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25 mai 2005
Le tribunal de Sidi-M’hamed a prononcé, hier, une peine par défaut d’une année de prison ferme et 100 000 DA d’amende à l’encontre de l’ancien directeur de Liberté, Farid Alilat
Les charges retenues contre lui concernent, notamment
l’offense au chef de l’État. Ali Dilem, caricaturiste, et Mustapha Hammouche,
chroniqueur au sein de la même publication ont été également
entendus dans le cadre de la même affaire, mais ils ont eu droit à
des verdicts relativement cléments. En effet, si Ali Dilem a été
condamné à payer une amende de 50 000 DA, Mustapha Hammouche a,
lui, bénéficié de l’acquittement. Lors du procès
qui s’était déroulé, il y a deux semaines, le procureur
de la République avait requis une peine de 12 mois de prison ferme et
50 000 DA d’amende contre les trois journalistes pour offense à la personne
du président de la République.
Les écrits et les dessins mis en cause dans ces affaires remontent à
2003. La présidente de la séance avait relevé qu’il y avait
huit caricatures de Dilem publiées, durant cette année-là,
considérées comme blessantes à l’égard du président
de la République et pour lesquelles ont été poursuivis
l’auteur du dessin et l’ancien directeur du journal, Farid Alilat. Pour Mustapha
Hammouche, un seul écrit, une chronique publiée au mois de mars
2003 de cette même année, a été incriminé.
Commentant les peines prononcées contre Hammouche et Dilem, Me Bourayou,
qui a assuré leur défense, a estimé que ce sont là
des “décisions qui peuvent nous rassurer”, tout en affirmant qu’“on est
toujours inquiet face à la sanction de la caricature et de la chronique”.
Pour lui, “le pays a besoin de sourire, et il n’y a que ces styles qui peuvent
ramener ce sourire”. Le même tribunal a prononcé l’acquittement
en faveur de Chafik Abdi et Abderahmane Timizar, respectivement directeur de
publication et journaliste au quotidien Le Jeune Indépendant, dans l’affaire
les opposant à l’ancien directeur du central téléphonique
d’El-Harrach. Le parquet avait requis, rappelons-le, une amende de 20 000 DA
à l’encontre de chacun des deux journalistes.
Le tribunal de Sidi-M’hamed a, par ailleurs, renvoyé le traitement d’un
certain nombre de dossiers liés au délit de presse à des
dates ultérieures.
