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Le
Collectif pour la liberté de la presse
en Algérie
Lundi
26 mars 2007
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Dans un article
signé par Hachemi DJIAR, ministre
de la Communication, publié samedi 24 mars par
certains titres de la presse nationale, le pouvoir algérien
menace de me renvoyer en prison et de punir Le Soir
d'Algérie, le journal qui publie mes chroniques
depuis ma libération le 14 juin dernier. Le
gouvernement , cette fois-ci, prend
prétexte de l'annonce dans les colonnes de ce
journal des séances de vente dédicaces
au Salon du livre de Paris, de « Bouteflika:
une imposture algérienne », le livre
qui m'a valu deux ans de prison. M. Djiar, voit dans
cette annonce une « offense, une de plus,
faite injustement le 22 mars 2007 dans un quotidien
national au Chef de l'état algérien alors
que les participants à un sommet du NEPAD que
le pays venait d'abriter n'avaient pas encore pris congé
de leur hôte ». Le ministre précise
que « rien n'autorise une publication ou
un journaliste quels qu'ils soient à outrepasser
les limites établies par la déontologie
et par la loi » et brandit le couperet en
rappelant que « les articles 144 bis et 144 bis1
du code pénal prévoient et répriment
le délit d'offense au Président de la
République ». Ces articles, rappelons-le,
punissent d'une lourde peine de prison l'auteur de « l'offense »
et le directeur de la publication, et sont assortis
d'une décision de suspension de la dite publication.
Ces menaces arrogantes
à l'endroit d'un auteur-journaliste qui a déjà
payé pour ses écrits par deux années
de prison et à l'endroit d'un quotidien coupable
de lui avoir donné asile après la liquidation
de son journal Le Matin, confirment bien la nature liberticide
et hégémonique du régime algérien.
Ceux qui se sont laissés séduire par son
récent discours libéral en réalisent
aujourd'hui la duplicité.
Plus que jamais
l'opinion nationale et internationale est appelée
à la solidarité avec les journalistes
et les intellectuels algériens persécutés
ainsi qu'avec le Soir d'Algérie menacé
de sanctions par le pouvoir algérien. Il
y va du sort de centaines de journalistes et d'une cause,
la liberté de la presse, plus que jamais dans
la gueule du loup, en Algérie.
Mohamed
BENCHICOU:
Directeur du quotidien Le Matin
suspendu par le pouvoir algérien depuis 3
ans
Auteur de « Bouteflika:
une imposture algérienne » (éditions
Le Matin et éditions Picollec)
Emprisonné pour ses écrits
de juin 2004 à juin 2006
Prix Barbara Goldsmith 2006
du Pen international pour la liberté d'écrire
Texte envoyé
à :
Aux
institutions algériennes et internationales
dont le Parlement européen et la Commission
des droits de l'homme de l'ONU
Aux
Prix Nobel 2006
A
M. Farouk Ksentini, président de la communication
nationale consultative de la promotion et de la
protection des droits de l'homme (Cncppdh), M. Boudjemaâ
Ghechir, ligue algérienne des droits de l'homme
(LADH), M. Zahouane, président de la Ligue
algérienne pour la défense des droits
de l'homme (Laddh),
Aux
médias algériens et étrangers
( The New York Times, Al Ahram, El Hayat, Echark
El Awsat, Enahar, Le Monde, Le Soir de Belgique,
Le Figaro, L'Humanité, Libération,
Le Parisien, The Daily Mirror, La Stampa, Times,
L'Express, Le Nouvel Observateur, Le point, Courrier
International, El Arabya, El Jazira, TF1, France
2, TV5, LCI, CNN, Beur-TV, Berbère TV, Canal+,
Chaîne 1 Télé-, Medi 1, France-Infos,
BFM, Beur-FM, Radio-Maghreb, Agences AP, AFP, Reuters.
Aux
ONG ( FIJ, RSF, Amnesty international, Human Rights
Watch, Association mondiale des journaux (AMJ),
Freedom House/ Comitee to protect journalists, Arab
press Freedom watch)
Au
Pen international
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