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 27 avril 2006

Dans le cadre des festivités commémoratives du 26e anniversaire du Printemps berbère, une conférence-débat a été animée mardi en soirée à la cité universitaire de Oued Aïssi par Idir Benyounès, directeur de publication de la Dépêche de Kabylie. Devant une salle comble, le thème de la conférence était : “La presse et le Mouvement culturel berbère”, ce qui n’a pas empêché de déborder sur des thèmes d’actualité politique régionale et nationale lors des débats. M. Idir Benyounès en sa qualité de directeur du publication du journal la Dépêche de Kabylie et pour avoir occupé des postes de responsablités dans plusieurs journaux par le passé, a fait la genèse de la naissance de la presse indépendante à travers toutes ses péripéties sans omettre de rendre hommage aux journalistes qui avant l’ouverture politique et médiatique ont occupé des tribunes par lesquelles des messages étaient colportés en faveur de l’idéal démocratique et de la pluralité politique et identitaire. Il a cité les cas de Tahar Djaout, Benmohamed, Mohand Arezki Himeru et bien d’autres qui ont eu une attitude militante que confinait à celle strictement professionnelle. C’était pour lui les premiers jalons d’une pensée plurielle qui ont été les substrats de la presse indépendante.

Comme pour ne pas s’éloigner du thème et par nécessité pédagogique, il aborde la vérité historique d’un papier pamphlétaire signé, El Moudjahid à l’encontre de Mouloud Mammeri, suite à l’interdiction de sa conférence à l’université de Tizi Ouzou portant sur les poèmes kabyles anciens. Ce qui était la pierre angulaire de l’effervescence qui avait gagné en premier lieu les étudiants pour s’élargir aux populations et ainsi provoquer ce qu’on appelle communément “Tafsut imazighen”. 
Concernant la récurrente question sur le soutien et la ligne éditoriale du journal, apparentée à soutenir le président de la République dans ses différents projets politiques, le responsable de la Dépêche de Kabylie nuance qu’il  ne livre pas son journal avec un chèque en blanc manière de préciser qu’il existe dans le programme du Président un certain nombre de lignes sur lesquelles la caution ne doit souffrir d’aucun ambages. Il illustre le fait que la sérénité et le retour à la sécurité est une réalité qu’on ne peut voiler.  De plus l’apport du journal, lancé le 13 juin 2002, à la région en terme d’informations de proximité est de tendance à assurer une stabilité et susciter des volontés de développement socioéconomiques à la région est une vérité que le journal fait comme credo imperturbable.
Il illustre ce fait par d’abord le siège social du journal établi en Kabylie et par voie de conséquence, le paiement des impôts dans la région et au profit de la région pendant que des acteurs politiques que la Kabylie a enfantés disposent d’affaires colossales outre-mer( Espagne, Paris et autres) ne se rappelant de la région que lorsque, il faudra la pomper politiquement en périodes électorales.
Le conférencier a à plusieurs fois reçu des ovations nourries de l’écrasante majorité de la salle isolant de facto les mauvaises intentions de certains manipulés, qui se sont conduits en forcenés sans la moindre reconnaissance ni au journal, ni à son apport au service des villages et communes enclavés qui ne trouvent que la Dépêche de Kabylie comme tribune d’expression face à leur détresse.
Le conférencier démontre que la Kabylie est loin de connaître une division mais c’est  plutôt la pluralité qui se fait expérimenter que ce soit au niveau politique où désormais aucune force ne peut se targuer d’un tutorat ou au niveau médiatique où il y a une pléthore de titres. Répondant à une question inhérente aux délégués des archs, supposés surmédiatisés par notre journal, M. Benyounès rétorque que dans toute dynamique politique, des interlocuteurs se dégagent d’eux-mêmes pour être les portes voix et à ce niveau, la Dépêche de Kabylie, ouverte à tout le monde, a réservé ses espaces à tous les acteurs politiques, à l’exception de ceux qui se sont exclus d’eux-mêmes. Sinon, comment expliquer que nos journalistes se font renvoyer des activités politiques d’un parti donné allant jusqu’à proférer des menaces et des pressions par ceux qui se considèrent comme dépositaires des valeurs démocratiques et de tolérance.