Pour
la commémoration du 29e
anniversaire du printemps berbère,
seul le Mouvement pour l’autonomie
de la Kabylie (MAK) a appelé
à la mobilisation. Ce
mouvement autonomiste, né
en 2001, est l’unique organisation
politique qui célèbre
les événements
du 20 avril 1980 cette année
dans la rue. Ce mouvement repose
essentiellement sur sa section
de l’université Mouloud
Mammeri.
Et
c’est celle-ci qui a lancé
un appel à une marche
pour aujourd’hui à 10h.
Le point de départ de
la manifestation est l’université
et devra se terminer devant
l’ancienne mairie au centre-ville
de Tizi Ouzou. Entre autres
slogans retenus pour cette marche,
la demande de rendre « justice
pour nos 126 martyrs assassinés
par le pouvoir algérien
en 2001 ». Cette
revendication était portée
pendant des années par
les archs, lesquels aujourd’hui
sont réduits à
quelques noms et visages fixés
par la mémoire populaire.
Cette année, la coordination
des archs de Tizi Ouzou n’a
pu concrétiser son maigre
programme de festivités.
La conférence du juriste
Mohand Issad annoncée
pour samedi dernier n’a pas
eu lieu. L’invité n’a
pas donné son accord.
Il
en est de même pour Mouloud
Lounaouci, annoncé pour
donner une conférence
ce mercredi à la maison
de la culture alors qu’il n’a
pas été consulté
par l’organisateur, Ould Ali
L’hadi. Dans cette atmosphère
troublante, l’APW de Tizi Ouzou
a ajouté du sien en invitant
hier la presse pour la « célébration
du 20 avril ». Il
en est résulté
l’annonce de la tenue d’un salon
de l’artisanat. Les étudiants
proches du MAK réussiront-ils
à secouer Tizi Ouzou,
plongée dans une léthargie
politique ? Ferhat M’henni,
leader des autonomistes, qui
se trouve en France, sera absent.
Dans son entourage, l’on évoque
l’éventualité
de son arrestation s’il venait
à rentrer au pays.
Saïd
GADA |
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