Pour
outrage au président de la République,
le caricaturiste de Liberté a été
condamné à une amende de 50
mille dinars. Le chroniqueur de cette même
publication poursuivi pour le même
«délit» a été,
quant à lui, acquitté. En
revanche, l’ex-directeur de Liberté
a été condamné par
défaut à une année
de prison ferme. La publication a été
condamnée à une amende de
250 mille dinars.
Ce
verdict a été rendu hier par
le tribunal de Sidi M’hamed dans l’affaire
qui oppose, suite à une autosaisine
du ministère public, le chef de l’Etat
à Ali Dilem, Mustapha Hammouche et
Farid Alilat. Procès qui, pour rappel,
s’est déroulé le 10 mai dernier
et à l’issue duquel le procureur
de la République avait requis un
an d’emprisonnement ferme à l’encontre
des trois journalistes accusés d’outrage
au chef de l’Etat. Le tribunal d’Alger,
qui, chaque mardi, examine des affaires
de délits de presse, a renvoyé
au 7 juin le procès qui oppose Le
Soir d’Algérie et l’ancien directeur
de la communication des Douanes algériennes
au directeur de cette institution. Le renvoi
s’est fait à la demande de l’avocat
de Mohamed Slimani qui souhaite la présence
de Sid Ali Lebib «seul habilité
à dire quels propos il a jugés
diffamatoires» dans la mise au point
de Mohamed Slimani, publiée par notre
journal suite à la publication d’un
compte-rendu d’un procès qui concerne
la «mafia des conteneurs». Le
procès opposant L’Authentique à
l’APC de Birkhadem a été renvoyé
au 7 juin, date à laquelle devrait
être examinée une autre affaire
d’ El Watan.
Saïda
AZZOUZ |
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