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Lundi 6 février, trois portraits géants seront affichés sur la façade du Club de la Presse. Celui d'Ingrid Bétancourt, otage des Farc depuis près de quatre ans, de Jill Carroll, journaliste américaine enlevée en Irak le 7 janvier et de Mohamed Benchicou, directeur du quotidien algérien Le Matin, emprisonné depuis l'été 2004. Ces trois portraits symboliseront la lutte pour la liberté d'expression à travers le monde. Cette manifestation se déroulera en présence de Bernard Despierre, membre pour le Nord du Comité de soutien à Ingrid Bétancourt. Il présentera la soirée organisée le 23 février prochain à la Maison de la Nature et de l'Environnement (Lille), à l'occasion de la 4e Journée internationale des séquestrés...

Philippe Allienne

Président du Club de la presse Nord - Pas de Calais

04 février 2006


 

600 jours cochés sur les murs d’une cellule, celle du détenu d’opinion, de l’écrivain, du journaliste Mohamed Benchicou. Notre confrère et ami purge une peine injuste, maquillée en délit de droit commun. 600 jours d’embastillement pour une plume libre. Pour reprendre cette phrase terriblement belle de la maman de Mohamed : “Finalement, qu’est-ce que deux ans dans la vie d’un homme...” !

Le Soir d'Algérie du 04 février 2006


 

«Ils ont essayé, hier, d’éteindre notre plume avec le souffle de la mort et ont dû abdiquer devant son immortalité. Ils ont essayé, hier, d’éteindre notre plume avec le vent de l’exil et ont trébuché sur nos racines. Regardez-les qui s’acharnent aujourd’hui à vouloir l’éteindre avec le glaive du juge et le froid de la prison...»      30 janvier 2006


 

150 journalistes tués et 126 emprisonnés dans 23 pays dont l'Algérie

A partir du 6 février prochain, la FIJ rendra publics les détails concernant “le spécial Algérie” qu’elle mettra en œuvre pour exiger la libération de Benchicou, du correspondant d’El Khabar et la fin du harcèlement de la presse en Algérie...

Le Soir d'Algérie du 24 janvier 2006


 

 

Liberté du 25 juillet 2005


 

Vos premières semences auront pris. Le prochain Printemps n'en sera que plus beau; et les bourgeons de la Liberté plus fleuris. N'en déplaise aux forces du mal qui sont au pied du mur, acculés par la hardiesse de votre verbe. Le pari est réussi:

VOUS AVEZ SUSCITÉ LE DÉBAT

Tenez bon!

Notre indéfectible solidarité

M. Z.-K.

 

Comme quoi nul n'est prophète en son pays. Pire encore, pendant qu'ailleurs on célèbre la liberté, l'intelligence; chez nous, on les enferme. Mais dans quel pays vivons-nous ? Nous sommes-nous trompés d'époque ? Sommes-nous au IIIe millénaire, à l'ère des «autoroutes de l'information» ? Sommes-nous dans un État de droit, où l'on peut s'exprimer sans s'inquiéter le moins du monde ? Où la liberté d'expression, vertu de tout pays qui se respecte, n'est pas un vain mot. Où le journalisme est un contre-pouvoir, pour justement veiller sur la santé politique du pays. Sommes-nous dans une Démocratie ? À moins que celle-ci soit , pour ceux qui nous gouvernent, une vue de l'esprit, un «lapsus linguae» de «Autocratie».

C'est vraiment triste pour un pays qui jette en prison un journaliste de la stature de Mohamed BENCHICOU. Lui qui nous a tant fait goûter au fruit défendu qu'est, dans ce cas, la liberté d'informer et d'opiner. C'est quelqu'un qui n'aimait pas prendre des gants pour dire ce qu'il pensait. Et s'il ne l'avait pas fait au plus fort de la tourmente des années 1990, ce n'est pas maintenant qu'il va le faire. C'est ce que semblent ne pas comprendre ses détracteurs. Il est suffisamment un journaliste racé, comme pour ne pas se laisser attirer par le chant des sirènes. Pour ne pas vendre son âme au diable. Mohamed BENCHICOU inscrit son travail dans la durée. Celui d'un meneur intrépide qui nous invite à la Liberté. Il a informé, il a opiné. Il l'a écrit. Et il continuera de le faire. N'en déplaise aux détracteurs de la liberté d'expression. Il voit juste. La preuve ? On s'ingénie et on se démène pour le réduire au silence tandis que son nom court le monde.  

Nos félicitations, Monsieur BENCHICOU!

Mohamed ZIANE-KHODJA

24 novembre 2005



Dans l’avion qui nous mène à Oviedo, capitale des Asturies, pour oublier la grosse averse qui fouette le hublot, nous essayons de plaisanter, ma fille Nassima et moi, sur le fait que nous ignorons tout de notre destination. Je tente ainsi de détendre l’atmosphère en la taquinant sur la mise à l’épreuve de ses dons d’interprète qu’elle va subir dans quelques heures à peine…   

28 novembre 2005


 

«...Mohamed Benchicou, mon père, journaliste emprisonné par le pouvoir algérien pour délits d’opinion depuis 18 mois, que vous honorez ce soir en lui décernant le Prix de la liberté d’expression, m’a chargée de vous transmettre ce message amical et fraternel et confraternel : “Quand j’ai appris de la prison d’El Harrach, à Alger, votre décision de m’attribuer le Prix de la liberté d’expression, j’ai eu un soupir de reconnaissance pour mes confrères espagnols avec lesquels j’ai toujours entretenu d’agréables et fructueuses relations mais aussi pour l’Espagne démocratique et éternelle qui a toujours su être attentive aux luttes et aux souffrances algériennes. L’Espagne de Picasso immortalisant sur sa toile, avec génie, une héroïne de la guerre de Libération algérienne, Djamila Boupacha ; l’Espagne de Federico Garcia Lorca dont la poésie...»

26 novembre 2005


             

 

Florence Aubenas et Hussein Hanoun, enfin libérés, dans l'après-midi d'hier 12 juin, après 157 jours de captivité!

Qui a dit que la mobilisation ne paie pas? Cinglante leçon, pour nous les Algériens, à retenir, pour le cas de Mohamed Benchicou, Ahmed Benaoum... Et de tant d'autres journalistes en proie à des cabales de toute espèce, émanant des «hautes sphères» et d'une justice aux ordres. Aussi bien la société civile que la corporation, a-t-on fait, ou / et suffisamment, pression en manifestant notre solidarité aux victimes déjà citées, et par là contester l'arbitraire? Eh oui! Là est toute la question.                              M. Z.-K.

13 juin 2005


[...] Jacques Charby, le comédien, l'auteur et, surtout, le militant anticolonialiste qui fut un membre actif dans le réseau Jeanson et le réseau Curiel qui lui a succédé, n'est plus. Le réalisateur du film Une si jeune paix (1964) est décédé dimanche dernier à Paris. Par l'image, par le verbe ou par l'action, Jacques Charby, combattant pour la justice et militant de la cause algérienne, a toujours mené un combat contre le colonialisme français et dénoncé les horreurs de la guerre et les déchirements de l'Algérie dont il était responsable et coupable. Une si jeune paix, le premier long-métrage de l'Algérie indépendante, en est la parfaite illustration. Dans ce film, Jacques Charby a filmé Alger et les blessures à peine cicatrisées de la guerre, les panneaux routiers et l'architecture de la ville...

La Tribune, janvier 2006




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