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Double commémoration du Printemps Amazigh / 20 avril 1980 - Avril 2001 - 20 avril 2009


  

Pr. Abderrezak Dourari

« La lutte pour l’amazighité a redonné à l’Algérie sa véritable identité »

El Watan / 21.04.2009. 29 ans après les événements du printemps berbère d’avril 1980, durant lesquels se sont cristallisées les luttes identitaires et les revendications linguistiques amazighes, quel regard porte le chercheur en tamazight que vous êtes sur le chemin parcouru par la cause amazighe ?
La question de l’amazighité, véritable socle de l’identité de la majorité écrasante des Maghrébins, est d’abord une question citoyenne et démocratique. En 1980, Mouloud Mammeri, intellectuel algérien de grande facture, voulait présenter une conférence sur les poèmes kabyles anciens. La conférence a été interdite et ce fut le déclenchement d’une crise qui a pu, sur le long terme, accoucher de plus grands espaces de liberté. Les sacrifices des acteurs du 20 avril 1980, la rectitude de leur discours sur les libertés collectives et individuelles, sur la démocratie, sur la nécessaire reconnaissance de l’amazighité historique de l’Algérie et du Maghreb, sur la reconnaissance des langues algériennes populaires (l’arabe algérien et les variétés de tamazight) dans une société, un Etat-nation fonctionnant au profit de tous, ont permis d’ouvrir la voie à l’usage de l’intelligence pour remplacer progressivement la brutalité...
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Mouloud Mammeri et Matoub Lounès

Deux hommes, un combat

Mouloud Mammeri et Matoub Lounès : deux hommes, un combatL'Expression / 21.04.2009. Parmi toutes celles et tous ceux qui ont milité pour la cause berbère, les fils de Taourirt Mimoun et de Taourirt Moussa (deux villages des Ath Douala) sont les plus connus de tous. Saïd Boulifa, Mohamed Sail, Ali Liameche, Benaï Ouali, Amar Ath Hamouda, Mbarek Aït Menguellet, Idir Aït Amrane, Bessaoud Mohand Arab, Mohamed Haroun, Ferhat Mhenni, Khalifati Mohand Ameqran, Mohya, Slimane Azem, Taous Amrouche...Combien sont-ils les militants aguerris de la cause berbère, depuis ses premiers balbutiements, à se sacrifier, quitte pour certains à y laisser leur âme et pour d’autres la préserver au service de la cause, en ce sens qu’il ne faut pas avoir peur d’affronter la mort quand il s’agit de vivre jusqu’au bout de son idéal pour rendre esprit à la langue et culture Amazighes... > Lire la suite


Hacène Hirèche

Réflexions sur des printemps clairs-obscurs

Hacène Hirèche : Réflexions sur des printemps clairs-obscursEl Watan / 21.04.2009. Reprenons d’abord les données factuelles. 10 mars 1980 : cela fait pratiquement 1/3 de siècle ! Ce jour-là, le paisible savant Mouloud Mammeri, heureux de l’opportunité de pouvoir transmettre le résultat de ses recherches aux jeunes générations, se dirigeait vers la toute nouvelle université de Tizi Ouzou. Il devait y faire une conférence sur les poèmes kabyles anciens, poèmes qu’il avait collectés avec amour, consignés, traduits, commentés et publiés dans un ouvrage aux éditions Maspéro à Paris.

Printemps berbère 1980, des poèmes anciens suspects !

Les étudiants et certains de leurs professeurs l’attendaient fébrilement. Ils étaient naturellement curieux, grisés de bonheur, fiers à l’idée de pouvoir écouter celui qui était déjà à l’époque l’un des mentors les plus en vue, sur un patrimoine ancestral jusque-là enseveli. Tout semblait aller de soi quand la nouvelle de son interpellation tomba comme un couperet ! Le reste des événements est connu : à nouveau le drame a gagné cette Kabylie meurtrie depuis des générations, une Kabylie bouc émissaire du pays, réceptacle de toutes les souffrances. Dans le contexte de l’époque, les tenants du régime algérien jetaient... > Lire la suite

Les archs exigent l’officialisation de tamazight

Les archs exigent l’officialisation de tamazightLiberté / 21.04.2009. Dans une déclaration rendue publique hier à Tizi Ouzou, à l'occasion du double anniversaire du Printemps berbère d'avril 80 et des événements tragiques du Printemps noir de 2001, la Coordination des archs de la wilaya de Tizi Ouzou a déclaré que “les souvenirs, les messages et les acquis des deux printemps chers à la Kabylie rappellent encore, cette année, que le combat pour l’aboutissement des revendications de langue et de culture amazighs, de liberté, de justice sociale et de démocratie formulées par les artisans du printemps amazigh d’avril 80 et le mouvement citoyen des archs en 2001 demeure l’unique voie de réappropriation de tous les repères historiques et de civilisation pour le recouvrement libre et entier de tous les droits politiques, économiques et sociaux légitimes et justes des populations et de Tamazgha”. Et de souligner que “c’est justement à la noblesse et à la grandeur de ce combat, porté par plusieurs générations, que se heurtent actuellement les agressions mesquines menées avec l’argent du trésor public et au sein même des institutions étatiques partout dans le pays et particulièrement en Kabylie”. À propos des évènements du Printemps noir de 2001, les archs rappelleront que “le mouvement citoyen fera du jugement des instigateurs et des assassins des martyrs du printemps noir 2001 une exigence majeure à la hauteur des sacrifices des victimes, martyrs et blessés des évènements du printemps noir... > Lire la suite


Saïd Laïmchi / portrait d'un militant identitaire

Quand la mémoire parle

Le Soir d'Algérie / 20.04.2009. Du haut de ses cinquante-neuf ans, ammi Saïd, comme beaucoup l’appellent affectueusement, a toujours la ferveur militante chevillée au corps. Cet homme à la silhouette atypique qu’il promène, au gré des pérégrinations de l’activiste qu’il est toujours resté, emmitouflé dans un burnous qu’il arbore comme un emblème et qu’il ne quitte presque pas, a un dévouement sans faille pour la cause identitaire, un engagement qui a résisté à l’usure du temps, aux sollicitations conjoncturelles. Depuis sa prime jeunesse, Saïd Laïmchi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est engagé avec fougue et conviction au sein de l’Académie berbère, organisation fondée le 26 juin 1966, à Paris, par Bessaoud Mohand Arav dont il est devenu l’ami et le confident. Avec des mots simples mais empreints de vérité, ammi Saïd effeuille pour nous les pages de sa mémoire. Le récit qu’il fait, en tant que témoin ou partenaire immergé dans certains événements, est un cheminement à travers l’histoire mouvementée «d’une Kabylie souffre-douleur qu’on n’arrête pas d’agresser». Ecoutons-le parler des lendemains de la guerre d’indépendance qu’il a vécus à Alma, son village dans la commune d’Aït Zmenzer, des maquis du FFS, de l’Académie berbère, du fameux épisode des poseurs de bombes qui ont visé le siège du quotidien El Moudjahid en 1975, du Printemps berbère, de tous les faits qui s’en suivront et de certains acteurs qui les ont façonnés. De la Guerre de Libération nationale, ammi Saïd garde des souvenirs d’enfance qui sont pour beaucoup dans l’éveil politique de ce fils de chahid qui se rappellera de l’image de Krim Belkacem haranguant les foules sur la place centrale de son village. On est en pleine crise de l’été 1962, et Krim Belkacem venait d’entamer la campagne pour la résistance contre le pouvoir de Ben Bella... > Lire la suite

La longue marche de la revendication amazighe

La longue marche de la revendication amazigheLe Temps d'Algérie / 20.04.2009. En ce 29e printemps berbère, marqué cette année par des festivités en tous genres mais aussi par l'heure des bilans, les militants de la cause ont, chacun à sa manière, évalué la longue marche de ce qui a été une lutte permanente pour arracher le droit à l'existence de tamazight.  Depuis 1980, l'histoire a enregistré pour les uns toutes les péripéties, notamment le travil inlassable sur le terrain, et donné aux autres des raisons de penser que la lutte a finalement porté. En ce 20 avril 2009, la halte observée a permis de voir le chemin parcouru, les acquis engrangés et ce qui reste à faire. Si durant 26 ans, le 20 avril était synonyme de gaz lacrymogènes, de mobilisation de foules pour des marches et autres activisme moulé dans les festivités de cet anniversaire cher à plusieurs générations, ces trois dernières années ont vu l'émergence d'un autre type de militantisme et de commémorations: la revendication berbère a parcouru un long chemin, depuis les "événements" de Tizi-Ouzou. L'avénement de la pluralité politique dans le pays a permis à la cause de s'afficher dans les débats de l'heure et, le déroulement de l'Histoire aidant, à se permettre des avancées inimaginables il y seulement 20 ans. La création du MCB, unique porteur de la revendication à ses débuts, a permis une identification des "meneurs" et une clarification des termes combat... > Lire la suite


La question amazigh en Algérie

De l'intrusion institutionnelle à une officialisation encore problématique

Le Soir d'Algérie / 20.04.2009. Repenser la problématique institutionnelle et législative de l’amazighité, à l’aune de la reconnaissance constitutionnelle de tamazight comme «langue nationale » et de la mondialisation prégnante, par une approche dynamique et non conflictuelle, constitue une nécessité vitale pour le devenir du collectif national. La diversité et les droits culturels sont au cœur des droits de l’homme. Ils s’inscrivent dans les droits de la deuxième génération, à savoir les droits économiques, sociaux et culturels. Ces derniers impliquent la sauvegarde de l’identité de toute communauté humaine ; la libre participation à la vie de la société et aux prises de décisions qui la concernent ou qui concernent la région où elle vit et la promotion de ses intérêts dans le processus de développement. Ces principes et définition ont été maintes fois réaffirmés par la jurisprudence de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, dont l’Algérie est partie prenante.

I- Le système normatif international et les droits culturels
La communauté internationale a fait un pas important dans le domaine du respect de la différence et des droits culturels et identitaires à partir de la Déclaration universelle des droits de l’homme, approuvée et proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948. L’article 11 de la Constitution algérienne du 10 septembre 1963 avait proclamé l’adhésion de l’Algérie à cette DUDH. L’article 22 de cette déclaration affirme que les droits en question sont nécessaires à la dignité de l’homme et au libre développement de sa personnalité et rappelle que toute personne, «en tant que membre de la société», est fondée à jouir de ces droits «grâce à l’effort national et à la coopération internationale compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays»... >
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Tamazight attend encore ses beaux jours

El Watan / 20.04.2009. L’enseignement de la langue amazighe a été officiellement lancé dans notre pays en 1995. A cette époque, l’ouverture des classes pilotes relatives à cet enseignement s’est faite, conjointement avec le MEN (ministère de l’Education nationale) et le HCA (Haut commissariat à l’amazighité) au niveau de 16 wilayas. Cette institution, la première dans l’histoire de l’Afrique du Nord, a été créée par décret présidentiel le 25 mai 1995. C’est suite à l’action du boycott scolaire initié par le MCB (Mouvement culturel berbère) durant l’année scolaire 94/95, que des négociations ont eu lieu entre des représentants de la présidence de la République et ceux des différents mouvements culturels. Le MCB, le MCA (Mouvement culturel amazigh des Aurès), le Mouvement M’zab, le Mouvement touareg avaient répondu favorablement à l’appel des plus hautes autorités du pays en vue de mettre fin à huit mois de boycott de l’école en Kabylie dans l’objectif d’intégrer la langue amazighe dans les systèmes d’enseignement et de la communication ainsi que dans l’environnement. Rappelons qu’à l’époque, plusieurs tentatives de briser l’action du boycott ont été menées aussi bien par les autorités et les notabilités de la région que par certaines associations. Mais c’était compter sans la mobilisation de la population de la région et son adhésion massive aux mots d’ordre du MCB... > Lire la suite

Belaid Abrika, ex-délégué du Mouvement citoyen

«La Kabylie reprendra son souffle»

La Dépêche de Kabylie / 20.04.2009. La Kabylie commémore deux évènements historiques, les Printemps berbère et noir, qu’avez-vous à dire à l’occasion ?

Belaïd Abrika : La commémoration se fait dans la douleur et au même temps dans l’espoir. Dans la douleur parce que les assassins des 126 martyrs ne sont pas encore jugés et tamazight n’occupe toujours pas la place qui lui revient de droit dans son espace naturel. Dans l’espoir, car la prise de conscience ne cesse de s’élargir pour bâtir des espaces de droit et de justice. Le choix de la population est fait, c’est celui de de vivre dignement et librement dans une Algérie amazighe, plurielle et ouverte sur l’universalité.

 La commémoration, remarque-t-on, ne suscite pas autant d’engouement et de mobilisation qu’auparavant, êtes-vous de cet avis ?

Nous sommes passés par des moments de grande mobilisations, je citerai notamment la période 2001 - 2005 qui est l’équivalent d’une cinquantaine d’années de mobilisation. La Kabylie reprendra son souffle et reconnaîtra les siens, même si on sait que les journées de célébration du double anniversaire constituent un moment de bilan et un regard sur ce qu’a été réalisé, mais surtout sur les manquements pour faire avancer cette question qui est la clé de la crise qu’à vécue l’Algérie... > Lire la suite

Conquêtes de l'écriture en tamazight

La Dépêche de Kabylie / 20.04.2009. Une grande partie des acteurs de la scène culturelle kabyle et même des anciens animateurs des différents mouvements s’inscrivant dans l’historique lutte de revendication pour la consécration réelle de notre culture dans l’Algérie du XXIe siècle convergent aujourd’hui vers la nécessité absolue de produire, d’enseigner et d’alphabétiser dans la langue berbère loin des discours creux et de l’emphase inutile. Aujourd’hui, les acteurs et les noms connus de la mouvance berbère sont “sommés” d’aller dans le sens du pragmatisme et de se mettre au travail. Ce qui, il y a quelques années, s’apparentait à un fonds de commerce ou une rente, réclame d’être pris en charge sérieusement malgré les prévisibles embûches et les éventuels impondérables. Loin de la position confortable de boute-en-train et des professions de foi tranquilles et inoffensives, il importe, chacun dans le domaine qu’il juge être le sien, d’aller au charbon, de produire des livres, des films, des pièces de théâtre, des journaux ; de s’associer pour alphabétiser le maximum de monde et de travailler pour mettre fin à la banalisation qui plane sur l’enseignement de la langue berbère. Sans intention de vouloir s’envelopper d’indus lauriers ni de s’autoproclamer leader en la matière, le cahier hebdomadaire que La Dépêche de Kabylie a lancé depuis quelques mois en tamazight... > Lire la suite


Sadek Akrour /  militant du MCB, ancien animateur du comité populaire de Béjaïa

« La revendication amazighe est indissociable du combat pour la liberté et la démocratie »

Sadek Akrour : « La revendication amazighe est indissociable du combat pour la liberté et la démocratie »El Watan / 20.04.2009. Le parcours militant de Sadek Akrour a fait la jonction entre le printemps berbère de 1980 et les événements du printemps noir en 2001. Pour lui, l’un est le prolongement de l’autre. Il revient dans cet entretien sur l’évolution de la revendication amazighe et du combat pour la démocratie.

La commémoration du double anniversaire du printemps berbère et du printemps noir ne connaît pas de mobilisation significative cette année. Selon vous, qu’est-ce qui fait défaut ?

Il y a un cumul de raisons qui ne datent pas d’aujourd’hui. Le pouvoir n’a jamais cessé ses manœuvres pour disperser les forces populaires, sociales et démocratiques qui militent pour la remise en cause du fondement du système. La question de tamazight n’a jamais été neutre, c’est un combat politique et toute question politique évolue au gré des forces politiques autant dans l’opposition qu’au sein du pouvoir. Pendant les années 1980, il y a toujours eu des divergences à l’intérieur du mouvement entre les forces de gauche et celles de droite. Les premières considèrent qu’on ne peut dissocier le combat pour tamazight du combat global pour l’émancipation du peuple algérien en particulier et de l’Afrique du Nord en général, dans ses composantes arabophone et amazighophone. L’arabe populaire était d’ailleurs opprimé au même titre que tamazight. Les deuxièmes, les forces de droite, étudiaient la question amazighe dans un vase clos. De ce fait, on nous disait militer pour tamazight et point. Or, la mouvance de gauche a fédéré les forces démocratiques et sociales au niveau national. Il y a bien eu parmi les détenus de 1980 des arabophones comme Ahmed Dahmani, Abderrezak Hamouda, fils de Si L’haouès, et plus tard M’hamed Rachedi en 1981. La troupe Debza, qui chantait en arabe, était née dans ce sillage, la troupe Dersa de Sétif également. Cette situation de divergences s’est répétée avec la naissance du RCD et avec l’ouverture politique en 1989. Il y a eu dispersion des rangs des porteurs de la revendication. Après la crise politique dans le pays au début des années 1990, il y a eu l’éclatement du MCB, puis sont apparues des divergences autour du boycott scolaire (1994-1995). La même logique a présidé aux divergences de 2001. On ne peut aller vers une citoyenneté sans un projet démocratique, laïque, social. Aujourd’hui, j’appelle à se référer au document final du séminaire de Yakouren afin d’y voir la façon avec laquelle a été posée la question amazighe. C’était tamazight qui posait le problème des libertés, de la démocratie… > Lire la suite


Des milliers de manifestants à Tizi Ouzou pour commémorer le Printemps berbère

Des milliers de manifestants à Tizi Ouzou pour commémorer le Printemps berbèreTout Sur l'Algérie - Ameziane Ath Ali / 20.04.2009. Des milliers de personnes ont marché, lundi 20 avril, dans la ville de Tizi Ouzou pour commémorer le 29ème anniversaire du Printemps berbère de  1980. Ils ont été 2000 personnes, selon la police, et 10 000 selon les organisateurs, à avoir pris part cette marche, entre le campus universitaire de Hasnaoua et l'ancien siège de la mairie de Tizi Ouzou. La marche s'est déroulée dans le calme sous le regard d'un impressionnant dispositif de sécurité qui est resté discret tout au long de la manifestation.
La marche a été organisée par le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) de Ferhat Mehenni. Mais de nombreux militants du Front des forces socialistes (FFS) et du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), les deux partis les plus implantés en Kabylie, étaient présents dans le cortège, a-t-on constaté. Ces deux partis n'ont pas appelés officiellement à marcher. Les marcheurs ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et dénoncé la dernière élection présidentielle du 9 avril, remportée par le président Bouteflika avec plus de 90% des voix. Pour leur part, les partisans de l'autonomie, nombreux dans le cortège, ont scandé des slogans en faveur de leur revendication. Ils ont également demandé que cesse le harcèlement judiciaire dont est, selon eux, victime leur leader Ferhat Mehenni. Ce dernier, sous le coup d'un mandat d'amener délivré par le tribunal de Bouira, était d'ailleurs absent de la manifestation. Il se trouverait actuellement en France. La marche du MAK est la seconde manifestation populaire à Tizi Ouzou en moins de 20 jours. Le 2 avril, à l'appel du FFS, plus de 5000 personnes avaient marché dans cette ville, bravant l'interdiction d'organiser des manifestations publiques par l'opposition, en vigueur dans le pays depuis 2001.


Appel du MAK à une marche unitaire

Mak / 20.04.2009. Citoyennes, citoyens kabyles !

Le 12 novembre 2008, le régime algérien, incarné par Bouteflika, a privatisé l’exercice du pouvoir pour, entre autres, empêcher le peuple kabyle d’accéder à ses droits fondamentaux.

Depuis le début du Mouvement national qui a émergé dès 1926 avec la création de l’Etoile Nord-Africaine, les élites et les militants kabyles ont été systématiquement et régulièrement éliminés soit politiquement comme ce fut le cas pour Imache, soit physiquement comme pour Abane Ramdane, Benaï Ouali, Amar Ould-Hamouda, Krim Belkacem, Mécili, Matoub Lounes...

Citoyennes, citoyens kabyles !

Le peuple kabyle, héritier de l’épopée de Massinissa, de la bravoure et du sacrifice de Yugurten, de la résistance de Dihya, de Fadma N Summer, Ameqran At Abbas (Meqrani) et acteur majeur de l’œuvre de décolonisation de l’Algérie, se doit aujourd’hui de se lever comme un seul être pour dire :

  • Halte aux traîtres kabyles !
  • Halte au pouvoir qui a assassiné nos enfants au « Printemps noir » !
  • Halte à l’idéologie arabo-islamique qui opprime l’identité, l’histoire, la langue, la culture et la civilisation du peuple kabyle.
  • Pour une Kabylie autonome, démocratique, laïque et solidaire !
  • Pour une Algérie de liberté où tous ses peuples auront droit à l’expression.
  • Contre une république bananière des faux martyrs, des faux anciens combattants, des malfrats et des seigneurs de guerre.

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L'Association culturelle n'Imazighen asbl

Commémore le double anniversaire

Zayen : auteur, compositeur et chanteur kabyleAsbl / avril 2009. L’association culturelle n’Imazighen asbl vous invite à la commémoration des «Printemps kabyles», en hommage aux jeunes victimes et aux militants de Kabylie tombés sous les balles assassines du pouvoir arabo-intégriste d’Alger. L’association n’Imazighen soutient la Kabylie de la dignité, du courage et de la résistance à l’autoritarisme et à l’arbitraire. Avec Zayen, auteur, compositeur et chanteur kabyle. Zayen est né à Lemsella. Bercé par les chants anciens de Kabylie, il s’est lancé très jeune dans la composition musicale. Après les galas dans les lycées de Tizi-Ouzou et d’Azazga, il enregistre son premier album "Imawlan-is"(Ses parents) qui rencontre auprès du public un franc succès. Ceci l’amène très vite  à élargir son horizon. La variété de ses rythmes et la profondeur de sa voix dans son deuxième album "Ughale-d" (Reviens), séduiront la jeunesse de l’Hexagone. Il fera de nombreux concerts en France : au Zénith de Paris, à l’occasion du 20eanniversaire du Printemps berbère en 2000 et aussi  au Palais des Sports de Paris. Il chantera également à Saint-Étienne, à Lyon, Marseille, Lille, à Roubaix et en Belgique : à  Bruxelles... > Lire la suite


La renaissance ou la fin des illusions

Le Soir d'Algérie / 19.04.2009. Avril 1980 et avril 2001, deux dates charnières pour l’Algérie républicaine. Elles sont synonymes de sacrifices de la jeunesse algérienne offerts au long combat pacifique pour la démocratie dans notre pays. Dans le sillage de ces sacrifices, la mouvance démocratique a certes conquis des espaces, malheureusement vite remis en cause par le régime au pouvoir depuis 10 ans. Cette mouvance a, par ailleurs, facilement prêté le flan aux critiques pour n’avoir pas su préserver ces avancées démocratiques. Avril 2009, n’est-il pas venu le temps des évaluations et des remises en cause des fausses certitudes ? «Où sont les partis de l’opposition ? Que font-ils ? Ils ne se manifestent que pendant les campagnes électorales !» Combien de fois avons-nous entendu cette récrimination sincère des citoyens inquiets. Manifestement, la présence des partis de l’opposition sur le terrain est largement en deçà des attentes populaires et surtout des espoirs suscités. Toujours est-il que les couches populaires ne se font aucune illusion sur la nature du système en place. «Ils sont capables de.. > Lire la suite

« On s’est soulevé pour la démocratie et non pour l’argent »

El Watan / 19.04.2009. Une tombe fleurie, des bougies allumées défiant le vent, deux dates sur l’épitaphe : 6 mai 1981-20 avril 2001. Nous sommes à Agouni Arrous. C’est ici que repose la première victime des événements de Kabylie. Guermah Massinissa s’apprêtait à fêter ses 20 printemps quand il a été ravi à l’affection des siens par une rafale de kalachnikov tirée par un gendarme à l’intérieur de la brigade de Beni Douala. C’était le 18 avril. Il succombera à ses blessures dans un hôpital algérois deux jours plus tard. Pour commémorer le huitième anniversaire de sa mort, des dizaines de personnes se sont retrouvées hier dans son village natal. Des fondateurs du mouvement des archs, des proches mais surtout des anonymes, à l’image de ces élèves du lycée où était scolarisé Massinissa. Ils ont tenu à faire le déplacement par devoir et pour la mémoire. C’est aux cris de « pouvoir assassin », « ulac smah ulac » (pas de pardon) « Ouyahia nous a trahis », que la procession se dirigera vers la tombe de Guermah Massinissa pour y déposer des gerbes de fleurs... > Lire la suite

Cultiver la mémoire pour que personne n’oublie

Le Soir d'Algérie / 19.04.2009. Une grande partie des acteurs de la scène culturelle kabyle et même des anciens animateurs des différents mouvements s’inscrivant dans l’historique lutte de revendication pour la consécration réelle de notre culture dans l’Algérie du XXIe siècle convergent aujourd’hui vers la nécessité absolue de produire, d’enseigner et d’alphabétiser dans la langue berbère loin des discours creux et de l’emphase inutile. Aujourd’hui, les acteurs et les noms connus de la mouvance berbère sont “sommés” d’aller dans le sens du pragmatisme et de se mettre au travail. Ce qui, il y a quelques années, s’apparentait à un fonds de commerce ou une rente, réclame d’être pris en charge sérieusement malgré les prévisibles embûches et les éventuels impondérables. Loin de la position confortable de boute-en-train et des professions de foi tranquilles et inoffensives, il importe, chacun dans le domaine qu’il juge être le sien, d’aller au charbon, de produire des livres, des films, des pièces de théâtre, des journaux ; de s’associer pour alphabétiser le maximum de monde et de travailler pour mettre fin à la banalisation qui plane sur l’enseignement de la langue berbère... > Lire la suite


Le 20 avril, 29 ans après

Le 20 avril, 29 ans aprèsLiberté / 18.04.2009.  Le prétexte était bon: l'interdiction à Mouloud Mammeri d'animer une conférence sur la poésie kabyle ancienne à l'université de Tizi Ouzou, qui porte son nom aujourd'hui. La vérité, c’est que c’était la goutte qui faisait déborder le vase. La contestation est partie du campus pour se répandre comme une traînée de poudre, favorisée, il est vrai, par une violente répression policière.En très peu de temps, malgré les moyens de communication rudimentaires, la Kabylie s’est levée comme un seul homme pour crier sa soif de liberté et dénoncer le déni identitaire et l’ostracisme qui frappaient la culture et la langue originelles du pays. Le Printemps berbère était né. Avec ses héros, les 22 détenus et, dans son prolongement, l’émergence d’un mouvement culturel et politique, le MCB. L’évènement était important ... > Lire la suite

Le 20 avril 2010 sera-il différent ?

Tamazgha / 15.04.2009. Cette année encore nous assisterons à une célébration en ordre dispersé du Printemps amazigh : plusieurs activités, parfois le même jour, sont prévues par exemple en Région parisienne. Même Tamazgha qui a toujours appelé de ses vœux une célébration intelligente de cette date, cette année elle organise des activités un jour où d’autres évènements ont lieu à Paris. Comment cela pourrait être évité en l’absence de toute concertation entre associations et différents acteurs qui n’ont, jusque-là, affiché pratiquement aucune volonté pour faire en sorte que cette date soit célébrée de façon intelligente. En 1996, trois ans après sa création, Tamazgha avait estimé que le Printemps berbère devait être célébré en région parisienne dans l’unité et la diversité. Elle avait lancé un appel pour proposer à l’ensemble des associations de la région parisienne et de France de commémorer le Printemps amazigh autrement qu’en ordre dispersé mais plutôt "avec l’esprit de cohésion qu’il implique". Elle avait suggéré aux associations de mener une réflexion à ce sujet. Cet appel est toujours d’actualité et cette idée de célébration du Printemps berbère dans le rassemblement mérite une profonde réflexion, car seule des actions convergentes sont à même de faire avancer le combat amazigh... > Lire la suite

   


 

 

 

 

 

     anib08.gif DOUBLE COMMÉMORATION DU PRINTEMPS BERBÈRE / 2009

>>> Des marcheurs ou des chercheurs pour tamazight ? L'Expression, 23.04.2009

>>> Un printemps sans fleur. Le Soir d'Algérie, 22.04.2009

>>> Ouadhias célèbre le 20 avril. La Dépêche de Kabylie, 22.04.2009

>>> L'édition amazighe en Algérie Le Soir d'Algérie, 22.04.2009

>>> Un 20 avril célébré en apothéose. La Dépêche de Kabylie, 22.04.2009

>>> Débat sur tamazight avec Abdenour Abdeslam Le Soir d'Algérie, 22.04.2009

>>> Farid Bariche se souvient. El Watan, 22.04.2009

>>> Akfadou et Tifra au rendez-vous. El Watan, 22.04.2009

>>> Pour la création d'un département de langue amazighe... Le Soir d'Algérie, 21.04.2009

>>> Plusieurs marches pour un seul combat. Le Soir d'Algérie, 21.04.2009

>>> Un bien commun. El Watan, 21.04.2009

>>> «La lutte pour l'amazighité a redonné à l'Algérie sa véritable identité». El Watan, 21.04.2009

>>> Plus de 5000 personnes ont marché à Tizi-Ouzou Liberté, 21.04.2009

>>> Mouvement citoyen: «Nous jugerons les assassins» Le Matin, 21.04.2009

>>> Mammeri et Matoub: deux hommes, un combat L'Expression, 21.04.2009

>>> Matoub Lounès au pays du raï. L'Expression, 21.04.2009

>>> Les étudiants marchent à Boumerdès. El Watan, 21.04.09

>>> Les étudiants du MAK battent le pavé. La Dépêche de Kabylie, 21.04.2009

>>> Les Archs exigent l'officialisation de tamazight. Liberté, 21.04.2009

>>> Le RCD appelle au rassemblement des forces démocratiques. El Watan, 21.04.2009

>>> La population réinvestit la rue à Bouira El Watan, 21.04.2009

>>> Réflexions sur des printemps clairs-obscurs. El Watan, 21.04.2009

>>> Des figures du Printemps 80 au rendez-vous, Liberté, 21.04.2009

>>> Des milliers de marcheurs à Tizi-Ouzou. El Watan, 21.04.2009

>>> Les étudiants marchent à Boumerdès. Liberté, 21.04.2009

>>> Consolider les acquis de tamazight. Info Soir, 21.04.2009

>>> Les étudiants fêtent le 20 avril à Béjaïa La Dépêche de Kabylie, 21.04.2009

>>> Manifestations aujourd'hui en Kabylie El Watan, 20.04.2009, 15.12.2009

>>> La longue marche de la revendication amazighe. Le Temps d'Algérie, 20.04.2009

>>> Des milliers de manifestants à Tizi-Ouzou. Tout Sur l'Algérie, 20.04.2009

>>> Un nain pour une mission de géant. Le Soir d'Algérie, 20.04.2009

>>> Saïd Laïmchi, qaund la mémoire parle. Le Soir d'Algérie, 20.04.2009

>>> 20 avril à Guenzet. Le Soir d'Algérie, 20.04.2009

>>> La question amazighe en Algérie. Le Soir d'Algérie, 20.04.2009

 

>>> Tamazight attend encore ses beaux jours. El Watan, 20.04.2009

>>> Seul le MAK appelle à la mobilisation à Tizi Ouzou. El Watan, 20.04.2009

>>> «Le combat pour la liberté et la démocratie». El Watan, 20.04.2009

>>> «Les militants des années 80 restent agissants». La Dépêche de Kabylie, 20.04.2009

>>> Appel du Mak à une marche unitaire. Ma Kabylie - infos, 20.04.2009

>>> Marche et conférences à Bouira. El Watan, 20.04.2009

>>> Le printemps de l'espoir et de la mémoire. La Dépêche de Kabylie, 20.04.2009

>>> Le conseil universitaire du MAK appelle à une marche. Liberté, 20.04.2009

>>> La balle est dans notre camp. La Dépêche de Kabylie, 20.04.2009

>>> Kabyles, huile d'olive, drapeau noir. Le Soir d'Algérie, 20.04.2009

>>> Hommage aux étudiants d'Alger. La Nouvelle République, 20.04.2009

>>> «Être Amazigh aujourd'hui, c'est quoi ?». Liberté, 20.04.2009

>>> Semaine culturelle à la Maison de jeunes d'El Flaye. El Watan;, 20.04.2009

>>> Deux Printemps sur le chemin de l'Histoire. L'Expression, 20.04.2009

>>> De Mammeri à Massinissa. La Dépêche de Kabylie, 20.04.2009

>>> Conquêtes de l'écriture en tamazight. La Dépêche de Kabylie, 20.04.2009

>>> Belaid Abrika: «La Kabykie reprendra son souffle». La Dépêche de Kabylie, 20.04.2009

>>> «Il y a des opportunités qu'il faut savoir saisir». La Dépêche de Kabylie, 20.04.2009

>>> Les étudiants de Boumerdès au rendez-vous. El Watan, 19.04.2009

>>> La renaissance ou la fin des illusions ? Le Soir d'Algérie, 19.04.2009

>>> Cultiver la mémoire pour que nul n'oublie. Le Soir d'Algérie, 19.04.2009

>>> «On s'est soulevé pour la démocratie et non pour l'argent» El Watan, 19.04.2009

>>> Le printemps revient chaque année. L'Expression, 19.04.2009

>>> Semaine de l'amazighité. L'Expression, 19.04.2009

>>> Les étudiants en force à Béjaïa. El Watan, 19.04.2009

>>> Recueillement à Beni Douala. Liberté, 19.04.2009

>>> Phare. Liberté, 19.04.2009

>>> La défection de Mohand Issad. Tout Sur l'Algérie, 18.04.2009

>>> Une commémoration sous un air d'automne. El Watan, 18.04.2009

>>> La Kabylie commémore ses printemps de révolte. Liberté, 18.04.2009

>>> Printemps berbère. Liberté, 18.04.2009

>>> Le 20 avril, 29 après. Liberté, 18.04.2009

>>> Le 20 avril 2010 sera-t-il différent ?. Tamazgha, 15.04.2009

>>> L'association culturelle asbl commémore le 20 avril. Monde berbère, avril 2009


 

 



 

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