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Mehdi El Djezaïri

Réponse à Mme la ministre de la Culture

Non Madame, mon livre n’est pas une chose. Poutakhine est le résultat romancé de vingt-deux années d’observations de la société algérienne dans toutes ses meurtrissures et dont vous êtes seuls, avec vos pairs, responsables devant l’histoire et devant Dieu. Mon livre raconte sereinement les catastrophes de vos seules gouvernances successives de l’indépendance à nos jours. Le président de la République ne tient pas plus de quatre pages dans mon livre et sans aucune insulte, sauf à considérer la critique politique comme insulte. Je vous défie de m’en sortir une seule : allez Mme courage ! Cherchez ! Mon livre raconte comment vos politiques jettent tous les jours nos enfants à la mer et à la mort. C’est les gouvernants qu’on devrait juger et punir : pas les harraga, leurs victimes. Voilà le genre « d’insultes » que vous trouverez dans mon livre.

Mon livre raconte ces feux de révolte qui s’allument tous les jours contre vous et vos mauvaises gouvernances pour dire le ras-le-bol du peuple. Mon livre raconte tranquillement les larmes et les plaies des mamans pleurant encore et encore leurs enfants mangés par la mer, mangés surtout pas vos bricolages culturels permanents : vos cirques sans fauves et sans âme. Mon livre raconte nos mal-vies cumulées et vos nombreuses et diverses corruptions morales et intellectuelles. Il raconte, il raconte, il raconte ; il vous raconte surtout.

Non Mme, je n’ai pas l’honneur et la grandeur d’être Roger Garaudy : comme tous les sots et les sottes, en voulant m’insulter, vous me rendez le plus grand des hommages en me comparant à Roger Garaudy : le grand Garaudy. Roger Garaudy, sachez-le madame, est un grand scientifique, philosophe et humaniste. C’est un grand résistant qui s’est battu les armes à la main contre le fascisme et la barbarie nazie pendant que d’autres juifs sionistes soutenaient Hitler. Il a été déporté, chez nous en Algérie, à Djelfa, en tant que militant et résistant contre les injustices et les barbaries des nazis contre les juifs.

Garaudy a été de toutes les luttes et de tous les combats justes. A ce titre, il a soutenu notre lutte de Libération nationale. Il a été porteur de valises. Son dernier combat est actuel : il soutient et se bat comme un tigre pour les Palestiniens. A ce titre, il dénonce les barbaries et les mensonges sionistes. Son livre les Mythes fondateurs de la politique israélienne a mis à nu toutes les thèses, les mensonges et tromperies qui justifient les barbaries sionistes y compris les dernières à Ghaza. A ce jour, son livre n’a reçu aucune contradiction sérieuse. Comme vous savez madame, en France tout ce qui est antisioniste est immédiatement assimilé à de l’antisémitisme et à l’antijudaïsme (loi Gayssot). Tout ce qui est ou peut paraître comme antisioniste est violemment désigné comme antisémiste et donc raciste. Le général de Gaulle en a fait les frais. L’abbé Pierre aussi, le plus aimé des Français, a connu aussi l’outrance d’être chassé et boycotté par les sionistes. Roger Garaudy qui n’est pas, n’a jamais été négationniste, en est mort politiquement et médiatiquement : c’est la volonté des sionistes français. Il est victime comme des centaines et des milliers d’autres patriotes français des mégas sionistes comme l’est actuellement Dominique de Villepin, victime expiatoire lui aussi (discours de New York) du Sarko-sionisme au travers de l’affaire Calstream.

Mehdi EL DJEZAÏRI

© El Watan du 1 novembre 2009

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie

 

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