C’est
désormais une tradition
à Boumerdès. Chaque
20 avril, les étudiants
de l’université M’hamed
Bougerra organisent une marche
pacifique pour célébrer
le double anniversaire du printemps
berbère de 1980 et du
printemps noir de 2001.
Hier,
ils étaient des centaines
à répondre à
l’appel pour la marche lancé
par la coordination des étudiants
de ladite université.
Le cortège s’est ébranlé,
comme prévu, de la faculté
des sciences, vers 10h, pour
arriver au siège de la
wilaya vers 13h. Les étudiants
ont sillonné l’artère
principale de la ville de Boumerdès
en scandant des slogans hostiles
au pouvoir. Ils ont brandi des
banderoles sur lesquelles on
pouvait lire entre autres :
« Non à la
provocation et à la falsification
de notre histoire »,
« Ne trahissons pas
nos martyrs ! ».
La marche a été
encadrée par une vingtaine
de policiers mobilisés
pour la circonstance. Après
avoir emprunté le boulevard
principal de la ville, les étudiants
ont observé une halte
au niveau de l’Institut national
des hydrocarbures.
A
ce niveau, ils ont été
rejoints par d’autres étudiants
qui les attendaient depuis le
début de matinée.
Après une brève
allocution d’un représentant
d’une association activant au
sein de ladite université,
les étudiants ont repris
leur marche en prenant la direction
du siège de la wilaya.
Sur leur parcours, les étudiants
ont observé une autre
halte devant le siège
de la cour pénale, où
ils ont dénoncé
« l’absence de justice ».
Ils ont observé également
un sit-in devant le siège
de la sûreté de
wilaya. Une fois devant le siège
de la wilaya, les étudiants
ont lu une déclaration
qu’ils ont remis au premier
responsable de l’exécutif.
Dans cette déclaration,
les marcheurs ont dénoncé
« l’instrumentalisation
de tamazight à des fins
politiciennes et revendiqué
la création d’un département
de langue amazighe à
l’université de Boumerdès ».
Ramdane
KOUBABI |
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