Sale temps pour la presse algérienne Hakim Laâlam: «Le régime panique...» Roberd Ménard écrit au Président du Parlement européen Six mois de prison ferme pour Hakim Laâlam Maître Bourayou: «J'ai peur !» Le directeur du «Soir d'Algérie» condamné La prison ferme requise contre des journalistes La société civile réafirme son soutien Déclaration du Collectif pour les libertés de la presse en Algérie Brahim Brahimi:«La situation est grave» La presse scandalisée Des condamnations au forfait Robert Menard:«Cette situation ne peut plus durer» Aidan White:«Nous sommes furieux» Une Ong interpelle le gouvernement italien Ne pas souscrire à la normalisation Le Comité Benchicou pour les libertés réagit Deux mois de prison ferme pour Fouad Boughanem et Hakim Laâlam La liberté de la presse condamnée

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18 mai 2005
L’Algérie, dans les faits, poursuit de ramer à contre-courant de ce qui s’accomplit comme évolutions de par le monde en matière des libertés de la presse et d’expression. La dépénalisation du délit de presse, réalité tangible ailleurs, reste loin d’intégrer, ici, ne serait-ce que le périphérique de la conviction officielle. Pis, la coercition est outrancièrement renforcée à l’encontre des journalistes et des entreprises de presse.
En témoignent les réquisitoires et les
verdicts rendus dans des affaires relevant du délit de presse, le dernier
verdict en date étant celui prononcé hier à l’encontre
du directeur de la publication du Soir d’Algérie, Fouad Boughanem, et
du chroniqueur Hakim Laâlam. Ils sont condamnés l’un et l’autre,
pour un écrit jugé diffamatoire, à deux (02) mois de prison
ferme. La peine dément, si besoin est, le discours des officiels qui
s’innocentent, la tribune offerte, se harceler les journalistes et les médias.
Le fait est là. Têtu : en Algérie, des journalistes sont
condamnés à la prison pour avoir écrit. La volonté
liberticide chez le pouvoir s’affiche au grand jour. Un pouvoir qui, désormais,
se passe de prétextes autres pour ergastuler des journalistes, comme
ce fut le cas pour le directeur du Matin, Mohamed Benchicou. Nul besoin de «bon
prétexte», pour paraphraser l’autre, le pouvoir ne s’en cache plus
: tu écris, donc tu es passible de prison. D’aucuns l’auront déjà
compris. Mais faudra-t-il, pour autant, tressaillir devant le risque de commettre
un délit d’écriture et cesser de pratiquer le métier ?
Le Soir d’Algérie, qui a fait le choix de ne pas souscrire à la
normalisation médiatique ambiante, poursuivra d’être un journal
du peuple, celui dont les colonnes resteront ouvertes à la société
qui n’en finit pas de gémir. Le billot ne lui fera jamais trahir sa mission
: celle d’informer. Plaire au fort du moment n’est pas sa vocation. Ce n’est
d’ailleurs point la vocation du journalisme.
