Sale temps pour la presse algérienne Hakim Laâlam: «Le régime panique...» Roberd Ménard écrit au Président du Parlement européen Six mois de prison ferme pour Hakim Laâlam Maître Bourayou: «J'ai peur !» Le directeur du «Soir d'Algérie» condamné La prison ferme requise contre des journalistes La société civile réafirme son soutien Déclaration du Collectif pour les libertés de la presse en Algérie Brahim Brahimi:«La situation est grave» La presse scandalisée Des condamnations au forfait Robert Menard:«Cette situation ne peut plus durer» Aidan White:«Nous sommes furieux» Une Ong interpelle le gouvernement italien Ne pas souscrire à la normalisation Le Comité Benchicou pour les libertés réagit Deux mois de prison ferme pour Fouad Boughanem et Hakim Laâlam La liberté de la presse condamnée


19 mai 2005
Fouad Boughanem, directeur du Soir d'Algérie,
et Hakim Laâlam, chroniqueur du journal, ont été condamnés
mardi 17 mai à deux mois de prison ferme et à 250 000 dinars d'amende
pour « outrage au président de la République ».
Le
Collectif pour la liberté de la presse en Algérie dénonce
cette nouvelle condamnation de deux journalistes qui n'ont fait qu'exercer leur
droit à la liberté d'informer. Ces condamnations s'ajoutent à
celles qui ont frappé les journalistes du Matin et son directeur, Mohamed
Benchicou, qui, lui, est incarcéré depuis 11 mois :
Et,
ce n'est pas fini?
Mardi
24 mai, Ali Dilem, caricaturiste de Liberté, l'ancien directeur de la
publication, Farid Allilat, et le chroniqueur du journal, Mustapha Hammouche,
risquent de subir le même sort et de grossir le lot des journalistes déjà
condamnés à la prison ferme. Un an de prison ferme a été
requis contre eux.
Sourd
aux protestations tant nationales qu'internationales contre les violations de
la liberté de la presse, le pouvoir du président Bouteflika accentue
sa répression contre les journalistes et les journaux coupables, à
ses yeux, d'exercer librement et sans contrainte leur métier. Par de
tels agissements, ce pouvoir instrumentalise la justice afin de poursuivre sa
politique autoritaire de mise au pas et de normalisation de la société
algérienne dans le but de réduire à néant les derniers
espaces d'expression libre en Algérie. Tandis qu'il envoie en prison
des journalistes, il s'apprête à gracier des islamistes coupables
de crimes innommables.
Le
Collectif pour la liberté de la presse appelle l'opinion nationale et
internationale, et toutes
les femmes et les hommes attachés aux valeurs de liberté et de
démocratie, à exiger :
Nous
appelons à une mobilisation le 14 juin 2005, date anniversaire de l'incarcération
de Mohamed Benchicou.
