La
Fédération Internationale
des Journalistes (FIJ) a déclaré
aujourd'hui que la condamnation de Boukraa
pour un article d'investigation sur la police
locale, est clairement une tentative d'intimider
le journaliste.
Noureddine
Boukraa a été condamné
ce dimanche à 3 mois de prison avec
sursis, ainsi qu'au paiement d'une amende
d'environ 300 euros, après avoir
été reconnu coupable des faits
reprochés contre lui dans une plainte
déposée par le chef de la
Sûreté de la wilaya de Annaba,
Mr. Draia Messaoud. Celle-ci étant
liée à un article daté
du 12 novembre 2007, dans lequel le journaliste
dénonçait un trafic d'influence
au sein des services de police locale.
« Cette
affaire est une mascarade qui indique une
volonté des autorités d'intimider
Noureddine et d'autres journalistes algériens
dont les articles d'investigation sont critiques
à l'égard du gouvernement,
» a déclaré le Secrétaire
General de la FIJ, Aidan White. « Il
y existe actuellement une multiplication
des tentatives d'attaquer les journalistes
afin de créer une atmosphère
hostile au journalisme indépendant.»
Les
autorités avaient initialement requis
un an de prison contre Boukraa pour «
divulgation du secret de l'instruction,
utilisation de documents confidentiels,
atteinte à l'honneur de l'appareil
d'Etat et diffamation.»
Ce
n'est pas la première fois que Boukraa
fait face à des accusations liées
à son travail journalistique. L'année
dernière, il fut détenu sur
plainte d'un industriel, Ahmed Zaim, qui
avait été accusé de
corruption de juges, dans un article publié
en 2005 dans le quotidien Echourouk.
La
FIJ et son affilié algérien,
le Syndicat National des Journalistes (SNJ)
exhortent les autorités
à amender les dispositions du code
pénal prévoyant l'emprisonnement
des journalistes pour délit de presse,
et à assurer des procès équitables
pour les media.
« Ces
attaques individuelles et ciblées
contre les journalistes sont favorisées
par un code pénal particulièrement
répressif à l'encontre de
la presse », a indiqué
Nadir Benseba, coordinateur du Centre d'Alger
de la Fédération Internationale
des Journalistes. "Nous appelons les
responsables du gouvernement a relâcher
cette pression sur les media et à
leur permettre de travailler librement.»
Pour
plus d’informations: +32 2 235 22 00
Nadir
BENSEBA, Coordinateur
chargé des programmes au centre d'Alger
de la Fédération Internationale
des Journalistes.
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