
La mère de Mohamed Benchicou:«Qu'est-ce que 24 mois dans la vie d'un homme!» Le message de Mohamed Benchciou... Abdellah Benarbia, son avocat:«Mohamed a un moral d'acier» Le message de Francis Wurtz Nouvel appel de la FIJ pour la libération de Benchicou Khaled Bourayou:«On condamne le journaliste, pas son écrit» Robert Menard(Reporters Sans Frontières):«Une nouvelle campagne pour Benchicou» Bachir Cherif Hassan,directeur de "La Tribune":«Beaucoup de doulour a voir un journaliste en prison» Chronologie d'une incarcération Arezki Metref: «Après le glaive, l'écrou» Aidan White(Fédération Internationale des Journalistes):«Les autorités algériennes devront s'expliquer» Ali Djerri, P-DG d'"El Khabar":«Chacun assumera ses responsabilités devant l'histoire» Abderrahmane Mahmoudi,directeur du "Jour d'Algérie":«C'est le moment idéal pour envisager une libération» Mme Hadda Hazzam, directrice d' "El Fedjr":«Cela n'honore pas l'Algérie» Appel citoyen pour la défense des libertés Rassemblement aujourd’hui à Bruxelles Ali Yahia Abdenour:«Son procès est étrange et incompréhensible» Hafnaoui Ghoul écrit à Benchicou:«La malédiction, la plume et la liberté» Journée de solidarité avec la presse algérienne:Actions d'envergure à partir de la capitale européenne Les amis et les confrères n'oublient pas... Tous pour la liberté d’opinion ! Briser le silence... Les irréductibles et les combattants pour les libertés Bouira: «Le citoyen doit toujours être aux côtés du journaliste» Plusieurs condamnations à la prison ferme Dilem, Boughanem et Amrani condamnés Hakim Laâlam lauréat Hakim Laâlam lauréat du prix Benchicou de la plume libre 2005 La «Plume Libre» à Hakim Laâlam Le Syndicat des journalistes français interpelle Jacques Chirac Rassemblement devant l’ambassade d’Algérie à Paris Proclamons le 14 juin journée nationale des libertés!


La
Fédération internationale des journalistes a lancé aujourd’hui,
lors d’une conférence de presse organisée à Bruxelles,
un nouvel appel pour la libération de Mohamed Benchicou et
la dépénalisation des délits de presse en Algérie.
« Ce
14 juin est une date symbole pour l’ensemble des journalistes harcelés,
opprimés et emprisonnés par leurs gouvernements » a
déclaré Bertrand Ginet, Responsable de Programmes à la
FIJ. « Mohamed Benchicou
est une figure de la presse algérienne, dont nous demandons expressément
la libération immédiate. Le fait qu’il ait à « célébrer »
aujourd’hui sa première année d’emprisonnement démontre
combien les principes de l’Etat de droit ont été dévoyés
en Algérie ».
Mohamed
Benchicou, le Directeur de publication du Matin,
a été condamné, il y a un an, à deux années
d’emprisonnement pour « infraction à la réglementation
de change » après la découverte de bons de caisse libellés
en dinars dans ses bagages à l’aéroport d’Alger en août
2003. En fait, cette parodie de justice cache difficilement une logique d’inquisition,
visant à faire taire l’une des critiques les plus virulentes du système
algérien. M. Benchicou avait
été notamment très engagé dans la campagne présidentielle,
rédigeant un pamphlet intitulé « Bouteflika, l’imposture
algérienne ».
«
L’affaire Benchicou est
le fruit d’un système politico-judiciaire dépravé, qui organise désormais chaque mardi
une parodie de justice visant à mettre en prison d’autres journalistes»,
a déclaré Nadir
Benseba, coordinateur exécutif
du bureau de la FIJ à Alger. « Nous appelons non seulement
à la libération de Benchicou mais aussi à la dépénalisation
des délits de presse en Algérie ».
Le
Parlement européen a adopté le 8 juin dernier une résolution
qui est venu apporter une crédibilité et un poids supplémentaires
à la campagne internationale demandant la libération de Benchicou
et l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires menaçant
les autres journalistes.
Hélène
Flautre, Présidente de la Sous-Commission des droits de l’Homme au Parlement
européen, est venue témoigner de son engagement en faveur du respect
de la liberté d’expression et des droits de l’Homme en Algérie.
« La résolution du Parlement européen sera désormais
l’une des bases de discussion avec les autorités algériennes»,
a t- elle déclaré, en ajoutant que l’affaire Benchicou
avait démontré les velléités liberticides de la
réforme du code pénal de 2001, malgré les garanties initialement
apportées par les autorités. Elle a indiqué que le « Parlement
européen va demander, dans le cadre
de l’évaluation de l’accord d’association avec l’Algérie, à
la Commission et au Conseil de l’Union européenne d’interpeller leurs
interlocuteurs algériens sur ces atteintes répétées
à la liberté de la presse ». Avant de clore son intervention,
Mme Flautre a fait remarquer que « la récente résolution
du Parlement européen n’est pas tombée du ciel ; au contraire,
elle est le résultat d’une vigilance constante et d’une réelle
détermination des députés européens ».
Aziouz
Mokhtari, correspondant du journal Le Soir D’Algérie
à Bruxelles, a ajouté que « l’affaire Benchicou
est un symbole de la censure, mais aussi de la décrépitude d’un
système juridique à la botte de quelques dirigeants politiques ».
Il a également lu une lettre de M. Benchicou,
qui appelle ses collègues « à maintenir le cap de la mobilisation et continuer à être
la voix de ceux qui n’en n’ont pas ».
La FIJ appelle l’ensemble de ses affiliés et des organisations professionnelles de journalistes dans le monde à se saisir de ce symbole pour dénoncer auprès des ambassades algériennes la détention de Mohamed Benchicou et le détournement de la loi algérienne contre les journalistes. Elle appelle également les syndicats de journalistes à faire pression auprès de leurs autorités nationales pour qu’elles exigent la libération de M. Benchicou.
Pour plus d’information, vous pouvez appeler le +32 2 235 22 06
La FIJ représente plus de 500,000 journalistes dans plus de 110 pays
