Quelque
200 personnes ont participé à
l’hommage rendu à Hachemi Chérif
au stand du MDS à la fête du
journal L’Humanité. Portraits et
écrits du défunt, livre de
condoléances signé par des
centaines de visiteurs algériens,
français et maghrébins. Certains
signaient simplement «merci»,
d’autres écrivaient deux à
trois phrases. Portrait aussi de Mohamed
Benchicou et signatures de pétitions
pour sa libération, la relaxe des
journalistes condamnés et le respect
de la liberté de la presse.
En
2004, à cette même fête
de L’Humanité, plus de 3 000 personnes
ont signé l’appel à la libération
de Mohamed Benchicou. Dimanche, donc, aux
environs de 15h, après une minute
de silence, une présentation d’une
brève biographie de l’ancien secrétaire
général du MDS, un débat
animé par Mustapha Benallègue,
membre de la direction du parti, a porté
sur le projet de charte et de réconciliation
nationale. Le MDS a saisi l’occasion pour
réaffirmer ses positions de principe
et d’appeler au boycott du scrutin du 29
septembre. Car, explique un membre de la
direction, «voter non, c’est cautionner
par notre vote le projet de réhabilitation
de l’islamisme». Parmi les intervenants,
des journalistes, des militants, des femmes
dont Zazi Sadou. «On est tous pour
la paix, mais pas à n’importe quel
prix», s’est écriée
une jeune femme fortement applaudie, pour
qui on ne peut pardonner à des gens
qui ne demandent même pas le pardon
à leurs victimes. Le débat
a également porté sur la liberté
de la presse, l’exigence de la libération
de Mohamed Benchicou au moment où
le pouvoir s’apprête à libérer
les islamistes. A ce propos, vendredi soir,
à l’agora de L’Humanité, un
débat sur la liberté de la
presse en Algérie a été
animé par Jean-François Téaldi,
responsable du SNJ-CGT (syndicat des journalistes
français) en présence de Pierre
Barbancey (Humanité), H. Zerrouky
et Y. Rezzoug, anciens journalistes du Matin,
et Arezki Metref, membre du Collectif pour
la liberté de la presse en Algérie.
Un débat en présence de plusieurs
centaines de personnes, clôturé
par un récital de Ferhat Mehenni
et du groupe de Boudji, qui ont tous deux
dédié leurs spectacles à
Mohamed Benchicou et les journalistes algériens.
Le Collectif pour la liberté de la
presse, dont Fatiha Benchicou et Ghania
Hammadou, était présent au
stand d’ Alger républicain où
des centaines de personnes ont signé
les pétitions mises à leur
disposition. L’Algérie était
également à l’honneur au stand
des «Amis de L’Humanité»,
dont Henri Alleg, 84 ans, qui vient de publier
Mémoire algérienne aux Editions
Stock, était la vedette. Un espace
qui a vu également la participation
de la journaliste du Monde, Florence Beaugé
qui vient également de publier un
livre de témoignages sur les atrocités
de l’armée coloniale Une guerre sans
gloire aux Editions Calmann-Levy. Dans cette
immense fête populaire, il y avait
un autre stand algérien «Kabylie»
où Ferhat a animé un débat
sur la situation de cette région
qui a connu des années mouvementées.
Le stand du MDS était situé
au Village du monde où se trouvaient
les stands du PADS, du FFS — ce dernier
participait pour la première fois
à la fête de L’Humanité
— de la fondation Matoub et ceux de nombreux
partis et mouvements progressistes européens,
arabes, africains et asiatiques. Un espace
qui a connu l’affluence des grands jours.
Selon les médias français,
600 000 personnes ont participé à
la fête de L’Humanité où
entre débats, musique — plus d’une
centaine de groupes de rock, funk, rapp,
et chanteurs se sont produits — qui avait
débuté vendredi soir pour
se terminer tard dans la soirée de
dimanche.
Hassane
ZERROUKY |
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