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Libérez Benchicou !

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Liberté de la presse en Algérie


 Notre solidarité agissante avec Mohamed Benchicou

57e Anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme

Rassemblement pour la libération de Benchicou

La libération de Mohamed Benchicou, injustement incarcéré à la prison d’El Harrach, demeure au centre des préoccupations du Comité Benchicou pour les libertés. L’exigence de liberté pour notre confrère, inlassablement exprimée depuis le soir même de l’emprisonnement, le 14 juin 2004, a été réitérée avec force hier, à l’occasion d’un rassemblement dans l’enceinte de la Maison de la Presse Tahar-Djaout, à Alger.

Le ciel chargé, menaçant averses, n’a pas été pour décourager journalistes, militants politiques et citoyens épris de liberté et de justice qui, nombreux, ont été du rassemblement. Et qui mieux que l’infatigable militant des droits de l’homme, Me Ali Yahia Abdenour, pour nous rappeler, ce jour où le monde célèbre le 57ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, que “le procès intenté à Benchicou et son emprisonnement ont été une vengeance, à cause de son livre”. L’ex-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), dont la voix porte mieux qu’un mégaphone, ce jour défaillant, n’a pas raté, à l’occasion, de brocarder le pouvoir qu’il a qualifié de dictatorial. Hier, c’était un jour de prison de trop pour Benchicou qui subit les affres de la geôle depuis 545 jours. En ce jour de trop, Lazhari Labter, journaliste, écrivain et poète, a rendu hommage à Mohamed Benchicou pour “le combat qu’il a mené et qu’il poursuit de mener, même depuis la prison”. Avant de céder la parole à Khaled Guermah, père du premier martyr “du Printemps noir”, qui a renouvelé la solidarité du mouvement citoyen avec Benchicou, Labter a lâché : “nous sommes tous des Benchicou en sursis.” L’affirmation ne souffre aucune exagération, au regard de ce que la corporation subit comme harcèlements. Des harcèlements que le Comité Benchicou pour les libertés a dénoncé dans sa déclaration liminaire à la manifestation publique qu’il a organisée. “14 journalistes menacés de prison, suite à des condamnations fermes prononcées à leur encontre par les seuls tribunal et cour d’Alger. La liste des journalistes condamnés à la prison ferme, inaugurée en avril dernier, risque de s’allonger au vu du durcissement de l’attitude du régime à l’égard de la presse privée”, note la déclaration, poursuivant : “Des dizaines de procédures judiciaires sont actuellement en cours pour délits de presse à l’encontre des journaux privés. Mohamed Benchicou, condamné à 2 ans de prison et enfermé à El Harrach depuis le 14 juin 2004, totalise à lui seul une trentaine de procès pour diffamation connus à ce jour, alors même que le journal Le Matin qu’il dirige est fermé par décision administrative depuis juillet 2004. A ces mesures détournées et destinées à installer la peur et la censure en induisant les réflexes d’autocensure chez les journalistes, s’ajoute le harcèlement multiforme dirigé par les potentats locaux contre les correspondants de presse dans les régions d’Algérie.” Le Comité Benchicou pour les libertés, fort de ce constat, a réclamé, outre la libération de Mohamed Benchicou, l’arrêt du harcèlement judiciaire et policier des journalistes. Le comité a par ailleurs fait appel “aux instances onusiennes, en particulier au Comité des droits de l’homme chargé de surveiller la mise en œuvre des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques pour exiger des pouvoirs publics algériens le respect de l’article 19.2 dudit pacte ratifié, auquel l’Algérie est partie depuis 1989”.

Sofiane AÏT-IFLIS

 

 © Le Soir d'Algérie  du 11 décembre 2005

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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