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20 décembre 2005
En effet, la salle du Zenith de Paris s'est avérée, avant-hier, extrêmement exigüe pour contenir les flux et reflux de fans qui, en dépit d'un froid glacial, ont finalement été à la hauteur. Un public merveilleux, connaisseur et surtout reconnaissant vis-à-vis de tout ce qui a été réalisé pendant 50 ans par l'enfant de Aïn El Hammam, à savoir Da Chérif.
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Décidément, les grands ne meurent jamais.
L'hommage qui a été rendu à l'une des légendes de
la chanson algerienne, Chérif Kheddam, a véritablement et merveilleusement
tenu toutes ses promesses. En effet, la salle du Zenith de Paris s'est avérée,
avant-hier, extrêmement exigüe pour contenir les flux et reflux de
fans, qui, en dépit d'un froid glacial, ont finalement été
à la hauteur. Un public merveilleux, connaisseur et surtout reconnaissant
vis-à-vis de tout ce qui a été réalisé pendant
50 ans par l'enfant de Aïn El Hammam, à savoir Da chérif.
Déjà à l'entrée de la salle, un CD et livret
retraçant la vie et l'oeuvre de l'artiste ont été offerts
au public. A 16h10, Nassima, animatrice à Beur FM fait apparition
sur scène. En présentant le programme du gala, elle s'attarda
à la présentation de l'orchestre, composé de 48 musiciens
et dirigé par l’Argentin Enzo Geco. Quelques minutes après, une
troupe de danse “Kahina” donne le coup d'envoi de cet hommage, suivie
par "mathachfidh ayamdakoul" de Nouara composée par Chérif
Kheddam, chantée par Djura. Voulant glorifier et participer à
ce geste de reconnaissance envers ce grand artiste, de nombreuses vedettes de
la chanson kabyle ont répondu joyeusement à l’appel. Du coup,
Takfarinas, Karima, Ferhat, idir et d’autres n'ont pas failli à leur
devoir. Louiza de Takfarinas, et le nouvel album de karima ont fait vibrer la
salle. Un Ferhat très ému, tenant pour la première fois
à chanter l'amour, à travers "thadjidh aruh". On signale
également l'assistance de l'un des piliers de la chanson algérienne,
il s'agit bien évidemment de Seloua dont la présence n'a pas laissé
le public indifférent. D'ailleurs, elle a tenu à déclarer
: "Prendre part à cet hommage de la légende de la chanson
algérienne est un énorme plaisir". Après le chant,
le public a été invité cordialement à une
pause-café, chose qui a permis au public de "pêcher"
une petite discussion et des photos avec les chanteurs en question. De retour,
l'exposition d'un buste de "Da Chérif" a eu droit à
un tonnère d'applaudissements.
Chérif Khaddam acueilli avec des fleurs
Après le passage de cette pléïade d'artistes, le moment tant
attendu vint. Nassima, l'animatrice, annonce l'apparition de Da Chérif.
La salle de Zénith éclate.Comme un seul homme, le public scande
le nom de Kheddam. Des youyous n'ont pas cessé de fuser à partir
de la salle faisant preuve d'une ovation indescriptible et incroyable. Des
fleurs ont été offertes au maître. Il y avait aussi des
emotions au point que pas mal de personnes ont versé de chaudes
larmes. Des larmes émanant d'un exilé, d'un coeur brisé.
Des larmes signifiant toute la solidarité avec Da Chérif souffrant
ces derniers mois. Un artiste qui se donne à egayer le public avec ses
prestigieuses chansons. En presence d'un Allaoua des grands jours, Kheddam félicite
l'orchestre qui, faut-il le dire , était à la hauteur de l’évènement.
Ruh a zman tue la salle
“Ruh azman” est la nouvelle chanson de "Da Chérif". En la chantant,
un silence incroyable gagne la salle. Epatée et émerveillée
par la poésie et la musique, l'assistance s'engouffre dans une grande
méditation, tout en applaudissant chaque refrain de la chanson.
Pour rappel, cette chanson fait partie de l'album qui sera disponible dans quelques
mois. Afin de mieux conclure ce concert, Chérif Kheddam se lance dans
"A Ldzayer n’chalh atsehludh" dédiée à notre
pays. Avant de baisser le rideau de ce gala, un burnous blanc a été
offert à Da Cherif par une vieille femme. Un Kheddam, qui ne déroge
jamais à la régle.Un homme grand par le travail et le comportement.
Un kheddam, artiste, magicien. Un grand homme qui a remercié tous ceux
ayant contribué de près ou de loin à la réussite
de cet hommage, à leur tête son producteur. Un hommage formidablement
organisé, en faveur d'une grande figure de la chanson algérienne.
Bravo le maitre!.