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 TRIBUNE

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Ne s’est-il donc rien passé le 12 novembre ?

Selon Ould Abbès, l’affaire Hasseni ne compromettra pas la visite en France de Bouteflika. Merci de le préciser, mais… 

…on s’en doutait déjà un peu !

Le fait même de commenter le passage d’Ouyahia à l’Assemblée est une aberration. Le fait même de tenter d’analyser son discours, ses paroles, ses chiffres est une hérésie. Le fait même de tenter de comprendre la démarche du gouvernement pour les quatre prochains mois est un pied-de-nez à la légalité. S’engager dans cette voie, c’est admettre le hold-up du 12 novembre. C’est donner tacitement son aval au viol de la Constitution. On ne peut pas décemment prêter une oreille attentive et surtout sérieuse à un homme mandaté par un autre homme auteur d’un acte contre nature sur le texte fondateur du pays. On ne peut pas non plus écouter une personne venir affirmer devant une «assemblée pré-rétribuée» que la démocratie se construit solidement en Algérie alors que sa présence même dans cet hémicycle est le résultat vénéneux d’une démarche foncièrement anti-démocratique.

Rendre compte des travaux de l’Assemblée, de cette assemblée-là, c’est déjà donner un quitus à l’arbitraire. C’est donner le bon à enlever de nos rêves l’espoir d’une Algérie régie par l’alternance. C’est se rendre complice. Une complicité qui peut paraître sans conséquence aujourd’hui, parce que se déroulant dans un climat d’impunité décrétée par le Palais. Mais demain ? Car il y aura un demain. Comment justifier que nous avons fait comme si de rien n’était après le novembre noir de la république ? Comment oser supporter le regard de nos enfants lorsque, devenus plus grands, en âge de discerner les choses de la cité, ils nous lanceront : «Le 12 novembre, tu étais de quel côté ? » Baisserons-nous les yeux, en murmurant, en crachouillant presque que nous ne faisions pas partie du gang des violeurs, mais que nous avons fait silence pendant et après que l’acte ignoble ait été commis ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

Hakim LAÂLAM

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lundi 15 décembre 2008



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