Déclaration
lue au cours du rassemblement du 30/01/2006,
pour saluer le combat pour la liberté
de la presse et la liberté d’expression.
“Ils
ont essayé, hier, d’éteindre
notre plume avec le souffle de la mort et
ont dû abdiquer devant son immortalité.
Ils ont essayé, hier, d’éteindre
notre plume avec le vent de l’exil et ont
trébuché sur nos racines.
Regardez-les qui s’acharnent aujourd’hui
à vouloir l’éteindre avec
le glaive du juge et le froid de la prison.
Alors, levons-nous, Bachir mon frère,
et annonçons à partir de nos
geôles, toi, de ton cachot d’El Bayadh,
moi, de ma cellule d’El Harrach, au milieu
des fils de notre peuple annonçons
aux cœurs qui battent pour le destin algérien,
annonçons aux montagnes fatiguées
et aux mémoires outragées,
à notre terre orgueilleuse et aux
printemps inexorables, à nos femmes
résolues et aux hommes humbles, annonçons
que la flamme de la plume libre attisée
par les braises des serments faits aux martyrs
a déjà triomphé du
froid de la prison. Jurons de nos bagnes,
Bachir, que nous la garderons allumée
tant que durera la nuit sur notre peuple,
car notre plume lui appartient et que nous
lui sommes redevables de mille lumières.
Elle l’éclairera obstinément
comme un phare insolent planté dans
l’océan du malheur pour indiquer
les rades de l’espoir”.
QASSAMAN
Mohamed
BENCHICOU |
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