Initialement
annoncée pour le 1er juillet, l'entrée
en vigueur de l'accord d'association entre l'Algérie
et l'Union européenne (UE), paraphé le
19 décembre 2001 à Bruxelles et signé
le 22 avril 2002 à Valence (Espagne), est prévue
pour le 1er septembre prochain, au terme de la procédure
prévue par la réglementation de l'UE,
a indiqué hier une source européenne à
l'APS. En mai dernier,
M. Abdelaziz Belkhadem, alors ministre des Affaires
étrangères, avait déclaré,
lors d'une intervention devant les étudiants
de l'Ecole supérieure du commerce, que l'entrée
en vigueur de l'accord d'association avec l'UE est prévue
le 1er juillet 2005.
Ainsi et selon
cette même source européenne, le premier
conseil d'association devrait se tenir dès la
fin de l'année en cours, à la lumière
des entretiens qu'aura à Alger la commissaire
européenne chargée des relation extérieures
et de la politique de voisinage, Mme Benita Ferrero
Waldner. Cette dernière
est d'ailleurs attendue à Alger demain pour une
première visite de deux jours où elle
devrait s'entretenir avec le président de la
République et le ministre des Affaires étrangères.
L'accord d'association
a été ratifié en mars dernier par
l'APN et le Conseil de la nation. C'est dans ce contexte
que le dernier sommet de l'UE, les 16 et 17 juin derniers,
s'est félicité de la ratification de l'accord
par les 15 et l'Algérie et demandé à
l'exécutif et au haut représentant pour
la politique extérieure et la sécurité
commune de faire régulièrement des rapports
sur les progrès accomplis. L'exécutif
européen va préparer un rapport national
sur l'Algérie qui servira de base, pour l'organe
exécutif de l'UE, des futurs pourparlers avec
l'Algérie. L'accord d'association
prévoit notamment de réduire graduellement
les droits de douanes et taxes d'effet équivalent
applicables aux importations algériennes de l'UE.
Ainsi, dès l'entrée en vigueur de l'accord,
les droits appliqués aux importations des matières
premières sont carrément supprimés.
Deux ans après
l'entrée en vigueur, les droits appliqués
aux semi-produits et aux équipements industriels
et agricoles commencent à baisser de 20% du droit
de base, puis de 30% l'année suivante, puis de
40%, 60%, 80% pour être enfin éliminés
au bout de 7 ans. Les droits appliqués aux autres
produits connaîtront une baisse annuelle de 10%,
pour atteindre 5% du droit de base durant la 11ème
année avant d'être entièrement supprimés
12 ans après l'entrée en vigueur de l'accord.
Par réciprocité, les produits d'Algérie
bénéficient du même régime.
D'un commun accord,
ce calendrier peut être révisé par
le comité d'association en cas de «difficultés
graves» pour un produit donné de même
que des mesures exceptionnelles de durée limitée
peuvent être appliquées, par l'Algérie,
aux industries naissantes ou à certains secteurs
en restructuration. Au plus tard le 1er janvier 2006,
l'Algérie doit éliminer le droit additionnel
provisoire (DAP) appliqué à certaines
importations industrielles. Dans l'hypothèse
d'une adhésion de l'Algérie à l'OMC,
les droits applicables seront équivalents aux
taux consolidés à l'OMC ou à un
taux inférieur effectivement appliqué
lors de l'adhésion. Les produits
agricoles, les produits agricoles transformés
et les produits de la pêche ne sont pas concernés
par ce calendrier car leurs échanges sont régis
par des protocoles. Six ans après l'entrée
en vigueur de l'accord d'association, l'Algérie
et l'UE doivent fixer les mesures de libéralisation
de ces produits. Le deuxième
volet a trait à la libre circulation des capitaux
concernant les investissements directs en Algérie
ainsi que la liquidation et le rapatriement du produit
de ces investissements. Le 3ème volet, selon
les termes de l'accord, prévoit de favoriser
les échanges humains dans le cadre des procédures
administratives. Le quatrième
point prévoit de fournir un cadre approprié
au dialogue politique entre les parties signataires
afin de permettre le renforcement de leurs relations
et de leur coopération. Les deux derniers
chapitres appellent à respecter les principes
démocratiques et les droits de l'Homme, et à
encourager l'intégration maghrébine. |
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