L’association
culturelle n’Imazighen asbl
vous invite à la commémoration
des «Printemps kabyles»,
en hommage aux jeunes victimes
et aux militants de Kabylie
tombés sous les balles
assassines du pouvoir arabo-intégriste
d’Alger. L’association n’Imazighen
soutient la Kabylie de la dignité,
du courage et de la résistance
à l’autoritarisme et
à l’arbitraire. Avec
Zayen, auteur,
compositeur et chanteur kabyle.
Zayen
est né à Lemsella.
Bercé par les chants
anciens de Kabylie, il s’est
lancé très jeune
dans la composition musicale.
Après les galas dans
les lycées de Tizi-Ouzou
et d’Azazga, il enregistre son
premier album "Imawlan-is"(Ses
parents) qui rencontre auprès
du public un franc succès.
Ceci l’amène très
vite à
élargir son horizon.
La
variété de ses
rythmes et la profondeur de
sa voix dans son deuxième
album "Ughale-d"
(Reviens),
séduiront la jeunesse
de l’Hexagone. Il fera de nombreux
concerts en France : au
Zénith de Paris, à
l’occasion du 20eanniversaire
du Printemps berbère
en 2000 et aussi
au
Palais des Sports de Paris.
Il chantera également
à Saint-Étienne,
à Lyon, Marseille, Lille,
à Roubaix et en Belgique :
à Bruxelles.
Anglais,
Français et Kabyle se
mélangent et dessinent
la diversité culturelle.
Comme dans un conte, il construit
un récit musical aux
couleurs diverses. Il évoque
les rêves, la recherche
de l’autre et de l’amour. Zayen
est un auteur prometteur, il
ne cesse de ramener au monde
des touches profondes et particulières.
Venez le découvrir et
l’applaudir ce samedi 18 avril
2009 à Bruxelles
Programme :
Film,
repas couscous et concert avec
Zayen
Ouverture
des portes à 15
h 30
Film
à
16h30 - Entrée gratuite :
"Une invitation au voyage
de la Kabylie à Baden-Baden",
court
métrage de 28 min. réalisé
par Zayen
18h00
à 19h45 : repas
couscous à la viande
d’agneau uniquement sur réservation
20h00 :
concert avec Zayen
Adresse :
Rue
du Fort, 35 - 1060 Bruxelles
(Saint-Gilles)
P.
A. F. : Adultes 18,00 euros
repas + concert ; 10,00
euros pour le concert seul
Enfants
de 6 à 12 ans = 12,00
euros repas + concert ;
6,00 euros pour le concert seul
Membres
en ordre de cotisation 16,00
euros repas + concert ;
8,00 euros
pour
le concert seul
Important :
la
réservation pour le repas est indispensable
avec versement de 50% sur le
compte de n’Imazighen au plus
tard le 14-04-2009 : 310-1206557-60
- communication : «Printemps
kabyle»
Rens. /réser.
C. Hamdis : tél.
/ fax : 067/64 67 75 ou
portable : 0496/78 50 20.
Courriel :
cherif.hamdis@skynet.be
Campagne
douteuse contre tamazight
Son
enseignement est loin d’être
généralisé
même dans les régions
berberophones
La
politique de l'enseignement
de Tamazight prônée
par le ministère de l'Education
nationale (MEN) n'est pas faite
pour promouvoir cette langue,
encore moins la généraliser
comme annoncé à
plusieurs occasions.
Ainsi,
si à Bouira, une campagne
douteuse est menée pour
chasser Tamazight du centre-ville
et que les postes budgétaires
sont ouverts au compte-gouttes,
en dépit d'une forte
demande de la part des écoliers
mais aussi de la part des nombreux
licenciés en tamazight
qui frappent vainement à
toutes les portes ; à
Tizi Ouzou, 33 nouveaux postes
pour enseignants et trois postes
pour inspecteurs viennent d'être
ouverts officiellement la semaine
dernière, affirme une
source fiable. Ce qui porte
le nombre d'enseignants dans
cette wilaya à 454 !
Tous les licenciés de
Tamazight
fraîchement
sortis de l'université
Mouloud Mammeri sont pratiquement
recrutés et La Direction
de l'éducation (D.E)
risque de ne pas trouver de
candidats pour pourvoir ces
postes, pendant qu'à
Béjaïa un enseignant
est obligé de travailler
dans 3 à 4 écoles
différentes pour faire
face à la forte demande.
Le nombre d'enseignants est
insuffisant pour satisfaire
toutes les demandes exprimées
à travers la wilaya.
Par
ailleurs, depuis plusieurs années,
les enseignants réclament
à tue-tête des
inspecteurs au niveau du primaire,
du moyen et du lycée,
mais en vain! A Béjaïa,
il n’existe qu’un seul inspecteur
et il ne pourra pas couvrir
toute la wilaya à lui
seul! Au
secondaire, des dizaines de
PES attendent leur titularisation
depuis des années dans
toutes les wilaya. Des
inspecteurs de la formation
et de l'éducation (IEF)
d'autres matières (français
et arabe) sont chargés
temporairement pour prendre
en charge les PES, mais face
à la charge de leur travail,
et à la non-maîtrise
de Tamazight, ils ne pourront
jamais s'occuper convenablement
de cette langue ni sur le plan
de la formation ni sur celui
de l'administration.
A
quoi joue donc le MEN si ce
n'est à la politique
de trois poids trois mesures
? Pourquoi de telles incohérences?
"Cette stratégie
n'est pas nouvelle et n'est
pas dénuée d'arrière-pensées
politiques", souligne un
enseignant de Bouira.
Contactés
par nos soins, certains enseignants
des trois wilaya, disent ne
rien comprendre et surtout outrés
par de telles décisions
qui visent à créer
des déséquilibres
entre les régions amazighophones.
Ils comptent réagir par
l'intermédiaire de leurs
associations respectives pour
que Bgayet et Bouira bénéficient
à leur tour de nouveaux
postes budgétaires et
pourquoi pas généraliser
tamazight comme le stipulent
les nombreux décrets
et circulaires ministérielles.
"De
toutes les façons, affirment
un enseignant de Bgayet, le
combat pour Tamazight n'est
pas fini et que la vigilance
doit demeurer de mise."
B. HAKIM
Enseignement
de la langue berbère
en France.
Message
original --------
Sujet : Enseignement
langue berbère
Date : Thu, 15 Jan
2009 16:31:54 +0100
De : Lycée
Jean Jaurès
Montreuil <ce.0930121b@ac-creteil.fr>
Pour : Lycées
publics 93 <l.lyclppu93@ac-creteil.fr>
*
A l'Attention de
Mesdames et Messieurs
les Proviseur(e)s*
Nous
organisons un enseignement
de berbère
pour les élèves
de Terminale qui
ont choisit la langue
berbère au
baccalauréat.
Cet enseignement
est assuré
par un professeur
de l'I.N.A.L.C.O.
Les cours ont lieu
tous les mercredis
de 14 heures à
16 heures. Si des
élèves
sont intéressés,
il suffit d'envoyer
leurs : Noms - Prénoms
et classe
par mail à
Mme Annie AFCHAIN
- Secrétaire
de Direction.
Cordialement,
Olivier
VANDARD
Proviseur |
Enseignement
de la langue amazighe en Algérie
Entre
l’idéologique et le sentimental
Long
est le combat pour la reconnaissance
de la langue et culture amazighes.
Ce combat naît depuis
les années 40, au sein
du Mouvement national algérien,
sous l’occupation française,
n’arrive toujours pas à
tirer son épilogue, et
voir la cause aboutir après
tant d’années de sacrifices.
L’engagement de la Kabylie pour
cette reconnaissance fut massif
et total.
Les
différentes tentatives
pour l’imposer en tant que réalité
historique et civilisationnelle
de l’Algérie faisait
face à un acharnement
maladif de la part des adeptes
de l’idéologie arabo-islamique
et ce depuis l’Indépendance
nationale. Sous la houlette
de l’Ouma El arabia, les militants
arabo-baâthistes n’ont
pas lésiné sur
les moyens pour la reléguer
à un plan inférieur.
Les militants berbéristes
ont été, de longues
années durant, cible
de rafles de police et d’emprisonnements.
Après les événements
du 20 avril 1980, une brèche
est ouverte dans la chape de
plomb imposée par le
pouvoir. La revendication identitaire
devint alors, une revendication
populaire, elle n’est plus l’apanage
d’un cercle de militants politiques.
Dès
lors, les manifestations revendiquant
la reconnaissance officielle
de tamazight se multiplient
pour en aboutir en 1995 au fameux
Boycott scolaire initié
par le MCB. C’est pour la première
fois que toute une région
d’un pays boycott l’école
qui "renie" sa langue.
Même
avec la maigre moisson de cette
entreprise, consistant à
l’introduction de tamazight
dans le système éducatif
national,
l’engagement
de la région pour sa
langue ancestrale restera à
jamais gravé dans les
annales de notre histoire.
Après
l’ouverture démocratique
de 1989, les militants berbéristes
n’ont pas baissé les
bras, mais des organisations
politiques ont pris le relais
pour défendre l’idéal
identitaire, même si le
combat a été instrumentalisé
pour des fins restreintes, dans
la plupart du temps.
En
juin 1998, lors de l’assassinat
de Matoub Lounes, la foule en
colère qui manifestait
n’avait pas omis de rappeler
que le serment de la Kabylie
pour l’aboutissement de sa cause
n’a pas bougé d’un iota
malgré la menace terroriste.
En 2001 après l’assassinat
du jeune Massinissa dans un
local de la Gendarmerie et l’arrestation
des collégiens à
Amizour, le soulèvement
populaire de la Kabylie et la
centaine de morts qui s’en est
suivi a poussé les hautes
autorités du pays à
revoir leur position vis-à-vis
de cette revendication. Ainsi,
sur ordre du président
de la République, les
deux chambres du Parlement ont
voté la reconnaissance
de tamazight en tant que langue
nationale en 2002.
6
ans après la reconnaissance
de cette langue, le bilan mitigé
qui s’en sort de cette expérience
accule en même temps,
les responsables de l’Education
et ceux censés apportés
leur savoir faire pour l’épanouissement
de tamazight. De leur côté,
les responsables politique algériens
n’ont absolument rien fait pour
cela. Et pour preuve,
les différentes grèves
initiées par les enseignants
de cette matière prouvent
le manque de volonté
politique pour se mettre au
travail. Pas loin que l’année
écoulée, des dizaines
d’enseignants de tamazight de
Bouira ont observé une
grève de la faim illimitée
pour décrocher des postes
budgétaires, même
avec les promesses du ministère,
leur grève s’est avérée
vaine. La situation dont
végète tamazight
n’est pas endossable aux seuls
responsables des secteurs concernés.
Elle concerne aussi, les chercheurs
et les universitaires qui animent
l’espace de réflexion
sur tamazight qui, on le souhaite
bien, ne doit pas rester dans
le stade du sentimental.
B. HAKIM |