150 journalistes tués et 126 emprisonnés dans 23 pays dont l'Algérie Classement mondial de la liberté de la presse:«L'Algérie à la traîne» Reporters Sans Frontières invinte Mme Benchicou à une conférence Vague de répression touchant les journalistes algériens «Les journalistes ne doivent pas aller en prison»


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24 janvier 2006
A
partir du 6 février prochain, la FIJ rendra publics les détails
concernant “le spécial Algérie” qu’elle mettra en œuvre pour exiger
la libération de Benchicou, du correspondant d’El Khabar et la fin du
harcèlement de la presse en Algérie.
A
l’issue de la présentation du rapport annuel de la FIJ (Fédération
internationale des journalistes), Aiden White a déclaré à
des représentants de la presse algérienne : “Nous sommes préoccupés,
au plus haut point, par le cas de Mohamed Benchicou.” “Tout d’abord”, parce
que, selon lui, son emprisonnement est une atteinte grave, caricaturale à
la liberté d’expression et aussi parce que les informations contradictoires
concernant son état de santé nous inquiètent.” Le secrétaire
général de la puissante organisation mondiale des journalistes
affirme, aussi, lors de la même cérémonie : “Nous demanderons,
dans une lettre ouverte qui sera rendue publique aujourd’hui, la libération
immédiate et sans tergiversations de Benchicou ainsi que de celle du
correspondant d’ El Khabar, arrêté, hier, dans le Sud algérien.”
Concernant l’affaire du journaliste d’ El Khabar, Aiden White dit être
“en train de réunir les éléments les plus précis
pour organiser une riposte ferme et sans concession aux autorités algériennes”.
Pour rappel, le document distribué, hier, à Bruxelles et traitant
de l’état de la presse dans le monde mentionne que “150 journalistes
et employés des médias ont été tués dans
le monde en 2005”. “Ces meurtres inexpliqués, est-il consigné
dans le fascicule, notamment en Irak, sont le fait de l’armée américaine.”
Sur ce dossier, la FIJ demande une action de l’ONU contre “l’impunité”.
Les pays les plus dangereux en 2005 sont l’Irak (35 journalistes tués),
les Philippines (10 hommes de plume “descendus”), alors que la Colombie, le
Mexique et Haïti restent au “hit-parade” des pays qui “flinguent”, régulièrement,
les journalistes. Ce “triangle de la mort”, infesté de criminels “actifs”
dans le marché de la drogue, a, une nouvelle fois, préservé
sa réputation en révolvérisant 9 professionnels des médias.
“Nombre d’entre eux, précise le rapport, ont été assassinés
par des tueurs travaillant pour des factions politiques” ou des criminels agissant
pour le compte de “narco-trafiquants”. La FIJ informe que dans 90% de cas de
mort de journalistes “peu de recherches sérieuses ont été
menées par les autorités et une poignée, seulement, de
coupables ont été conduits vers les tribunaux”. “Une combinaison
de corruption de police, d’incompétence du monde judiciaire et d’indifférence
politique crée une culture de négligence en ce domaine”, est-il
écrit. Pour mettre en exergue ses “exigences” ayant trait au “renforcement”
des actions contre l’impunité, la FIJ prévoit d’organiser le 8
avril prochain, partout dans le monde, une série d’actions et d’évènements.
Par ailleurs, ce sont 126 journalistes qui sont encore “sous les verrous” dans
23 pays dont l’Algérie. Concernant notre pays, la puissante fédération
des journalistes a décidé de mettre sur pied un “programme spécial”
pour contribuer à mettre fin au calvaire des journalistes (emprisonnements,
actes de brimades, multiples manœuvres pour saborder le travail des médias
et autres intimidations dont les pouvoirs publics algériens sont coutumiers
et dans lesquels ils excellent). Aiden White rendra publiques, à partir
du 6 février prochain, les manifestations de solidarité envers
les journalistes algériens et, notamment, envers Mohamed Benchicou.
