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19 mai 2005

Fouad Boughanem, directeur du Soir d'Algérie, et Hakim Laâlam, chroniqueur du journal, ont été condamnés mardi 17 mai à deux mois de prison ferme et à 250 000 dinars d'amende pour « outrage au président de la République ».

Le Collectif pour la liberté de la presse en Algérie dénonce cette nouvelle condamnation de deux journalistes qui n'ont fait qu'exercer leur droit à la liberté d'informer. Ces condamnations s'ajoutent à celles qui ont frappé les journalistes du Matin et son directeur, Mohamed Benchicou, qui, lui, est incarcéré depuis 11 mois :

Et, ce n'est pas fini?

Mardi 24 mai, Ali Dilem, caricaturiste de Liberté, l'ancien directeur de la publication, Farid Allilat, et le chroniqueur du journal, Mustapha Hammouche, risquent de subir le même sort et de grossir le lot des journalistes déjà condamnés à la prison ferme. Un an de prison ferme a été requis contre eux.

Sourd aux protestations tant nationales qu'internationales contre les violations de la liberté de la presse, le pouvoir du président Bouteflika accentue sa répression contre les journalistes et les journaux coupables, à ses yeux, d'exercer librement et sans contrainte leur métier. Par de tels agissements, ce pouvoir instrumentalise la justice afin de poursuivre sa politique autoritaire de mise au pas et de normalisation de la société algérienne dans le but de réduire à néant les derniers espaces d'expression libre en Algérie. Tandis qu'il envoie en prison des journalistes, il s'apprête à gracier des islamistes coupables de crimes innommables.

Le Collectif pour la liberté de la presse appelle l'opinion nationale et internationale, et  toutes les femmes et les hommes attachés aux valeurs de liberté et de démocratie, à exiger :

Nous appelons à une mobilisation le 14 juin 2005, date anniversaire de l'incarcération de Mohamed Benchicou.