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Tafsut n-imazighen / 2009

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Double commémoration du Printemps Amazigh / 20 avril 1980 - Avril 2001 - 20 avril 2009

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29e Anniversaire du Printemps berbère - «Tafsut Imazighen» / 8e Anniversaire du Printemps noir - «Tafsut taberkant»

SAMEDI 18 AVRIL 2009 A BRUXELLES A PARTIR DE 15h30 AU CENTRE CULTUREL DE  « DE PIANOFABRIEK »

Avec Zayen, auteur, compositeur et chanteur kabyle

Zayen : auteur, compositeur et chanteur kabyleL’association culturelle n’Imazighen asbl vous invite à la commémoration des «Printemps kabyles», en hommage aux jeunes victimes et aux militants de Kabylie tombés sous les balles assassines du pouvoir arabo-intégriste d’Alger. L’association n’Imazighen soutient la Kabylie de la dignité, du courage et de la résistance à l’autoritarisme et à l’arbitraire. Avec Zayen, auteur, compositeur et chanteur kabyle. Zayen est né à Lemsella. Bercé par les chants anciens de Kabylie, il s’est lancé très jeune dans la composition musicale. Après les galas dans les lycées de Tizi-Ouzou et d’Azazga, il enregistre son premier album "Imawlan-is"(Ses parents) qui rencontre auprès du public un franc succès. Ceci l’amène très vite  à élargir son horizon.

La variété de ses rythmes et la profondeur de sa voix dans son deuxième album "Ughale-d" (Reviens), séduiront la jeunesse de l’Hexagone. Il fera de nombreux concerts en France : au Zénith de Paris, à l’occasion du 20eanniversaire du Printemps berbère en 2000 et aussi  au Palais des Sports de Paris. Il chantera également à Saint-Étienne, à Lyon, Marseille, Lille, à Roubaix et en Belgique : à  Bruxelles.

Anglais, Français et Kabyle se mélangent et dessinent la diversité culturelle. Comme dans un conte, il construit un récit musical aux couleurs diverses. Il évoque les rêves, la recherche de l’autre et de l’amour. Zayen est un auteur prometteur, il ne cesse de ramener au monde des touches profondes et particulières. Venez le découvrir et l’applaudir ce samedi 18 avril 2009 à Bruxelles

Programme :

Film, repas couscous et concert avec Zayen

Ouverture des portes à 15 h 30

Film  à 16h30 - Entrée gratuite : "Une invitation au voyage de la Kabylie à Baden-Baden", court métrage de 28 min. réalisé par Zayen

18h00 à 19h45 : repas couscous à la viande d’agneau uniquement sur réservation

20h00 : concert avec Zayen

Adresse : Rue du Fort, 35 - 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)

P. A. F. : Adultes 18,00 euros repas + concert ; 10,00 euros pour le concert seul

Enfants de 6 à 12 ans = 12,00 euros repas + concert ; 6,00 euros pour le concert seul

Membres en ordre de cotisation  16,00 euros repas + concert ; 8,00 euros  pour le concert seul

Important : la réservation pour le repas  est indispensable avec versement de 50% sur le compte de n’Imazighen au plus tard le 14-04-2009 : 310-1206557-60 - communication : «Printemps kabyle»

Rens. /réser. C. Hamdis : tél. / fax : 067/64 67 75 ou portable : 0496/78 50 20. Courriel : cherif.hamdis@skynet.be     


Campagne douteuse contre tamazight

Son enseignement est loin d’être généralisé même dans les régions berberophones

La politique de l'enseignement de Tamazight prônée par le ministère de l'Education nationale (MEN) n'est pas faite pour promouvoir cette langue, encore moins la généraliser comme annoncé à plusieurs occasions.

Ainsi, si à Bouira, une campagne douteuse est menée pour chasser Tamazight du centre-ville et que les postes budgétaires sont ouverts au compte-gouttes, en dépit d'une forte demande de la part des écoliers mais aussi de la part des nombreux licenciés en tamazight qui frappent vainement à toutes les portes ; à Tizi Ouzou, 33 nouveaux postes pour enseignants et trois postes pour inspecteurs viennent d'être ouverts officiellement la semaine dernière, affirme une source fiable. Ce qui porte le nombre d'enseignants dans cette wilaya à 454 ! Tous les licenciés de Tamazight  fraîchement sortis de l'université Mouloud Mammeri sont pratiquement recrutés et La Direction de l'éducation (D.E) risque de ne pas trouver de candidats pour pourvoir ces postes, pendant qu'à Béjaïa un enseignant est obligé de travailler dans 3 à 4 écoles différentes pour faire face à la forte demande. Le nombre d'enseignants est insuffisant pour satisfaire toutes les demandes exprimées à travers la wilaya.

Par ailleurs, depuis plusieurs années, les enseignants réclament à tue-tête des inspecteurs au niveau du primaire, du moyen et du lycée, mais en vain! A Béjaïa, il n’existe qu’un seul inspecteur et il ne pourra pas couvrir toute la wilaya à lui seul! Au secondaire, des dizaines de PES attendent leur titularisation depuis des années dans toutes les wilaya. Des inspecteurs de la formation et de l'éducation (IEF) d'autres matières (français et arabe) sont chargés temporairement pour prendre en charge les PES, mais face à la charge de leur travail, et à la non-maîtrise de Tamazight, ils ne pourront jamais s'occuper convenablement de cette langue ni sur le plan de la formation ni sur celui de l'administration.  A quoi joue donc le MEN si ce n'est à la politique de trois poids trois mesures ? Pourquoi de telles incohérences? "Cette stratégie n'est pas nouvelle et n'est pas dénuée d'arrière-pensées politiques", souligne un enseignant de Bouira.

Contactés par nos soins, certains enseignants des trois wilaya, disent ne rien comprendre et surtout outrés par de telles décisions qui visent à créer des déséquilibres entre les régions amazighophones. Ils comptent réagir par l'intermédiaire de leurs associations respectives pour que Bgayet et Bouira bénéficient à leur tour de nouveaux postes budgétaires et pourquoi pas généraliser tamazight comme le stipulent les nombreux décrets et circulaires ministérielles.

"De toutes les façons, affirment un enseignant de Bgayet, le combat pour Tamazight n'est pas fini et que la vigilance doit demeurer de mise."

B. HAKIM


 

Enseignement de la langue berbère en France.

Message original --------
Sujet : Enseignement langue berbère
Date : Thu, 15 Jan 2009 16:31:54 +0100
De : Lycée Jean Jaurès Montreuil <
ce.0930121b@ac-creteil.fr>
Pour : Lycées publics 93 <
l.lyclppu93@ac-creteil.fr>

* A l'Attention de Mesdames et Messieurs les Proviseur(e)s*

Nous organisons un enseignement de berbère pour les élèves de Terminale qui ont choisit la langue berbère au baccalauréat. Cet enseignement est assuré par un professeur de l'I.N.A.L.C.O. Les cours ont lieu tous les mercredis de 14 heures à 16 heures. Si des élèves sont intéressés, il suffit d'envoyer leurs : Noms - Prénoms et classe   par mail à Mme Annie AFCHAIN - Secrétaire de Direction.

Cordialement,

Olivier VANDARD

Proviseur


Enseignement de la langue amazighe en Algérie

Entre l’idéologique et le sentimental

Long est le combat pour la reconnaissance de la langue et culture amazighes. Ce combat naît depuis les années 40, au sein du Mouvement national algérien, sous l’occupation française, n’arrive toujours pas à tirer son épilogue, et voir la cause aboutir après tant d’années de sacrifices. L’engagement de la Kabylie pour cette reconnaissance fut massif et total.

Les différentes tentatives pour l’imposer en tant que réalité historique et civilisationnelle de l’Algérie faisait face à un acharnement maladif de la part des adeptes de l’idéologie arabo-islamique et ce depuis l’Indépendance nationale.  Sous la houlette de l’Ouma El arabia, les militants arabo-baâthistes n’ont pas lésiné sur les moyens pour la reléguer à un plan inférieur. Les militants berbéristes ont été, de longues années durant, cible de rafles de police et d’emprisonnements.  Après les événements du 20 avril 1980, une brèche est ouverte dans la chape de plomb imposée par le pouvoir. La revendication identitaire devint alors, une revendication populaire, elle n’est plus l’apanage d’un cercle de militants politiques.

Dès lors, les manifestations revendiquant la reconnaissance officielle de tamazight se multiplient pour en aboutir en 1995 au fameux Boycott scolaire initié par le MCB. C’est pour la première fois que toute une région d’un pays boycott l’école qui "renie" sa langue.  Même avec la maigre moisson de cette entreprise, consistant à l’introduction de tamazight dans le système éducatif national,  l’engagement de la région pour sa langue ancestrale restera à jamais gravé dans les annales de notre histoire.  Après l’ouverture démocratique de 1989, les militants berbéristes n’ont pas baissé les bras, mais des organisations politiques ont pris le relais pour défendre l’idéal identitaire, même si le combat a été instrumentalisé pour des fins restreintes, dans la plupart du temps.  En juin 1998, lors de l’assassinat de Matoub Lounes, la foule en colère qui manifestait n’avait pas omis de rappeler que le serment de la Kabylie pour l’aboutissement de sa cause n’a pas bougé d’un iota malgré la menace terroriste.  En 2001 après l’assassinat du jeune Massinissa dans un local de la Gendarmerie et l’arrestation des collégiens à Amizour, le soulèvement populaire de la Kabylie et la centaine de morts qui s’en est suivi a poussé les hautes autorités du pays à revoir leur position vis-à-vis de cette revendication. Ainsi, sur ordre du président de la République, les deux chambres du Parlement ont voté la reconnaissance de tamazight en tant que langue nationale en 2002. 

6 ans après la reconnaissance de cette langue, le bilan mitigé qui s’en sort de cette expérience accule en même temps, les responsables de l’Education et ceux censés apportés leur savoir faire pour l’épanouissement de tamazight. De leur côté, les responsables politique algériens n’ont absolument rien fait pour cela.  Et pour preuve, les différentes grèves initiées par les enseignants de cette matière prouvent le manque de volonté politique pour se mettre au travail. Pas loin que l’année écoulée, des dizaines d’enseignants de tamazight de Bouira ont observé une grève de la faim illimitée pour décrocher des postes budgétaires, même avec les promesses du ministère, leur grève s’est avérée vaine.  La situation dont végète tamazight n’est pas endossable aux seuls responsables des secteurs concernés. Elle concerne aussi, les chercheurs et les universitaires qui animent l’espace de réflexion sur tamazight qui, on le souhaite bien, ne doit pas rester dans le stade du sentimental.

B. HAKIM

 

© Monde berbère, avril 2009



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