Mohamed
Benchicou retrouve, en ce mercredi 14 juin
2006, une liberté dont il était
privé durant deux années pour
avoir osé aller à l’encontre
du fait accompli politico-médiatique
imposé à la nation. Le 14
juin 2004, Benchicou, incarnation de cette
presse autonome et jalouse de sa liberé,
est jeté en prison.
Il
paiera, comme Hafnaoui Ghoul avant lui,
le prix de ses impertinences et de ses oppositions
à l’ordre établi. La mobilisation
extraordinaire de la corporation que le
syndicat s’était fait le devoir de
mener à travers notamment la création
d’un “comité national pour libérer
Benchicou et Hafnaoui Ghoul”, — comité
entre-temps squatté et dénaturé
— tout comme la solidarité nationale
et internationale n’ont, il faut bien l’avouer,
pas eu raison de l’entêtement du pouvoir
à pénaliser une plume et un
journal, Le Matin, suspendu depuis. Ce mercredi,
Benchicou aura donc purgé l’intégralité
de sa peine inique avec, en plus, cette
volonté d’humilier un homme dont
le procès avait été
sciemment extrait du registre des délits
de presse. Le Syndicat national des journalistes
qui a érigé la libération
de Benchicou en un combat permanent ne peut
que se réjouir de ce que le calvaire
de l’homme ait pris fin. Le syndicat qui
ne cède pas à l’euphorie festive
dont il a été exclu à
dessein ne retient de ce 14 juin 2006 que
l’essentiel : la liberté retrouvée
d’un homme et le combat qui interpelle plus
que jamais la corporation des journalistes
algériens. Pour que la liberté
de la presse et d’expression demeure une
réalité et préservée
de toutes sortes de menaces.
P
/ le Syndicat national des journalistes
Le secrétaire général
par intérim, Kamel AMARNI |
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