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Affaire Benchicou : L'arbitraire

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Liberté de la presse en Algérie


Notre solidarité agissante avec Mohamed Benchicou

Parce qu'ils ont l'Algérie au coeur

Des dizaines de nouvelles signatures sont arrivées au journal. Bertrand Delanoë est intervenu auprès d’Abdelaziz Bouteflika.

Après Nice, c’est à Marseille qu’un rassemblement a eu lieu en solidarité avec nos confrères algériens qui viennent d’être condamnés à des peines de prison ferme alors que le directeur du Matin, Mohamed Benchicou, est enfermé depuis plus de dix mois. Devant le consulat d’Algérie de la cité phocéenne, les manifestants - parmi lesquels des représentants du RAP (Rassemblement pour une Algérie progressiste) et de la fédération des Bouches-du-Rhône du PCF - ont redit leur détermination à poursuivre leur mobilisation. De prochaines initiatives pourraient avoir lieu dans les semaines qui viennent. La campagne développée par l’Humanité et l’appel lancé dans ses colonnes rencontrent un large écho. Des centaines de signatures émanant de différentes entreprises françaises (les cheminots, par exemple, se sont particulièrement exprimés) témoignent du relais dans l’Hexagone. Parallèlement, de nouvelles personnalités ont signé la demande de relaxe et l’appel pour la libération de Benchicou. C’est le cas entre autres de l’écrivain, ancien ministre et ancien déporté, Jorge Semprun, Mgr Gaillot et Ivan Levaï.

Par ailleurs, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en visite officiel à Alger, s’est ému du sort réservé aux journalistes algériens et en particulier à nos consoeurs et confrères du Matin. À l’occasion de ses diverses rencontres, le premier magistrat de Paris s’en est ouvert à ses interlocuteurs. Il a réitéré cette démarche auprès du président algérien Bouteflika. Alors que les avocats des journalistes condamnés en première instance ont déposé le recours en appel, quel va être l’attitude des autorités ? Elles ont les moyens de régler l’affaire, en faisant savoir qu’elles souhaitent une réforme du Code pénal, particulièrement répressif contre la presse, afin de l’assouplir mais aussi en empêchant toutes les institutions dépendant du pouvoir d’ester en justice sous prétexte de diffamation ou d’atteinte à la personne du président.

La liste des signataires de l’appel de l’Humanité devrait également dessiller les plus hautes instances algériennes. Pour l’essentiel, il s’agit de personnalités qui se sont toujours élevées contre les guerres coloniales ou ont toujours eu à coeur de développer avec l’Algérie un partenariat basé sur l’égalité, la reconnaissance mutuelle et l’échange entre les peuples. À Nantes, par exemple, c’est le représentant de l’ACA (Association pour la cause anti-coloniale) de Loire-Atlantique qui s’est fait le relais de notre campagne et de la pétition intitulée « Pour la liberté en Algérie ». Joseph Lucas a interpellé les médias de l’ouest de la France, Presse-Océan et Ouest-France. « Ce quotidien s’est fait l’écho de l’initiative en lui accordant une place non négligeable », nous a fait savoir Joseph Lucas.

L’avocat, Mustapha Farouk Ksentini, proche collaborateur d’Abdelaziz Bouteflika, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) en Algérie, de passage à Bruxelles où il devait s’exprimer devant le Parlement européen, a redit que selon lui « l’incarcération de Mohamed Benchicou est contre-productive ». C’est pourquoi sa mise en liberté et la relaxe des quatre journalistes du Matin sont des impératifs démocratiques.

Pierre BARBANCEY

 

© l'Humanité, 29 avril 2005

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie



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