Prévue
samedi 18 avril à Tizi
Ouzou, la conférence
devait avoir pour thème
« l'impunité
et comment pouvoir juger
les assassins des 126 martyrs
du printemps noir ».
Mais l'initiative du Mouvement
citoyen a été
annulée à la dernière
minute. La cause ? Les
conférenciers invités
pour animer la rencontre ne
sont pas venus.
Parmi eux : le professeur
et juriste Mohand Issad, connu
pour avoir présidé
la commission d'enquête
nationale sur les événements
de 2001 en Kabylie dont les
conclusions étaient sans
appel sur la responsabilité
des forces de sécurité.
Officiellement, M. Issad souffrait
d'une « grippe aigue »
et il a préféré
renoncer à participer
à la rencontre. Mais
des animateurs du Mouvement
citoyen, interrogés par
tsa-algerie.com, ont une version
différente pour expliquer
cette annulation. « Depuis
l'annonce de la tenue de cette
table ronde nous avons subi
des pressions pour l'annuler
mais nous avons maintenu notre
programme de commémoration
de l'anniversaire du Printemps
noir », explique
un organisateur. La conjoncture
politique et le thème
choisi ne n'ont pas été
du gout des autorités,
selon les propos des animateurs.
Mohand Issad et les autres « témoins »
ont-ils subi des pressions pour
renoncer à prendre part
à une table ronde ?
Une chose est sûre :
c'est la deuxième fois
en moins d'un mois que Mohand
Issad évite de s'exprimer
publiquement sur les événements
de Kabylie. Le 29 mars, interrogé
par le quotidien El Watan au
lendemain des déclarations
de Bouteflika sur la crise de
Kabylie, il s'est contenté
de déclarer : « je
n'ai rien à dire, moi
j'ai fait mon travail ».
Le président-candidat
Abdelaziz Bouteflika avait affirmé au
cours de son meeting électoral
le 27 mars dernier à
Tizi Ouzou ignoré
qui était à l'origine
des événements
sanglants en Kabylie.
Sonia LYES |
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