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 18 avril 2006

Le porte-parole du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), Ferhat M'henni, a été l'hôte d'une association culturelle estudiantine de l'Université de Béjaïa pour animer une conférence-débat dans le cadre de la célébration du Printemps berbère et du Printemps noir.

En sa qualité d’acteur et de témoin potentiel des évènements d’Avril 80 de Kabylie, Ferhat M’henni a tenu à faire une rétrospective des évènements du 20 avril 1980 dans le combat démocratique algérien en remontant aussi loin que possible dans le mouvement national, voire avant.
De l’insurrection de 1871 de cheikh Ahadad à Tafsut imazighen. C’est ainsi que le conférencier a conclu qu’“Avril 80 est un cheminement d’un long combat démocratique”. “Le Printemps berbère tire ses racines de loin”, déclare Ferhat M’henni tout en rendant un vibrant hommage au regretté Mouloud Mammeri car c’est par l’interdiction de sa conférence, un certain 9 mars 1980, par les pouvoirs publics à l’Université de Tizi Ouzou sur “Les Poèmes kabyles anciens”, que l’étincelle de la révolte avait jailli, donnant naissance à Tafsut imazighen.
“C’était la première fois que le pouvoir a été défié par la rue depuis l’Indépendance”, soutient-il alors.
La tribune est offerte par la même occasion à Ferhat M’henni pour expliquer longuement à son auditoire son Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie s’inspirant du modèle espagnol. L’intervenant, qui a développé un discours d’union et de fraternité, soutient mordicus que “seul un statut de large autonomie pour la Kabylie peut régler cette situation belliqueuse en permanence entre la région et le pouvoir central”.
“Pendant plus de 40 ans, la Kabylie ne cesse de subir l’injustice du pouvoir”, soutient-il avec force.