On
apprend que le déjà très
célèbre caricaturiste algérien
Ali Dilem, plusieurs fois primé par
des organisations internationales oeuvrant
pour la liberté d'expression et les
droits de l’Homme, et emboîtant ainsi
le pas à son aîné Mohamed
Benchicou, lui, journaliste à la
plume incisive et lauréat du prestigieux prix
Pen International Barbara Goldsmith pour
la liberté d’écrire 2006,
vient d’être à son tour distingué
pour son talent et son courage par la puissante
organisation américaine Cartoonists
Rights Network Award
(CRN).
Rob
Russell, directeur du CRN, a rappelé
que « ce prix récompense
chaque année le dessinateur qui a
le plus marqué la scène internationale
par son travail et son combat au mépris
du danger .»
Le
récipiendaire sera donc reçu,
dans les tous prochains jours, au siège
de Cartoonists Rights Network International
à Denver, dans l'État du Colorado
(États-Unis), où une cérémonie
sera organisée en son honneur pour
la remise du prix. Cette organisation mondiale,
présente dans plusieurs pays, a pour
vocation « de promouvoir et de
soutenir les caricaturistes du monde entier. »
Un
prix si chargé de sens qui vient,
il faut le dire, à point nommé,
au moment où l’on continue à
jeter en prison des journalistes qui « osent »
faire leur travail au service de l’opinion
publique, à l’image de Mohamed Benchicou
qui croupit depuis deux ans dans la lugurbe
prison d’El-Harrach. Un prix doublement
lourd de sens même, si l’on sait qu’il
procède d’un pays où la presse,
façonnée par une tradition
de lutte constante pour la liberté
de ton, est capable d’asseoir fût-il
le président de la république
au banc des accusés.
Quoi
qu’il en soit, gageons que ce prix de plus
qui honore notre caricaturiste Ali Dilem
nous réconfortera dans nos espérences
les plus folles. Mohamed Benchicou l’a dit :
« La presse algérienne
sera libre, ou ne le sera pas. » Osons
croire qu’elle le sera.
Nous
y reviendrons avec des recoupements de presse
et autres.
Au
passage, nos félicitations, Dilem !
Mohamed
ZIANE-KHODJA |