Les
signataires demandent également la libération
du directeur du Matin, Mohamed Benchicou dont l’état
de santé est préoccupant.
Depuis mardi,
date du - verdict rendu par la - justice algérienne
qui a condamné cinq de nos consoeurs et confrères
du journal le Matin à plusieurs mois de prison
ferme, la solidarité avec Youssef Rezzoug, Abla
Chérif, Yasmine Ferroukhy et Hassane Zerrouky
(également journaliste à l’Humanité)
et Mohamed Benchicou (dont la demande de mise en liberté
a été refusée malgré l’aggravation
de son état de santé) ne cesse de grandir.
L’appel lancé par notre journal - dont on trouvera
le texte ci-dessous - est approuvé par des dizaines
et des dizaines de personnalités, du monde politique,
culturel, syndical et de la presse. D’horizons les plus
divers, elles partagent toutes cette volonté
de défendre la liberté de la presse et
la liberté d’expression. Comme elles l’ont fait
pour Florence Aubenas, elles se mobilisent aujourd’hui
pour exiger la relaxe de ces journalistes et la libération
de leur directeur, Mohamed Benchicou.
Des quatre coins
de France, les échos qui nous parviennent témoignent
de l’émotion ressentie par les démocrates
et les progressistes français. Un peu partout
des rassemblements se préparent. Ce sera, par
exemple, le cas à Nice, mardi 26 avril à
18 heures devant la gare SNCF. Dans les Alpes-Maritimes,
le journal communiste PCA hebdo a d’ailleurs décidé
de relayer la campagne de l’Humanité. À
Paris, une manifestation est en préparation.
L’appel que nous publions est également mis « en
ligne » afin de permettre la popularisation
la plus large. Que tout le monde s’en saisisse. Les
avocats des journalistes ont fait appel de la décision
d’emprisonnement. La cour doit statuer dans les trois
mois. D’ici là, soyons des centaines de milliers
à exprimer notre refus d’un tel verdict.
Pierre
BARBANCEY |
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