Quel crime
a donc commis Mohamed Benchicou qui justifie qu'on l'assassine
à petit feu, qu'on le laisse mourir lentement
derrière les murs de la prison ?
Après
40 jours d'incarcération, les nouvelles de sa
santé qui nous parviennent de la prison d'El
Harrach où il est enfermé sont alarmantes.
Les dernières informations émanant de
ses avocats, auparavant très mesurés,
nous font craindre le pire. Samedi, dans la matinée,
en raison d'une baisse de tension anormale, notre confrère
et ami a été mis sous perfusion. Mohamed
Benchicou n'est pas homme à se plaindre, il a
supporté, au nom de la défense du droit
à l'expression, du pluralisme et de la liberté
de la presse bien des épreuves. Mais aujourd'hui,
c'est sa vie qui est en danger.
Nous savons que
l'acharnement des pouvoirs publics contre son journal,
de nouveau suspendu à l'impression hier, et le
retard pris délibérément dans la
fixation de la date de son procès en appel sont
les facteurs déclenchants de la dégradation
de sa santé. Il faut faire vite. Chaque jour
qu'il passe entre les murs de la prison ruine une peu
plus sa santé. Nous ne nous tairons pas, nous
voulons que Mohamed Benchicou soit rendu à ses
enfants, à son journal, à sa famille professionnelle,
sain et sauf.
Nous disons :
ça suffit ! Trêve au massacre des journalistes,
trêve au massacre de la presse libre !
Signataires
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