Dilem au parlement européen RSF: «Nous condamnons le harcèlement judiciaire» Pétition: NON À LA MISE À MORT DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE Procès Liberté-MDN et El Watan-Ca Bank Lourde peine pour Dilem Ali Dilem reçoit le Trophée international de la liberté Six mois de prison ferme pour Ali dilem Le harcèlement continue Committee to protect Journalists écrit au président Reporters Sans Frontières dénonce Ali Dilem condamné Harcèlement contre la presse Reconsidérer le délit de presse Amende pour Dilem, relaxe pour Hammouche... Verdict rendu aujourd'hui pour les trois journalistes de Liberté


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12 février 2006
Le chroniqueur
de Liberté, Mustapha Hammouche, a bénificié de la relaxe,
hier lors du procès en appel pour offense envers le président
de la République.
La cour a ainsi confirmé le verdict du 24
mai 2005, prononcé contre Mustapha Hammouche. Le jugement contre Ali
Dilem a été toutefois sérieusement alourdi. Le caricaturiste
de Liberté, jugé pour les mêmes chefs d’inculpation que
son collègue est condamné, par défaut, à une peine
d’un an de prison ferme, assortie d’une amende de 100 000 dinars, alors qu’il
avait écopé lors du procès en première instance
d’une amende de 50 000 dinars. La défense du caricaturiste fera opposition
à cet arrêt.
Il y a lieu de préciser que Dilem est poursuivi pour une dizaine de caricatures
à travers lesquelles il a “titillé” le chef de l’État.
Le juge de première instance avait fait preuve de tolérance. Maître
Bourayou a relevé l’extrême sévérité de la
sanction qui ne saurait se justifier par l’absence de Dilem. “Sanctionner la
caricature, source d’humour et de gaieté, c’est condamner tout simplement
la liberté d’expression dans ce qu’elle représente de plus noble
et de plus pur. Le rire et la dérision sans lesquels la vie ne serait
que tristesse et violence ne peuvent trouver matière à répression”,
a déclaré Me Bourayou, estimant que “ces caricatures, en dépit
de leur trait mordant, expriment en fait un regard plein d’humour sur les évènements
d’actualité et les hommes publics”. Me Bourayou souligne que les caricatures
de Dilem ne doivent, en aucun cas, subir le poids de la conjoncture actuelle,
marquée par le syndrome ambiant de la violence.
