
Josep
Borrell, président du Parlement européen,
a exprimé son soulagement après les mesures
d'amnistie, en faveur des journalistes, prises par le
président de la république Abdelaziz Bouteflika
à l'occasion du 3 Mai, journée internationale
de la liberté de la presse. Toutefois il a regretté
que ces mesures n'aient pas concerné Mohamed
Benchicou, directeur du quotidien Le Matin, en prison
depuis deux ans. Dans un communiqué
publié hier, M. Borrell a qualifié l'initiative
du président de la république de « pas
important » vers une plus grande liberté
de la presse, affirmant qu'il va contribuer « au
renforcement » des relations entre l'Union
Européenne et l'Algérie. Il a espéré
que cette initiative soit suivie de « reformes
sérieuses » sur le Code Pénal.
Il a par ailleurs indiqué qu'il avait eu des
discussions avec des responsables algériens et
des directeurs de journaux, durant sa visite en mars
dernier, autour du Code Pénal. Il a transmis
les préoccupations de l'Union Européenne
et certaines associations de journalistes en Europe
sur la nécessité de défendre la
liberté des moyens d'information et de la démocratie
en Algérie.
Fadhila Mâaouadj
de Bruxelles
11 mai 2006

L'organisation non gouvernementale
Committee to Protect Journalists (CPJ) se joint à
l'appel lancé par le célèbre
écrivain égyptien, Naguib Mahfouz, aux
gouvernements arabes à libérer les journalistes
dont deux reporters égyptiens arrêtés
la semaine dernière lors d'une manifestation
au Caire , indique un communiqué du COJ. Dans
une interview au quotidien égyptien Al-Ahram,
mercredi journée internationale de la liberté
de la presse, Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature
1988, a
déclaré :« J'appelle,
en cette journée internationale de la liberté
de la presse, à la libération de tous
les journalistes emprisonnés dans le monde arabe
pour des délits d'opinion et à l'arrêt
de toutes les poursuites contre eux en raison de leurs
écrits»... Lire la suite
Collectif pour
la liberté de la presse en Algérie

Recommandations
Plusieurs
recommandations on été adoptées
à l'occasion de la
célébration
de la journée mondiale de la liberté de
la presse,
organisée
au Caire
par
le réseau mondial
d'échanges
d'informations sur la liberté d'expression (
IFEX) , l'organisation Egyptienne des droits de l'homme,
le centre cairote d'études des droits de l'homme
et le réseau arabe d'informations en matière
de droits de l'homme en collaboration avec le syndicat
des journalistes Egyptiens et le comité de protection
des journalistes, sous le thème: «
que perdent les arabes en continuant à privilégier
l'emprisonnement dans les affaires d'opinions et d'éditions »...
Lire la suite
Collectif
pour la liberté de la presse en Algérie

A l’occasion du 3 mai, journée
internationale pour la Liberté de la presse,
le Collectif pour la liberté de la presse en
Algérie regrette d’avoir à constater,
cette année encore, un nombre d’atteintes à
cette dernière encore plus graves que celui recensé
l’an passé. Nous sommes d’autant plus navrés
et indignés que la radicalisation de la répression
à l’encontre des journalistes est accompagnée
d’une politique de compromission avec ceux qui, hier
encore, les assassinaient sous prétexte que la
plume vaut le glaive. On libère les terroristes
et on condamne les journalistes à des peines
de prison. C’est le triste et édifiant bilan
que l’on peut dresser. A travers la répression
de la presse libre, ce sont toutes les libertés
d’expression de la société que le pouvoir
veut étouffer. Au cours de l’année qui
vient de s’écouler, dix-huit journalistes algériens,
exerçant tous dans la presse indépendante,
ont été condamnés en première
instance à des peines allant de deux à
douze mois de prison ferme... Lire la suite
Paris,
le 03 mai 2006

[...]
De
multiples attaques à l'encontre de la presse
algérienne ont eu lieu depuis la réélection
du président Abdelaziz Bouteflika en 2004. Le
cas le plus flagrant est celui du journaliste et directeur
du journal « Le
Matin », Mohamed
Benchicou, qui
est en prison depuis deux ans pour des motifs qui ont
été dénoncés par l'ensemble
des observateurs indépendants. La partialité
des juges a depuis largement permis d'appuyer la dérive
autoritaire d'un régime qui impose désormais
une censure systématique... Lire la suite
Bruxelles,
le 02 mai 2006

Le Parlement européen (PE) abritera,
demain 3 mai, à l’occasion de la Journée
mondiale de la liberté de la presse, une journée
« spécial Algérie »
organisée par la Fédération internationale
des journalistes (FIJ).
Le député
européen Francis Wurtz, président du groupe
de la gauche unitaire (GUE/NGL), introduira le sujet
par un bilan exhaustif sur la situation de la liberté
de la presse en Algérie, avant de laisser la
place aux témoignages des journalistes Arezki
Metref, chroniqueur au Soir d’Algérie et membre
du Comité de soutien à Mohamed Benchicou,
ainsi qu’à Ghania Hamadou, ex-rédactrice
en chef et co-fondatrice du journal Le Matin, dont la
présence est, toutefois, à confirmer.
Aziouz Mokhtari, journaliste, correspondant du Soir
d’Algérie à Bruxelles, sera dans le rôle
de modérateur. Le communiqué de la FIJ
publié vendredi soir rappelle que « de
multiples attaques à l’encontre de la presse
algérienne ont eu lieu depuis la réélection
du président Abdelaziz Bouteflika, dont le cas
le plus flagrant est celui du journaliste et directeur
du journal Le Matin, Mohamed Benchicou, en prison depuis
deux ans pour des motifs qui ont été dénoncés
par l’ensemble des observateurs indépendants »... Lire la suite
El Watan du 02 mai

Les
journalistes condamnés pour “offense, outrage,
diffamation et injures” n’auront pas à purger
leur peine. Bonne nouvelle pour ceux d’entre nous qui
s’inquiétaient de leur incarcération prochaine.
Mais du point de vue de la liberté d’informer
et de commenter, ce n’est simplement pas une nouvelle.
La mesure, si elle nous soulage d’une menace, ne concerne
pas le statut du droit à l’information. Que
Mohamed
Benchicou, officiellement condamné
pour “infraction à la réglementation des
changes”, soit maintenu en détention rappelle
la réalité d’une vision répressive
de la liberté de la presse. Au demeurant,
l’épreuve qu’endure le directeur du Matin
n’est pas étrangère à la décision
d’amnistie. Cette trouée dans la chape de plomb
nous la devons certainement, et au moins en partie,
à son calvaire. Il a fini par devenir, à
son corps défendant, le prisonnier témoin
de la contrainte qui pèse sur la liberté
d’opinion dans le pays. Le détour de libérer
les prisonniers virtuels vise aussi à nous dispenser
de libérer le prisonnier gênant, prisonnier
réel. Mais la liberté ne supporte pas
les périphrases ; Benchicou
l’a écrit : “la presse algérienne
sera libre ou ne le sera pas.”... Lire la suite |

Lire le message original
en PDF
06
mai 2006

“On
serait tenté de croire que la confrontation
résulterait d’un problème
de communication entre la presse et la justice.
Mais à bien y réfléchir,
le problème n’est pas un problème
de relation presse-justice. L’important
n’est pas de savoir si le code pénal
est bon ou mauvais. La justice ne fait qu’appliquer
la loi. Le problème se situe donc
à un niveau plus élevé.
La question qu’il faut poser est la suivante
: sommes-nous dans un Etat de droit ? Car,
en fait, nous ne sommes pas dans un Etat
de droit. Il y a un problème qui
oppose, d’une part, le citoyen algérien
en général et le journaliste
en particulier au pouvoir politique lui-même,
d’autre part. Il faut le dire, en Algérie,
la liberté d’expression et la liberté
d’association sont tout simplement interdites.
Nous sommes dans un Etat où le pouvoir
donne chaque jour la preuve qu’il s’assoit
sur la loi. La mesure de grâce du
président ne répond pas à
une volonté d’apaisement. Au contraire,
elle traduit l’esprit de vengeance et de
rancune du pouvoir vis-à-vis de ceux
qui n’en ont pas bénéficié.
Cette mesure confirme une nouvelle fois
la violation de la loi par le pouvoir”.
Le
Soir d'Algérie du 06 mai 2006 |

À l’occasion de la
Journée internationale de la presse,
le comité Benchicou pour les libertés
invite les militants des droits de l’homme,
les défenseurs des libertés
et les citoyens à venir assister
à la projection en avant-première
du film documentaire intitulé «L’ancre
de la liberté», réalisé par
Hocine
Redjala, mercredi
3 mai 2006 à 11h au niveau de la
maison de la presse Tahar Djaout. Toutes
et tous ensemble pour la dépénalisation
du délit de presse. Alger, le 01mai
2006
El
Watan du 02 mai 2006 |

La Journée internationale de
la presse, coïncidant avec le 3 mai, sera agrémentée
par un riche et varié programme qu’ont préparé
les organisations des journalistes et des droits de
l’homme ainsi que des partis politiques.
Ainsi, pour notre confrère El
Khabar, c’est une double fête puisqu’il a saisi
cette date-symbole pour inaugurer cet après-midi
son nouveau et splendide siège situé à
Hydra. Pour les activités d’aujourd’hui, la Ligue
algérienne pour la défense des droits
de l’homme (LADDH), en collaboration avec le Centre
de documentation et d’information en droits de l’homme
(CDDH), organise, au siège de la fondation allemande
Friedrich Ebert (Alger), une journée d’étude
portant sur « Le code pénal et les
délits de presse »... Lire la suite
El Watan
du 02 mai 2006
09/05/2006 (Agence
Europe) - Le
Président Borrell
s'est félicité dans un communiqué,
le 9 mai, de l'annonce par le Président algérien
Abdelaziz Bouteflika de la grâce présidentielle
accordée à un certain nombre de journalistes
qui avaient été condamnés à
des peines de prison pour « outrage,
diffamation ou injure ». « J'espère
que cette annonce est le présage d'une
sérieuse prise en considération de
la réforme du Code pénal »,
déclare Josep Borrell, qui rappelle
que lors de sa visite en Algérie en mars
dernier, il avait posé le problème
à tous ses interlocuteurs, et avait eu d'ailleurs
« un long entretien avec les directeurs des
journaux les plus importants d'Algérie
». En
revanche, M. Borrell regrette que M. Benchicou,
ancien directeur du journal Le Matin, ne bénéficie
pas de cette grâce.
N'ayant pas en ma possession
une adresse e-mail de Fatiha BENCHICOU, je vous prie
de bien vouloir lui transmettre le message ci-joint
de Nicole BORVO COHEN-SEAT. Je vous en remercie d'avance,
Avec mes meilleures salutations, Monique DAGORN Assistante
de Nicole BORVO COHEN-SEAT
Paris,
le 03 mai 2006
INFORMATION AUX RÉDACTIONS
A
l’occasion de sa visite à Alger, Mme Marie-George
Buffet, Secrétaire nationale
du Parti communiste français,
députée,
rencontrera la presse jeudi 11 mai à
11 h 30 à la Maison de la presse Tahar Djaout,
Place du 1er mai. Mme
M.-G. Buffet sera
accompagnée de Jacques
Fath, membre
du Comité exécutif national,
responsable des Relations
internationales du PCF et
Mme Meriem Derkaoui,
membre du Conseil national, maire adjointe à
Aubervilliers.
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