Tv5 Monde honore Ali Dilem Grâce présidentielle Francis Wurtz invite Benchicou Benchicou: «Le Matin ne fera aucune concession» Benchicou: «Le combat pour les libertés...» Ferhat Mehenni: «Un intellectuel brillant, démocrate...» Message du Président du Parlement européen Entre satisfaction et inquiétude Lemrabet: «Un état de non-démocratie...» Ali Lemrabet Ils ont dit Quelques mots Le Syndicat National des Journalistes Le cachot des mots Benchicou revient parmi les siens «Je ressors intact et déterminé» Fatiha Benchicou: «Le plus urgent...» Mohamed Benchicou enfin libre! «N'ayez pas peur de leur prison!» Benchicou est sorti de prison Journalistes et directeurs de journaux... Soulagement Libération n'est pas liberté Le message de Mme Hazan Mohamed Benchicou est libéré Ali Dilem distingué à Denver Le Club de la presse français L'ampleur du préjudice Accueillons Mohamed Benchicou Prix Benchicou de la plume libre 2006 Dur, dur le métier de journaliste chez nous Cartoonists Rights Network Award distingue Ali Dilem


15 juin 2006
Mohamed Benchicou retrouve, en ce mercredi 14 juin
2006, une liberté dont il était privé durant deux années
pour avoir osé aller à l’encontre du fait accompli politico-médiatique
imposé à la nation. Le 14 juin 2004, Benchicou, incarnation de
cette presse autonome et jalouse de sa liberé, est jeté en prison.
Il paiera, comme Hafnaoui Ghoul avant lui, le prix de ses impertinences et de
ses oppositions à l’ordre établi. La mobilisation extraordinaire
de la corporation que le syndicat s’était fait le devoir de mener à
travers notamment la création d’un “comité national pour libérer
Benchicou et Hafnaoui Ghoul”, — comité entre-temps squatté et
dénaturé — tout comme la solidarité nationale et internationale
n’ont, il faut bien l’avouer, pas eu raison de l’entêtement du pouvoir
à pénaliser une plume et un journal, Le Matin, suspendu depuis.
Ce mercredi, Benchicou aura donc purgé l’intégralité de
sa peine inique avec, en plus, cette volonté d’humilier un homme dont
le procès avait été sciemment extrait du registre des délits
de presse. Le Syndicat national des journalistes qui a érigé la
libération de Benchicou en un combat permanent ne peut que se réjouir
de ce que le calvaire de l’homme ait pris fin. Le syndicat qui ne cède
pas à l’euphorie festive dont il a été exclu à dessein
ne retient de ce 14 juin 2006 que l’essentiel : la liberté retrouvée
d’un homme et le combat qui interpelle plus que jamais la corporation des journalistes
algériens. Pour que la liberté de la presse et d’expression demeure
une réalité et préservée de toutes sortes de menaces.
P / le Syndicat national des journalistes
Le secrétaire
général par intérim, Kamel Amarni
