Résolution du Parlement Européen "Libérez les journalistes!" L'Union Européenne presse Alger Le Parlement Européen condamne Le Parlement Européen réclame la libération Rsf se voit systématiquement refuser le visa Le Parlement européen saisit les autorités algériennes Message de Mohamed Benchicou Le délit de dire Quand une victime devient coupable Se taire ou disparaître Rassemblement à la Maison de la Presse Parce qu'ils ont l'Algérie au coeur L'avocat de Benchicou répond à Belkhadem La chronique d'Élisabeth Dath Vaste mouvement de solidarité en France Mobilisation pour Mohamed Benchicou Des sit-in de la Fij devants des ambassades algériennes Relaxer les journalistes algériens Appel de l'Humanité La Fij dénonce Indignation Malade, Benchicou restera en Prison Benchicou est maintenu en prison Le mur du silence se lézarde La presse "uniformément correcte" Journalists behind bars? Des journalistes derrière les barreaux? Harcèlement à l'égard de la presse indépendante Liberté pour les journalistes Regain de mobilisation Déclaration Liberté de la presse Algérie, morne presse Harcèlement systématique Journalistes de tous pays, unissez-vous! "Benchicou doit être libéré" Mise au point de Mme Benchicou Le pluralisme de façade Les journalistes français solidaires Escalada de represión Rsf demande un terme au cauchemar judiciaire "Benchicou ne mérite pas l'emprisonnement" Le Matin, Benchicou et Hugo Chavez "Benchicou paye pour ses écrits" La normalisation de la société La presse étroitement surveillée Fait inédit La justice algérienne confirme la peine de prison "On est tous des Benchicou!" Stifling press freedom Fine annunciata de un giornale troppo scomodo Confirmation en appel de la peine de 2 ans de prison Rsf dénonce une justice inique Le Matin est suspendu Déclaration du Comité pour la libération des journalistes Pitizioni per I giornalisti incarcerati Le président Bouteflika ferme le jeu Les sénateurs américains interpellés Des témoins pour Benchicou La Fidh s'inquiète des atteintes répétées à la liberté de la presse Lettre ouverte au président Bouteflika La tromperie nationale "La situation de la liberté de la presse, dans ces pays, est lamentable" Bradage du siège du journal Le Matin For international plan of action Une délégation des médias demande un plan international d'action Concern over "media crisis" in Algeria "Il y a danger sur les libertés" Nouvelle agression contre la presse indépendante en Algérie Algerian press decries journalist's jailing Suite aux emprisonnements et aux menaces contre la presse Mme Benchicou saisit le Parlement européen Paris et la Commission interpellés "Je n'ai commis aucune infraction" Pour la libération immédiate de Hafnaoui et Benchicou Dois anos de prisao para jornalista argelino Pétition pour la libération de Mohamed Benchicou Pétition:"Liberez Benchicou!" Algérie, un pays qui résiste Cpj calls on authorities to cease campaign of judicial harassment Omar Belhouchet:"Au suivant!" Benchicou sentenced to two years in prison Mohamed Benchicou condamné à 2 ans de prison Algérie, rapport 2004 "Bouteflika, une imposture algérienne" In der loyalitätsfalle "Le Matin ne se laissera pas faire" Le communiqué du Matin Bouteflika no puede prohibir un libro Le livre de Mohamed Benchicou Les éditeurs de journaux se réunissent Sas condenado a 6 meses de prisión incondecional Solidarity with algerian media Solidarité internationale avec les médias algériens Rsf denuncia el acoso a que está sometida la prensa Nuevas detenciones de periodistas en Argelia Le Matin newspaper harassed by police Benchicou talks about attitudes to press freedom Benchicou revient sur les 10 années d'existence d'une presse ébranlée par la guerre

![]()
![]()
24 juillet 2004
Sur
décision politique, Le Matin est interdit d'impression depuis vendredi
soir. Il n'était pas dans les kiosques samedi. La direction de Simpral,
imprimerie gouvernementale, vient de surprendre de nouveau tout le monde en
refusant d'imprimer Le Matin avant l'ultimatum qu'elle avait elle-même
fixé au 24 juillet. 24 heures avant cette date, les techniciens de l'imprimerie
d'Etat ont été, en effet, destinataires d'un ordre de ne pas mettre
le journal sur les machines. « Cette précipitation dans la sanction
du Matin, le refus de Simpral d'échelonner le montant réclamé,
confirme l'injonction venue du Pouvoir et révèle le caractère
politique des pressions et représailles que subissent le journal et son
directeur », lit-on dans le communiqué rendu public samedi par
Le Matin.
Depuis
la publication, le 19 juillet 2003, du témoignage de M. Saâdaoui,
qui a fait part des tortures qu'il a subies sur ordre de M. Zerhouni, actuel
ministre de l'Intérieur, Le Matin est la cible d'une cabale politico-judiciaire
sans précédent. Son directeur, auteur du livre Bouteflika, une
imposture algérienne, croupit aujourd'hui en prison sous le fallacieux
prétexte d'avoir commis une infraction à la réglementation
des changes. Le pouvoir politique a décidé ainsi d'interdire l'expression
de toute voie autonome.
Les
bilans de la relation commerciale entre Le Matin et la société
Simpral, pour ne citer que cet exemple, est là pour confirmer cette volonté
de faire disparaître ce quotidien. La somme réclamée au
journal, soit 38 millions de dinars, ne représente pas 1 % de la globalité
de la dette que détient cette société sur plusieurs publications,
évaluée par les services de Simpral à plus de 300 milliards
de centimes. Une dette qui concerne l'ensemble des journaux privés et
publics. Pourquoi alors uniquement Le Matin, alors que de l'aveu des responsables
de l'imprimerie, ce journal est « un bon payeur » ? Depuis août
dernier, Le Matin a dû payer plus de 19 milliards de centimes sous les
multiples pressions des autorités politiques du pays. Cette publication
qui n'a pas cessé de réclamer le respect des règles commerciales
a été contrainte de payer sur décision politique la moitié
d'une autre somme faramineuse de 92 millions de dinars fixée arbitrairement
par la direction générale des impôts.
Une
volonté d'asphyxie du journal qui s'est traduite d'ailleurs par la saisie
du siège social du journal puis sa vente pour une somme dérisoire.
L'option politique de faire disparaître Le Matin s'est vérifiée
également lorsque les responsables de Simpral ont opposé un refus
catégorique à toute négociation pour un échéancier
de paiement. La proposition des dirigeants du Matin de verser plus d'un tiers
du montant réclamé est rejetée. Pis, dans un communiqué
rendu public samedi, l'imprimerie de l'est, invoquant l'esprit de solidarité
avec Simpral, a décidé de ne pas imprimer Le Matin, défiant
ainsi toutes les dispositions légales du contrat liant les deux entreprises.
Une situation qui a gravement affecté Mohamed Benchicou puisque ses avocats
affirment que « depuis la semaine dernière, soit au lendemain de
l'ultimatum de Simpral, son état de santé s'est subitement dégradé
».
«
Samedi, dans la matinée, ses avocats nous ont précisé qu'en
raison d'une baisse de tension anormale, Mohamed Benchicou a été
mis sous perfusion », relève-t-on dans un autre communiqué.
Dans une déclaration rendue publique le même jour, le Comité
national pour la libération des journalistes, composé du Conseil
de l'éthique, du Syndicat national des journalistes et de titres de la
presse indépendante, parle « d'un assassinat à petit feu
du directeur du Matin, qu'on laisse mourir derrière les murs de la prison
». Ces derniers, qui relèvent « un retard pris délibérément
dans la fixation de la date de son procès en appel », appellent
à la cessation et à une « trêve au massacre des journalistes,
trêve au massacre de la presse libre ».
