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Affaire Benchicou : L'arbitraire

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Liberté de la presse en Algérie


Notre solidarité agissante avec Mohamed Benchicou

Mme benchicou saisit le Parlement européen

"Le droit à l'information est en danger"

A l'initiative de l'association apolitique des travailleurs maghrébins en France, Mme Fatiha Benchicou, épouse du directeur du journal Le Matin, a animé mercredi après-midi une conférence de presse au siège du Parlement européen à Strasbourg. 27 journalistes ont pris part à cette conférence, et ce malgré l'effervescence qui régnait à l'hémicycle européen en raison des élections des vice-présidents du Parlement.

Mme Benchicou a fait un exposé sur l'état des lieux et la situation de la presse depuis l'élection présidentielle du 8 avril dernier. On apprendra que beaucoup de parlementaires, notamment ceux de la gauche française, dont Francis Wurtz, ont réaffirmé leur engagement pour la liberté d'expression en Algérie et la libération des journalistes incarcérés. M. Wurtz, qui a participé à la conférence de presse, a tenu à faire le portrait de M. Benchicou. « C'est un homme connu et respecté en Algérie », affirme-t-il, avant de préciser que son aura est la résultante de « la constance de ses opinions ». Il ne manquera pas de renouveler son engagement personnel pour la libération des journalistes emprisonnés, notamment le directeur du Matin. Il dira que si le problème reste posé d'ici la rentrée parlementaire en septembre, il saisira personnellement le Parlement européen. Les Algériens en exil n'attendent pas moins de la France. « La France des droits de l'Homme », nous dira Mme Benchicou, « ne peut fermer les yeux sur la question des droits de l'Homme en Algérie ». « La France bloque l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne par rapport à la question des droits de l'Homme, on n'attend pas moins d'elle pour l'accord d'association signé avec l'Algérie », a-t-elle ajouté. Selon Mme Benchicou, la France doit faire respecter la clause des droits de l'Homme explicitée dans l'accord d'association. Mme Benchicou avait, rappelons-le, lancé un appel au cours de cette réunion pour la libération de son mari incarcéré depuis le 14 juin dernier. « Le droit à l'information est aujourd'hui en danger en Algérie », a-elle dénoncé. Elle soupçonne le Pouvoir de manigancer pour revenir à la situation d'avant-1988. La presse écrite, pluraliste et diversifiée, subit « la plus grande répression de son histoire depuis l'ouverture de 1988 », a-t-elle noté. Mme Benchicou n'a pas omis le cas de deux autres journalistes incarcérés depuis l'élection présidentielle. La saignée financière du journal était également à l'ordre du jour au cours de la conférence de presse. Mme Benchicou a indiqué que le quotidien Le Matin est sommé de payer une importante facture d'imprimerie sous peine de voir le journal suspendu dès dimanche. En rappelant que l'Etat détenait le monopole des imprimeries, elle soulignera que « le Pouvoir utilise tous les moyens pour mettre la presse au pas ». Mme Benchicou retracera pour les journalistes européens les actions entamées en Algérie et la communauté algérienne en France pour la libération des journalistes. « Se taire aujourd'hui sur ce que subit la presse algérienne ne peut qu'affermir la volonté répressive du Pouvoir. C'est un combat pour les libertés que nous menons en exigeant, d'abord, la libération des journalistes », conclut-elle.

Ghada HAMROUCHE

 

© Le Matin du 24 juin 2004

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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