré par  tribunal d’Alger à travers ce verdict est clair : même si nous osons demain parler du Front Polisario et la sécurité des frontières dans la région du Maghreb, nous risquerons certainement de subir les foudres des Etats voisins ».

Deux autres journalistes, Arezki Aït Larbi, correspondant du journal  français Le Figaro, et Mourad Hamed , journaliste à El Khabar, sont poursuivis pour des délits de diffamation.

La Fédération internationale des journalistes, qui s’élève contre cet acharnement judiciaire sur les journalistes et le journal Echourrouk El Youmi, appelle la communauté des Etats du monde libre à agir avec force contre ces menaces inacceptables contre la liberté d’expression en Algérie.

Pour plus d’informations, merci de contacter le + 213 21 67 36 61

La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 117 pays

 

 Alger, le 31 octobre 2006

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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