Pour signer
la pétition, envoyez vos coordonnées (mon,
prénom, fonction, entreprise, ville, mail) à
l’adresse suivante
petitionpressealgerie@yahoo.fr
La pétition
sera ensuite communiquée aux médias français
et algériens, et sera également transmise
aux représentations diplomatiques et consulaires
de l’Algérie en France.
Mohamed Benchicou,
directeur de publication du quotidien algérien
Le Matin, est en prison depuis le 14 juin 2004, suite
à un jugement le condamnant à deux ans
de prison ferme. Un verdict qui parachève plusieurs
mois de harcèlement judiciaire. Benchicou est
l’auteur d’une biographie critique du président
Abdelaziz Bouteflika ainsi que de nombreux articles
dénonçant les dérives de ce dernier.
Hafnaoui Ghoul, correspondant du quotidien algérien
El Youm et militant des droits de l’homme a été
condamné, le 9 juin 2004, à deux mois
de prison ferme. Il avait révélé
le décès par négligence de treize
nourrissons dans l’hôpital de la ville de Djelfa
(300 kilomètres au sud d’Alger). Ghoul était
en résidence surveillée depuis le 15 février
2003 et subissait de fortes pressions de l’administration
locale et des services de sécurité.
Cet usage pervers
de la justice pour faire taire les voix libres et citoyennes
s’accomplit dans une Algérie où la confusion
des pouvoirs a largement ouvert la voie à l’autocratie
et à l’impunité. Les graves attaques ciblant
la liberté de la presse sont accompagnées
par tout un arsenal répressif qui étouffe
toute expression, toute initiative citoyenne. Une Constitution
systématiquement bafouée, un code pénal
liberticide, le maintien illégal de l’état
d’urgence depuis douze ans, le refus d’agrément
d’associations, de journaux indépendants, de
syndicats autonomes, l’interdiction des manifestations
publiques, l’usage de la torture et la censure d’Etat,
le harcèlement policier contre les journalistes,
les pressions fiscales ciblant des titres indépendants,
les menaces nominatives proférées à
l’encontre de journalistes par des imams étatiques,
etc., l’Algérie est l’otage d’un pouvoir dictatorial
et autiste. Son seul mode de communication avec la société
reste la répression, la prison, la matraque.
Mohamed Benchicou et Hafnaoui Ghoul viennent d’en faire
les frais. Et la liste est déjà assez
longue depuis des années. Trop longue.
Nous ne pouvons
rester indifférents devant cette grave et énième
atteinte aux libertés individuelles et collectives.
Solidaires des deux journalistes emprisonnés,
solidaires de la presse algérienne et de combat
pour la liberté, toutes les libertés,
nous, signataires de cette pétition :
exigeons
la libération immédiate de Mohamed
Benchicou et de Hafnaoui Ghoul,
alertons
l’opinion publique en France, en Algérie
et ailleurs de par le monde quant à la gravité
des violations des droits humains en Algérie,
dénonçons
l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire qui
a conduit à l’incarcération des deux
journalistes,
soutenons
toutes les initiatives dans le sens de la libération
des deux journalistes,
appelons
les autorités algériennes à
respecter les libertés et les droits fondamentaux
en Algérie en accord avec les pactes internationaux
sur le respect des droits de l’homme ratifiés
par l’Algérie.
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