Tv5 Monde honore Ali Dilem     Grâce présidentielle     Francis Wurtz invite Benchicou     Benchicou: «Le Matin ne fera aucune concession»     Benchicou: «Le combat pour les libertés...»     Ferhat Mehenni: «Un intellectuel brillant, démocrate...»     Message du Président du Parlement européen     Entre satisfaction et inquiétude     Lemrabet: «Un état de non-démocratie...»     Ali Lemrabet     Ils ont dit     Quelques mots     Le Syndicat National des Journalistes     Le cachot des mots     Benchicou revient parmi les siens     «Je ressors intact et déterminé»     Fatiha Benchicou: «Le plus urgent...»     Mohamed Benchicou enfin libre!     «N'ayez pas peur de leur prison!»     Benchicou est sorti de prison     Journalistes et directeurs de journaux...     Soulagement     Libération n'est pas liberté     Le message de Mme Hazan     Mohamed Benchicou est libéré     Ali Dilem distingué à Denver     Le Club de la presse français     L'ampleur du préjudice     Accueillons Mohamed Benchicou     Prix Benchicou de la plume libre 2006     Dur, dur le métier de journaliste chez nous     Cartoonists Rights Network Award distingue Ali Dilem

 


 

12 juin 2006

Le prix Benchicou de la Plume Libre pour l’année 2006 a été décerné conjointement à Ali Lemrabet et Bachir Laârabi. Le journaliste marocain Ali Lemrabet, actuellement correspondant du journal espagnol El Mundo, est sous le coup d’une interdiction d’écrire pour une période de 10 ans dans son pays. En 2003, il avait été condamné à 3 ans de prison ferme pour offense à la monarchie (marocaine) et atteinte à l’intégrité territoriale.

Après 7 mois de détention ponctuée de deux grèves de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et arracher le statut de prisonnier d’opinion, Ali Lemrabet est grâcié par le roi Mohammed VI et libéré suite à une campagne internationale. Devant l’impossibilité de relancer les hebdomadaires satiriques Demain Magazine et Doumane, interdits de paraître depuis 2003, qu’il avait fondés en 2000-2001, Lemrabet se lance en 2005 dans de projets éditoriaux. Ceux-ci sont arrêtés net par une nouvelle accusation d’atteinte à l’intégrité territoriale qui lui interdit, pour 10 ans, d’exercer au Maroc. Bachir Laârabi, correspondant du quotidien El Khabarà El Bayadh, a été arrêté et mis en prison pendant un mois en janvier-février 2006, suite à un procès en diffamation intenté par les autorités de la wilaya de Naâma, entre autres. Le journaliste est en outre poursuivi dans huit autres procès liés aux délits de presse. Alors qu’il accomplissait son travail de journaliste, Laârabi a été agressé par un agent de l’ordre en mai dernier. Le prix Benchicou de la Plume libre a été institué en 2005 par le Comité Benchicou pour les libertés, pour honorer, chaque 14 juin, un journaliste qui sera distingué par son courage et la défense de la liberté d’écrire. Il marque la date de la mise en détention arbitraire de Mohamed Benchicou, directeur du quotidien Le Matin, condamné en juin 2004 à 2 ans de prison ferme suite à une machination judiciaire. Le Matin a disparu des kiosques, quelques semaines seulement après l’emprisonnement de Benchicou. Le prix Benchicou de la Plume libre est revenu en 2005 au chroniqueur Hakim Laâlam du Soir d’Algérie, lui-même sous le coup d’une lourde condamnation à la prison ferme pour ses écrits, à l’instar d’une vingtaine de journalistes algériens.

Alger, le 11 juin 2006
Le Comité Benchicou pour les Libertés