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13 mars 2006

L'Organisation Internationale de l'Education (OIE), basée à Bruxelles, a exprimé sa préoccupation quant à l'absence de dialogue sociale en Algérie, notamment en ce qui concerne la manière de traiter les mouvements de protestations organisés par les syndicats de l'éducation.

L'OIE, qui compte près de 29 millions d'adhérants à travers 165 pays, a estimé dans une lettre adressée au ministre de l'Education nationale,  Boubakeur Benbouzid, que les médias algériens ne cessent de rapporter les poursuites judiciaires contre les syndicalistes pour incitation aux grèves.
Des grèves qui soulèvent, pourtant, des revendications légitimes visant l'amélioration de la situation professionnelle des travailleurs en augmentant les salaires, baissant l'age de la retraite et promulguant une loi relative aux employés de l'Education, fait-elle remarquer.
L'Organisation Internationale de l'Education a mentionné des textes de lois et des conventions notamment la convention n!87-98 relative à l'Organisation Mondiale du Travail que l'Algérie a adopté depuis 1962. Elle a également réclamé l'ouverture des portes du dialogue avec les partenaires sociaux.
Pour sa part, la coordination intersyndicale de l'éducation, regroupant les  quatre syndicats du secteur, prépare une compagne nationale et internationale pour dénoncer les restrictions des libertés syndicales, en saisissant différents organismes et organisations syndicales internationales,  afin de montrer le degré de pressions exercé sur les syndicats indépendants.
Les syndicats de l'Education ont menacé d'observer un sit-in devant le siège du ministère de l'Education au cas où cette dernière refuserait d'ouvrir les portes du dialogue avec les représentants des enseignants et des travailleurs de l'Education.