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01 juillet 2004
Permettez-moi, Monsieur le Président de la République et Président de tous les Algériens, de m’adresser à vous par le biais des journaux.
Ce sont nos seuls canaux de communication qui restent ouverts pour nous exprimer.
Mon frère, comme vous le savez, va être jugé une nouvelle fois le 6 juillet 2004 ; il a été jugé arbitrairement par vos magistrats, le 14 juin 2004.
Cette justice vient de le condamner à deux ans de prison ferme, avec une forte amende, pour un motif que tout le monde rejette - une sombre histoire de bons de caisse -, et il vient d’avoir une autre convocation pour comparaître devant le juge le 6 juillet 2004.
A cet effet, je voudrais que mon frère soit jugé pour ses écrits, lui qui a toujours prôné la défense des libertés. Lui qui n’est jamais resté insensible pour la défense des opprimés, si chère à nous tous.
Mon frère a défendu beaucoup d’entre eux, ceux des Aurès, de la Kabylie, de l’Est, de l’Ouest et des autres régions du pays pendant la décennie noire dont certains ont voulu briser la détermination à vouloir combattre, l’arme à la main, le terrorisme, malgré leur âge - ce terrorisme qui a endeuillé des dizaines de milliers de familles algériennes.
Oui, Monsieur le Président, c’est cette détermination de vouloir combattre l’injustice et l’oppression, que possèdent beaucoup d’Algériens, dont Mohamed et d’autres journalistes.
Vous-même, Monsieur le Président, êtes déterminé à bannir à jamais cette situation de notre pays, instaurer et bâtir un Etat de droit, fort, avec une justice forte et digne, avec tous les Algériens, sans exception, et surtout vous qui prétendez renforcer la démocratie à travers la réconciliation nationale globale et prendre en charge l’autre partie qui s’est exprimée démocratiquement.
Monsieur le Président, vous ne pouvez l’ignorer. Vous êtes le Président de tous les Algériens, alors tendez votre main à tous les Algériens pour prendre en charge leurs préoccupations.
Et vous savez si bien le faire, Monsieur le Président.
Le monde avance à grands pas et l’Algérie avec. C’est la raison pour laquelle je vous demande, Monsieur le Président de la République, de prendre note de cette violation flagrante des droits civiques et de faire respecter les lois mises en place.
Comptant sur votre compréhension, que tout le monde espère, veuillez croire Monsieur le Président de la République en l’expression de mes sentiments les plus dévoués.
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