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Youcef Zirem

Youcef Zirem

 

 

 

PASSAGES INCONSCIENTS

N’assiste pas à tes funérailles

Meurs en faisant semblant de vivre

Mourir et vivre se ressemblent

Le plus important est ailleurs

Continue à te rechercher encore

N’abdique pas

Tes défaites te rappelleront toujours

La force de tes idées

Eternellement incomprises

Ne sois pas dupe

Tu as toujours su ce que tu voulais

Et dès que les autres l’ont compris

Tu es déjà perdu

Perdu, mort ou vivant

L’univers entier se souvient de toi

Perdu, mort ou vivant

Tu ne ressembles à personne

Perdu, mort ou vivant

Tu flottes sur l’océan de ta déroute

Passager de l’inconnaissable

Hier, aujourd’hui et demain

Se rejoignent en toi

Nul ne t’attend

Nulle part

Nul ne te cherche

Tu as échappé à tout… Retour


OMBRES ET TRAHISON

La révolte est mâtée

Pas de zones de repli

Nos cerveaux fracassés

Abritent l’horreur

Happé par la solitude

Le joueur de saxophone s’arrête

Son instrument détruit

Il laisse le chaos se propager

Dictatures imposées

Par le nouvel désordre mondial

Les caravanes du mensonge

Suppriment les carrefours du désir

Je suis le coureur des routes interdites

Je ne veux pas de cette séparation arrangée

J’oublie les baisers volés à la nuit obscure

Inventifs

Les services de l’ombre

Ont embrigadé toute la société

En furie, la mer accueille

Les bourrelets de ton corps fatigué

Tu ne souffriras plus

De tant d’usurpation

De tant d’ingratitude

Ecrasés à jamais

Nos remords sont envoyés en enferRetour

 

 

 

 


CHIMERES

Retours impossibles

Comme d’habitude

La douleur de vivre

Encercle les éclaircies fugitives

L’incendie se propage

La révolte prend forme

Mais elle ne connaît pas encore son chemin

Il n’y a aucune tendresse

A l’approche de cette nuit décisive

Tu est déjà ailleurs

Depuis toutes ces longues années

Où j’essayais de t’attendre

J’ai trop cru à ces chimères

Que ton regard fabriquait

J’ai eu tellement de patience

Mais cela n’empêche pas la débandade Retour


STIGMATES D'UN GUET-APENS

Spirale du rapt

elle déferle sur ma quiétude

sa marche impose le silence

ses rondeurs me triturent les méninges

notre patience commune se mêle au vent

en un fugitif clin d’œil

elle me dit sa passion

une étoile voit le jour

l’obscurité se dissout

la bruine printanière cesse

ses lèvres mélodiques

emprisonnent ma volonté

un exil prend forme

ses yeux d’éden m’engloutissent

ses hanches allument un feu

nous gardons un brin de notre sourire

et nous attendons demainRetour


UNE VERVE INTERMITTENTE

L’aurore est déjà lointaine

au petit matin

l’éternité est enlacée

comme un esquif à la dérive

j’attends son souhait mirifique

elle ne se réveille pas

malgré les glas répétés

je m’habitue au drame ambiant

et je me contente

de son regard de naguèreRetour


SOLEIL INDOMPTÉ

Furtivement

l’instant harmonieux se rétracte

la nuit assiège

mon sourire d’autrefois

mon âme se dissout

dans des flots irrépressibles

du malaise

même réarrangés

mes neurones sont éclatés

dans un pays à feu et à sang

les exécutions sommaires foisonnent

face à cette aube infinie

de l’errance tentaculaire

même des tonneaux

de cette bière à pression

ne me font pas atteindre l’ivresseRetour


GITANE

Elle chante

ma naissance minimisée

elle maudit

le brouillard de mes inconvenances

elle admire

les tourments éveillés

de ma folie

elle garde

un silence éparpillé

sur sa déroute programmée

et elle veut me rejoindre

à l’aube d’une autre vieRetour


AUTREFOIS LA MER NOUS APPARTENAIT

Les jours mauvais se chevauchent et imposent leur loi

elle se remet à raconter les refrains tendres de notre échec

elle veut s’opposer au mensonge et au destin sautillant

elle a envie de fuir ces territoires éclatés

dispersé, j’écoute ses lamentations caverneuses

nul n’est insensible à ces tueries répétitives

elle accroche nos sourires sur une prétendue accalmie

et je ne comprends plus cette traversée du désert

qui nous empoisonne l’habitude de la contestation

ne demeure alors que le bruit indomptable des vagues...Retour


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